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masuyer

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Citoyen ordinaire, entrepreneur de travaux forestiers en Franche-Comté, fermement ancré à gauche (la vraie !), sympathisant du Parti Communiste Français, tout en étant tenté par les courants de pensée libertaires, je n’arrive pas à me persuader que le capitalisme protéiforme soit l’avenir de l’Homme. Mais c’est pas grave (un peu quand même).


Tableau de bord

  • Premier article le 16/04/2007
  • Modérateur depuis le 21/06/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • masuyer masuyer 27 juin 2007 23:18

    Bulgroz,

    "Mais Chichile, moi aussi, je suis légitime et avec 53% de mes camarades ayant voté Sarkozy, je suis représentatif.

    Je fais comment pour être consulté à l’Elysée ?"

    Vous trouvez dejà que Sarkozy a trahi ses électeurs ?

    Et oui il y a aussi des transfuges de la Droite vers la Gauche.

     smiley



  • masuyer masuyer 27 juin 2007 21:14

    Perlin,

    il ne faut désespérer de rien smiley



  • masuyer masuyer 27 juin 2007 21:10

    Jef 88,

    je vous rejoins. Et votre réflexion sur les gros engins qui tirent de petit bois est très pertinente. Il est vrai que la politique actuelle tend à diminuer la présence de « gros bois » (6Ocm de diamètre et +). A cela plusieurs raisons :

    - On arrive plus vite au stade de l’exploitation
    - mécanisation (les machines d’abattage ne peuvent pas exploiter les gros bois)
    - Transformations structurelles des scieries. Disparition progressive des petites scieries familiales, automatisation, et impossibilité de scier de gros bois.

    Je vous rassure tous les bûcherons manuels (qui travaillent à la tronçonneuse) le regrette, car ils aiment les gros bois.



  • masuyer masuyer 27 juin 2007 21:03

    Zen,

    merci pour tes compliments. Pour être tout à fait franc, je n’ai pas toujours été bûcheron, j’ai aussi été cuisinier, puis animateur. Je renoue seulement maintenant avec le métier que je voulais exercer étant plus jeune. Je ne le regrette absolument pas. Un petit commentaire personnel, tiré de ma petite expérience (je suis encore jeune), c’est que beaucoup de gens, donnés comme médiocres à l’école, abonnés aux dernières places et fachés avec la « Culture », ont, quand ils ont eu la chance de trouver un métier où ils s’épanouissaient, pu devenir des hommes ou des femmes très cultivés. Un métier est une culture et la culture appelle la culture, peut-être. J’ai noté aussi qu’on rencontrait ça aussi chez des ouvriers et des paysans par l’implication syndicale ou politique. C’est sans doute un peu naïf, mais ayant souvent l’occasion de lire tes commentaires, je ne pense pas que tu m’en tiendra rigueur.

    J’en finis avec cette digression, pour répondre à tes réflexions et à tes souvenirs. Commençons par les souvenirs, qui ne te font pas passer pour un fossile (remarque j’ai plutôt le goût des fossiles smiley ).

    J’avais vu un film documentaire qui s’appelait « Chronique de la Forêt des Vosges », dans le coup j’ai cherché les références (http://www.flachfilm.com/index.php?page=actor&id=435&redirect=125)

    C’est une galerie de portraits de forestiers vosgiens, des « figures ». On y voit notamment un père et son fils, bûcherons tous les deux, qui pour se détendre le WE, vont faire du bois à l’ancienne (hâche et passe partout) et pratiquent le schlittage.

    Pour ce qui est des fagots, c’est vrai que rien ne restait en forêt. J’ai discuté avec un garde d’une cinquantaine d’années, originaire du Haut-Jura et qui me racontait que quand il était gamin, il allait au bois avec ses parents paysans. Ils ramassaient les rémanents (branches laissées au sol par le bûcheron qui a façonné la grume) pour alimenter la fromagerie. En effet la Franche-Comté a une tradition de coopératives, les « fruitières » qui sont des coopératives fromagères (un lien qui en explique le fonctionnement http://www.comte.com/pages.php?idMenu=43). Les paysans utilisateurs de cette fruitière devaient fournir le bois nécessaire au chauffage du lait.

    Il est vrai qu’aujourd’hui, pour des raisons diverses et surtout de coût de la main-d’oeuvre ( dans la jeunesse du garde mentionné ci-dessus, les campagnes regorgeaient de petites mains et le fonctionnement économique était fort différent du notre) ces rémanents sont éparpillés au sol, mis en tas ou en andain (la pratique du brûlage étant désormais très marginale). On commence à les ramasser avec des machines pour en faire de la plaquette forestière (bois broyé destiné au chauffage). Mais il semble aujourd’hui qu’il est important en terme de biodiversité qu’il reste du bois mort en forêt, de plus la destruction de bois mort crée de l’humus nécessaire à l’avenir de cette forêt.

    Je partage ton raisonnement sur la logique à court terme du capitalisme difficilement compatible avec la gestion forestière. Je reste toutefois optimiste car la tempête de 1999 notamment ont entrainé une prise de conscience des acteurs de la forêt. Je te renvoie au site de Pro-Silva (c’est mon dada) donné en lien dans l’article, ils démontrent qu’une gestion forestière proche de la nature peut être conciliable avec les « impératifs économiques ».

    J’espère ne pas avoir été trop long.

    Amicalement



  • masuyer masuyer 27 juin 2007 08:09

    Cosmic,

    autant je partage votre combat pour l’égalié hommes-femmes, autant je trouve que vous vous voilez (je sais c’est douteux) la face. Je n’ai pas lu l’étude de Marianne que vous mentionnez, je vous renvoie à d’autres

    http://www.inegalites.fr/spip.php?article670

    http://www.novethic.fr/novethic/site/dossier/index.jsp?id=32846

    http://81.255.68.41/fr/insee_regions/champagne-ardenne/publi/Atlas_activite_2004.pdf

    Pour ce qui du machisme il n’est pas l’apanage des « caïds de cités » (qui relèvent plus de la figure repoussoir symbolique). Je finis par trouver que votre combat féministe ne vise qu’une certaine population.

    Attention, si le problème existe dans ce cadre, il existe aussi ailleurs et on finirait par l’oublier.

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