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Marsupilami

Marsupilami

Polygraphe indépendant dans l’édition, le bouquin, le journalisme et divers autres trucs, je me passionne pour tous les savoirs, en particulier les sciences humaines et inhumaines, leurs relations et interactions et je suis susceptible de m’intéresser à n’importe quoi en général surtout si c’est drôle, insolite, transversal et pas normal.

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  • Premier article le 12/12/2006
  • Modérateur depuis le 06/03/2007
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Derniers commentaires



  • Marsupilami Marsupilami 13 février 2009 17:04

     @ L’auteur

    Assez curieux d’avoir choisi pour pseudonyme Averroès, typiquement le genre de penseur musulman subtil, intelligent, cultivé et quasi-laïque d’avant la décadence islamique, dont les œuvres furent brûlées par les barbares islamistes de l’époque, et que les barbares islamistes du Hamas n’hésiteraient pas une seconde à bastonner ou trucider.

    La reconstruction de Gaza ne peut évidemment pas passer par le Hamas : ce ne sont pas des constructeurs, mais des destructeurs avec quand même a minima un (bon ?) fond de charité religieuse. Mais vu qu’ils règnent en dictateurs sur cette prison à ciel ouvert et qu’on ne peut pas faire confiance à de tels barbares, par qui d’autre ? L’OLP ? Impossible : impuissants et corrompus jusqu’à la moëlle.

    En plus la "communauté internationale" n’a pas très envie de filer du pognon pour reconstruire Gaza, vu que l’armée israélienne détruit aveuglément tout ce qu’elle subventionne. Qui a la solution ?



  • Marsupilami Marsupilami 13 février 2009 16:43

     @ Quentin

    Je trouve vraiment très intéressante ta tentative de fonder scientifiquement le libre-arbitre, et en même temps j’ai l’impression qu’il s’agit là d’une impasse. 

    Je re-poste ce que j’avais écrit dans la première partie de ton article : le libre-arbitre, au fond, peut résoudre par une formule paradoxale : si tout est écrit par avance dans le grand livre du destin, alors même le fait de se révolter contre le destin y est aussi écrit, donc il ne faut jamais hésiter à se révolter. C’est à la fois une métaphore et une aporie, qui fait du libre-arbitre une sorte d’illusion réaliste… ou de réalité illusoire.

    Ce n’est pas du tout par hasard que j’ai fait ce commentaire hors-champ de tes recherches : c’est parce qu’il me semble que ce que l’on appelle le libre-arbitre relève davantage d’une poétique, d’une ontologie ou d’une noologie. Comment pouvoir postuler l’existence d’un libre-arbitre, alors que nous sommes constamment au carrefour de multiples déterminismes que nous ignorons, dont nous sommes pour la plupart et le plus souvent totalement inconscients ?

    Si nous connaissions avec exactitude l’ensemble des déterminismes, tous en interaction, qui nous conditionnent en permanence (y compris tout ceux que la science n’a pas encore découverts ou ne pourra jamais découvrir parce qu’ils lui échappent), nous en arriverions probablement à constater que le libre-arbitre n’a aucune existence matérielle, physique, concrète, qu’il n’est qu’une construction mentale nous permettant de nous dire, ce qui est rassurant et donc nécessaire à notre économie psychique, que quand même, on a une prise sur les événements que, quand même, on a la liberté de choisir.

    Mais après tout de nombreuses illusions ont de propriétés physiques parfaitement démontrables d’un point de vue expérimental.

    Ce que je viens d’écrire n’est en aucun cas une critique de tes recherches, que je trouve encore une fois très intéressantes. La solution se trouve peut-être dans un approfondissement de nos connaissances en neurologie, puisqu’après tout c’est notre cerveau qui construit notre perception du monde. Mais j’en doute. D’un point de vue purement philosophique et psychologique, il n’y aura toujours au fond que deux attitudes possibles : l’acceptation pleine et entière des surdéterminations, qui conduit au fatalisme, et la révolte, qui n’est peut-être qu’une illusion subjective et l’expression de déterminismes. Cf. l’opposition entre un Cioran qui grosso modo dit "tant pis" et un Camus qui lui rétorque "quand même !" absurde mais efficace pour maintenir le sentiment d’une liberté dont nous avons besoin.



  • Marsupilami Marsupilami 13 février 2009 15:57

     @ L’auteur

    Bon article qui ne se laisse pas prendre au piège du relativisme culturel... Mais la déclaration universelle des droits de l’Homme est par exemple contestée par le Conseil islamique d’Europe qui lui oppose une Déclaration universelle des droits de l’homme en Islam, d’une toute autre nature, ou encore par le gouvernement chinois, qui en développe une toute autre conception. Ce qui concerne quand même trois millliards d’Hommes.



  • Marsupilami Marsupilami 13 février 2009 15:22

     @ JL

    Mais Marx prophétisait que le capitalisme mourrait de ses propres contradictions... Il semblerait que l’agonie commence. Le problème c’est qu’elle sera longue, très longue et fera beaucoup de dégâts.

    @ L’auteur

    Comme le dit JL, les solutions que tu proposes pour sortir de la crise sont raisonnables et vertueuses, mais elles relèvent de l’incantation. Elles seront peut-être possibles plus tard, beaucoup plus tard, mais avant il va nous falloir passer par cette sinistre période convulsive où ses serviteurs vont essayer désespérément de sauver le capitalisme à l’agonie. Et ils ont assurément les moyens de faire durer les soins palliatifs, à la fois par intérêt, cupidité et absence d’imagination.



  • Marsupilami Marsupilami 13 février 2009 14:50

     @ L’auteur

    C’est assez marrant et très pertinent sur le fond des choses, même si la crise actuelle n’a pas grand chose à voir avec celle de 1929 (démographie et mondialisation financière notamment). Dommage que Keynes n’ait pas été prophète : il nous aurait peut-être dit comment finirait (mal) cette crise que nous vivons.

    Vivons heureux aujourd’hui, demain il sera trop tard...

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