Allez les révisionnistes, les chantres du FLN, souvenons nous. EL HALLIA :
"A 11 h 30, le
village est attaqué à ses deux extrémités par quatre bandes d’émeutiers,
parfaitement encadrés, et qui opèrent avec un synchronisme remarquable.
Ce sont, en majorité, des ouvriers ou d’anciens ouvriers de la mine et,
la veille encore, certains sympathisaient avec leurs camarades
européens... Devant cette foule hurlante, qui brandit des armes de
fortune, selon le témoignage de certains rescapés, les Français ont le
sentiment qu’ils ne pourront échapper au carnage. Ceux qui les attaquent
connaissent chaque maison, chaque famille, depuis des années et, sous
chaque toit, le nombre d’habitants. A cette heure-là, ils le savent, les
femmes sont chez elles à préparer le repas, les enfants dans leur
chambre, car, dehors, c’est la fournaise et les hommes vont rentrer de
leur travail. Les Européens qui traînent dans le village sont massacrés
au passage. Un premier camion rentrant de la carrière tombe dans une
embuscade et son chauffeur est égorgé. Dans un second camion, qui
apporte le courrier, trois ouvriers sont arrachés à leur siège et
subissent le même sort. Les Français dont les maisons se trouvent aux
deux extrémités du village, surpris par les émeutiers, sont pratiquement
tous exterminés. Au centre d’EI- Halia, une dizaine d’Européens se
retranchent, avec des armes, dans une seule maison et résistent à la
horde. En tout, six familles sur cinquante survivront au massacre. Dans
le village, quand la foule déferlera, excitée par les « you you »
hystériques des femmes et les cris des meneurs appelant à la djihad, la
guerre sainte, certains ouvriers musulmans qui ne participaient pas au
carnage regarderont d’abord sans mot dire et sans faire un geste. Puis
les cris, l’odeur du sang, de la poudre, les plaintes, les appels des
insurgés finiront par les pousser au crime à leur tour. Alors, la tuerie
se généralise. On fait sauter les portes avec des pains de cheddite
volés à la mine. Les rebelles pénètrent dans chaque maison, cherchent
leur « gibier » parmi leurs anciens camarades de travail, dévalisent et
saccagent, traînent les Français au milieu de la rue et les massacrent
dans une ambiance d’épouvantable et sanglante kermesse. Des familles
entières sont exterminées : les Atzei, les Brandy, les Hundsbilcher, les
Rodriguez. Outre les 30 morts il y aura 13 laissés pour morts et deux
hommes, Armand Puscédu et Claude Serra, un adolescent de dix-neuf ans
qu’on ne retrouvera jamais. Quand les premiers secours arrivent,
El-Halia est une immense flaque de sang.
Le groupe de fellagha est commandé par Zighout Youcef.
123 des personnes qui l’habitent, de toutes religions, de tous sexes,
de tout âge et de toutes opinions politiques sont massacrés de la façon
la plus ignoble que l’on puisse imaginer. (71 européens, 52 musulmans,
120 disparus). Outre les égorgements des hommes (après ablation du sexe
et vision du viol de leurs femmes et de leurs filles) et l’éventration
des femmes, méthode habituelle, on note pour la première fois des
personnes dépecées, vraisemblablement tant qu’elles étaient vivantes.
Ce massacre résulte des nouvelles
consignes du FLN qui a échoué dans sa tentative de mobiliser massivement
les français musulmans d’algérie contre la france, que ce soit par la
propagande ou par la terreur. Il a également échoué dans sa tentative de
créer une force militaire suffisante pour gagner des combats contre
l’armée française, par manque de soutien extérieur susceptible de lui
procurer des armes, aussi parce que les paras et autres troupes de choc,
ramenées d’Indochine, implantent de nouvelles formes de guerre, avec
des unités mobiles, et le début des opérations héliportées. Enfin de
plus en plus nombreux sont les musulmans qui portent les armes
françaises, d’abord protection des sections administratives spéciales
nouvellement implantées, gendarmes des groupes mobiles de sécurité, puis
progressivement et de plus en plus, auto défense des villages et
troupes combattantes, les harkis.
Le FLN a alors décidé de faire régner la
terreur, il renforce ses politiques d’attentat aveugles dans les villes,
son extermination systématique des européens, ses actions de sabotage
de récolte, de routes, de réseau ferré, de lignes téléphoniques qui le
conduiront à la victoire. Il vise aussi les nationalistes modérés type
Ferhat Abbas, dont le neveu, qui gérait sa pharmacie est égorgé pour
l’exemple. Abbas comprendra parfaitement qu’il n’est plus possible de
tenter une troisième force et rejoindra le Caire.
El Halia aura une autre conséquence, le
gouverneur général Soustelle, qui était venu en algérie avec la volonté
de trouver une solution politique, voyant le massacre, déçu de ses
contacts, décide « qu’on ne discute pas avec des gens comme ça ». Lors de
l’enterrement des victimes, les personnes présentes, menées par le
maire, piétineront les gerbes et couronnes offertes par les autorités
préfectorales et militaires et feront une conduite de Grenoble au sous
préfet.
Soustelle écrira : "Les cadavres
jonchaient encore les rues. Des terroristes arrêtés, hébétés,
demeuraient accroupis sous la garde des soldats….Alignés sur les lits,
dans des appartements dévastés, les morts, égorgés et mutilés (dont une
fillette de quatre jours) offraient le spectacle de leurs plaies
affreuses. Le sang avait giclé partout, maculant ces humbles intérieurs,
les photos pendues aux murs, les meubles provinciaux, toutes les
pauvres richesses de ces colons sans fortune. A l’hôpital de Constantine
des femmes, des garçonnets, des fillettes de quelques années
gémissaient dans leur fièvre et leur cauchemars, des doigts sectionnés,
la gorge à moitié tranchée. Et la gaieté claire du soleil d’août planant
avec indifférence sur toutes ces horreurs les rendait encore plus
cruelles "
Le 20 août 1955, « une date terrible, une date inoubliable »
dira Yves Courrière dans son « Histoire de la guerre d’Algérie » (ed.
Taillandier). Ce jour-là, Zighout Youssef, le chef de la willaya 2,
lance la population civile de certains douars du Nord-Constantinois
contre les Européens. A El-Halia, petit centre minier près de
Philippeville, cent trente-deux personnes sont assassinées dans des
conditions barbares. Marie-Jeanne Pusceddu témoigne : Le 20 août 1955 j’étais à El-Halia
Je m’appelle Marie-Jeanne Pusceddu, je suis pied-noir, née à Philippeville en 1938
de parents français, d’origine italienne. Mes parents étaient des
ouvriers ; toute ma famille, frères, oncles, cousins, travaillait à la
mine d’El-Halia, près de Philippeville. Ce petit village d’El-Halia
n’était qu’un village de mineurs, d’artisans qui travaillaient dur dans
la mine de fer. Il y avait également des ouvriers arabes avec qui nous
partagions, au moment de nos fêtes respectives, nos pâtisseries et notre
amitié. Ils avaient leurs coutumes, différentes des nôtres, nous nous
respections. Nous étions heureux. Les « événements d’Algérie » ont
commencé en 1954. Mais pour nous, la vie était la même, nous ne nous
méfions pas de nos amis arabes.
Je me suis mariée le 13 août 1955, nous
avons fait une belle fête et tous nos amis étaient là, notamment C., le
chauffeur de taxi arabe que nous connaissions bien. Avec mon mari, nous
sommes partis en voyage de noces. Le 19 août 1955, avec mon mari André
Brandy (ingénieur des mines employé au Bureau de la recherche minière
d’Algérie ), nous avons pris le taxi de C. pour rentrer à El-Halia.
Pendant le trajet, C. nous dit : "Demain, il y aura une grande fête avec
beaucoup de viande« . Je lui répondis : »Quelle fête ? Il n’y a pas de
fête". Je pensais qu’il plaisantait. Le lendemain, 20 août, tous les
hommes étaient au travail à la mine sauf mon mari. Il était juste midi,
nous étions à table, quand soudain, des cris stridents, les youyous des
mauresques et des coups de feu nous ont surpris. Au même moment, ma
belle-sœur Rose, sa petite dernière Bernadette (trois mois) dans les
bras arrive, affolée, suivie de ses enfants, Geneviève 8 ans, Jean-Paul 5
ans, Nicole 14 ans, Anne-Marie 4 ans. Son aîné Roger, âgé de 17 ans,
était à la mine avec son père. Avec ma mère, mon frère Roland de 8 ans,
Suzanne ma soeur de 10 ans, Olga mon autre soeur de 14 ans et mon mari,
nous avons compris qu’il se passait quelque chose de grave. Les cris
étaient épouvantables. Ils criaient : « Nous voulons les hommes ». Je dis à
mon mari : « Vite, va te cacher dans la buanderie ! ».
Nous nous sommes enfermés dans la maison,
mais les fellaghas ont fait irruption en cassant la porte à coup de
hache. A notre grande stupeur, c’était C., le chauffeur de taxi, « l’ami »
qui avait assisté à mon mariage. Je le revois encore comme si c’était
hier. Il nous a poursuivis de la chambre à la salle à manger, puis dans
la cuisine ; nous étions pris au piège. C., avec son fusil de chasse,
nous menaçait. Il a immédiatement tiré sur ma pauvre mère, en pleine
poitrine, elle essayait de protéger mon petit frère Roland. Elle est
morte sur le coup avec Roland dans ses bras, lui aussi gravement
atteint. Ma belle-sœur Rose a été tuée dans le dos. Elle gardait son
bébé contre le mur, ma jeune soeur Olga s’est jetée, dans une crise
d’hystérie, sur le fusil, il a tiré à bout portant, la blessant
salement. Il nous narguait avec son fusil. Bravement et affolée, je lui
dis : « Vas-y ! Tire ! Il ne reste plus que moi ». Il a tiré, j’ai reçu la
balle à hauteur de la hanche, je n’ai même pas réalisé et il est parti.
J’ai pris les enfants, les ai cachés sous le lit avec moi, mais je
souffrais trop et je voulais savoir si mon mari était toujours vivant.
Je suis allée dans la buanderie et me suis cachée avec lui derrière la
volière. Les fellaghas, les fils de C., sont revenus. lls se dirigeaient
vers nous en entendant un bruit, mais l’un d’eux a dit en arabe : "C’est
rien, c’est les oiseaux". Et nous sommes restés, apeurés, désemparés,
sans bouger jusqu’à cinq heures de l’après-midi.
Les cris, les youyous stridents, la
fumée, le feu, quel cauchemar ! ...Un avion de tourisme est passé
au-dessus du Village et a donné l’alerte. L’armée est arrivée à dix-sept
heures. Et là, nous sommes rentrés dans la maison pour constater
l’horreur. Mon petit frère Roland respirait encore ; il est reste cinq
jours dans le coma et nous l’avons sauvé. Malheureusement, ma soeur Olga
a été violée et assassinée, ma soeur Suzanne, blessée à la tête, elle
en porte encore la marque. Puis l’armée nous a regroupés. Ma famille
Azeï, tous massacrés au couteau, la soeur de ma mère, son mari, ses deux
filles dont l’une était paralysée, l’une des filles qui était en
vacances avec son bébé a été, elle aussi, assassinée à coups de couteau
(c’est la fiancée de son frère, qui s’était cachée, qui a tout vu et
nous l’a raconté). Le bébé avait été éclaté contre le mur. Puis, mon
cousin a été tué à coups de fourchette au restaurant de la mine, le
frère de ma mère, Pierrot Scarfoto a été, lui aussi massacré, en voulant
sauver ses enfants, à coups de couteau, les parties enfoncées dans la
bouche, ainsi que mon neveu Roger, âgé de 17 ans. Mon père, sourd de
naissance, blessé à coup de couteau, s’était réfugié dans une galerie
abandonnée. Il n’a pas entendu l’armée, on ne l’a retrouvé que quinze
jours plus tard, mort à la suite de ses blessures. Il a dû souffrir le
martyre. Mon jeune frère Julien a été également massacré."
André Aussignac, appelé du 23e Rima à Alger, a été déclaré disparu le 21 juillet 1962 par l’armée française.
« Le soir du 21 juillet 1962, j’ai quitté, en uniforme,
la Maison carrée (caserne) d’Alger pour aller acheter des cigarettes. Je
suis tombé sur un barrage de musulmans en uniforme. Ils m’ont pris ma
carte d’identité militaire et l’ont déchirée. Je me suis retrouvé dans
une camionnette avec des civils européens, dont le propriétaire du
véhicule. On a été conduits dans une briqueterie, déshabillés et jetés
dans un four encore tiède. Dans la nuit, d’autres Européens sont
arrivés. A la fin, on était 17. Nous sommes restés là, entassés, sans
boire ni manger, à redouter qu’ils allument le four. Au bout de
quarante-huit heures environ, nous sommes partis en camion bâché. Une
fois dans le djebel, on nous a fait descendre et on a entamé une marche
forcée de plusieurs semaines pour arriver à la mine de fer de Miliana.
Là, on nous a jetés à moitié nus dans une galerie. Dans la mienne, on
était environ 60, mais il y avait d’autres galeries avec d’autres
Européens. On nous obligeait à creuser avec des petites pioches. On
avait droit à un verre d’eau par jour et parfois à un plat de semoule.
Pour ne pas mourir de soif, on mettait nos slips dans les parois humides
de la mine et on suçait les gouttes d’eau. Quand le plat de semoule
arrivait, on se battait comme des chiens entre nous. Certains sont morts
d’épuisement, d’autres se sont volontairement tués. Une fois, l’un
d’entre nous a planté sa pioche dans la terre et s’est jeté sur la lame.
Un jour, un ministre algérien est venu visiter la
galerie. Je ne me suis pas levé pour le saluer. Il m’a balancé un grand
coup de pied dans la tête [la cicatrice à l’arcade sourcilière est
encore visible]. J’ai essayé de m’évader deux fois sans succès. La
première fois, en représailles, on m’a donné de grands coups de bâton
sur les chevilles. La deuxième, on m’a assis sur une pierre, ligoté à un
pieu et arraché les ongles des orteils avec une pince. La troisième
tentative a été la bonne. J’étais avec deux autres copains qui ont été
abattus. J’ai marché jusqu’à l’épuisement. Des pieds-noirs m’ont
découvert évanoui et nu dans un fossé. Ils m’ont soigné, puis embarqué
dans un chalutier en direction de Marseille. Quand je suis arrivé chez
moi, à Bordeaux, ni mes parents ni ma fiancée ne m’ont reconnu. Je
pesais moins de 40 kilos [contre 70 avant son départ].
Le 22 juillet 1963, j’ai été arrêté par la gendarmerie de
Villeneuve-sur-Lot. C’était pendant mon voyage de noces. On m’a interné
au fort du Hâ pour « désertion en temps de paix » ! J’ai été brutalisé.
On voulait que je livre les filières qui m’avaient permis de revenir
d’Algérie. Je suis resté muet. On m’a ensuite conduit à l’hôpital
militaire Robert Piquet. Sur la porte de ma chambre, on avait inscrit :
"Individu dangereux, à ne pas mettre en contact avec les autres
recrues". Le tribunal militaire de Bordeaux m’a finalement acquitté. Je
rends hommage au commissaire du gouvernement qui a plaidé pour ma non
culpabilité. Il a ensuite été muté. En novembre 1963, le sénateur
Etienne Dailly a évoqué mon cas au Sénat (Journal officiel du 24
novembre 1963, p. 2572). Quelques jours auparavant, la Sécurité
militaire m’avait menacé pour que je me taise. Mon histoire gênait. Je
me suis tû jusqu’à aujourd’hui. J’offre ce témoignage à la mémoire de
mes compagnons qui ont été sacrifiés. »
Les collabos et les traîtres continuent leur sale boulot de désinformation. Dans un article récent, par bêtise j’espère, un journal régional en évoquant les disparus, a cru bon d’évoquer « la torture pratiquée par l’armée française.
Qu’y a t’il de commun entre un terroriste, un assassin qu’il faut faire parler et une fillette ou une jeune fille violée et séquestrée dans une boite d’abattage ? Où les bébés embrochés ou découpés en morceaux ? Ah mais j’oubliais, c’étaient de »méchants colonialistes", z’avaient bien mérité ça