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masuyer

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Citoyen ordinaire, entrepreneur de travaux forestiers en Franche-Comté, fermement ancré à gauche (la vraie !), sympathisant du Parti Communiste Français, tout en étant tenté par les courants de pensée libertaires, je n’arrive pas à me persuader que le capitalisme protéiforme soit l’avenir de l’Homme. Mais c’est pas grave (un peu quand même).


Tableau de bord

  • Premier article le 16/04/2007
  • Modérateur depuis le 21/06/2007
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Derniers commentaires



  • masuyer masuyer 29 août 2008 06:32

    Bon le texte peut prêter à sourire mais une bonne part des commentaires aussi. C’est assezv amusant de voir le nombre de posts tournant autour de l’impôt, de "l’Etat providence". La leçon est bien rentrée. J’aime bien aussi le côté "fier d’être Français". C’est sur, la plupart d’entre nous s’est donné de la peine pour l’être smiley

    Donc petit rappel, à moins de vous être fait à la force du poignet au sens littéral du terme, ce qui en l’état actuel de nos connaissances scientifiques est impossible, vous n’êtes Français que par hasard. Vous auriez pu naitre avec n’importe quelle nationalité. Suivant l’époque ou l’endroit du monde où vous avez vu le jour votre nationalité aurait pu être tout autre et même changer au cours de votre vie.

    Ensuite ne pas confondre Nation et Etat.

    Oui la France est un Etat-Nation, mais c’est un concept récent, une construction humaine et pas un "ordre naturel des choses". Comme tout concept il est criticable. A l’échelle de la vie humaine, c’est un mode d’organisation jeune qui peut très bien disparaitre et qui n’est pas universel. La Suisse, toute proche, n’est patr exemple pas un Etat-nation, mais un Etat fédéral. Alors peut-être qu’Abolab se "branle", mais il n’est pas tout seul. :- ; smiley



  • masuyer masuyer 15 août 2008 19:02

    Fabrice Gueho,

    l’intérêt principal d’Agoravox (ou des médias de ce type) réside dans cette "interactivité" qui permet à l’auteur de préciser sa pensée au gré des interventions. Je n’avais donc pas manqué de lire vos commentaires.
    Quand vous critiquez l’attitude qui consiste à invoquer "l’exception culturelle" afin de mettre fin à tous débats, je ne peux qu’être en accord avec vous. Mais ce n’est pas ce que j’appellerais une position "relativiste" (même s’il est vrai que ce sont plutôt vos commentateurs qui ont lu cette dénonciation dans votre texte, mais je n’ai pas l’impression que vous les ayez démenti).

    Je ne vois pas une culture comme un tout figé et imperméable. Pas plus que je ne crois en un individu détaché totalement du groupe. Le tout "holiste" ou le tout "individualiste"m’apparait comme un mythe ou plutôt une mystification.

    Pour reprendre l’exemple des pratiques d’art populaire de votre région, que je pense assez bien connaitre (veuillez pardonner ce manque de modestie), il n’est qu’à s’y intéresser de près pour remarquer que les pratiquants et les pratiques évoluaient (et évoluent) selon le contexte social mais aussi selon des paramètres individuels. L’échange entre différentes "catégories de pratiques" (savante, populaire, savante à destination du "peuple") est incessant. Les chansons créées au XIXè et XXè par des folkloristes lettrés et éduqués à la forme musicale "savante" finissent parfois par faire partie intégrante d’un répertoire populaire au sens d’appropriation par le peuple. Cela n’est pas nouveau et il y a fort à parier qu’en se penchant sur ce type d’échange à n’importe quel stade historique on pourrait noter de pareils phénomènes. Mais vous notez vous-même plus haut que la circulation des idées ou des moeurs entre les différentes "cultures" n’est pas nouveau. Je ne crois pas que cette circulation n’ait entrainé que rejet ou uniformisation. C’est un jeu de miroir permanent où ce que nous renvoie l’autre nous interroge sur nos propres pratiques et inversement. Ensuite il faut admettre que dans n’importe quelle société, les "pratiques culturelles" sont toujours en décalage avec les changements sociétaux et technologiques.




  • masuyer masuyer 15 août 2008 17:34

    Kieser,

    j’ai découvert votre texte grâce à Fabrice Gueho dont j’ai moi aussi lu la très édifiante réflexion que vous mentionnez plus haut. J’attends avec une impatience non feinte la réflexion que la sienne vous inspirera tant je me sens proche de votre mode de pensée, quoiqu’incapable de l’exprimer avec une qualité telle que la votre.

    Cordiaux remerciements.



  • masuyer masuyer 15 août 2008 17:11

    M Gueho,

    j’arrive un peu tard sur cet article que j’avais lu hier sans avoir eu le temps de réagir.

    J’ai beaucoup d’admiration pour cette attitude critique de ce que l’on appelle "relativisme culturel" consistant à le dénigrer non pas pour ce qu’il est mais à travers la caricature ethnocentrée qui est en fait le lus souvent par les zélateurs de la thèse d’un "occident" (mythique en fait) seul porteur d’universalité et donc culturellement "supérieur". Au comptoir du café du commerce passe encore, mais sous la plume d’un "agrégé de philosophie" cela pourrait prêter à sourire. Je ne m’appesentirai pas sur l’agrégation, quoiqu’il y ait beaucoup à dire sur ce moule qui souvent hélas doit plus au bachotage qu’à une véritable attitude d’homme (donc de penseur) libre, vous pourriez me retourner le compliment de la caricature.

    Le relativisme culturel ne consiste pas à mettre sur un pied d’égalité comme vous le dites et d’autres avec vous Lorie et Beethoven sur un pied d’égalité ou le tag et un tableau de Boticelli. Le relativisme culturel ne hiérarchise pas, même si je l’admet, cela peut être une attitude mentale difficilement accessible à un fruit de l’élitisme de l’Education Nationale, où sous couvert de jargon "pédagogiste" rien sur le fond n’a changé dans la mission de cette structure (et de celles qui l’ont précédé), c’est à dire le tri et la sélection des "cadres" de la société.

    Comment peut-on écrire sur la "culture" sans interroger le terme, en le prenant dans son acceptation populaire actuelle, en mélangeant allègrement les concepts, ce qui est un vice de pensée pour un philosophe. On ne sait jamais vraiment si vous dissertez sur le concept de culture ou celui de l’art, cela me semble follement imprécis, même si comme l’a souligné un commentateur, c’est "bien écrit". Je dirais plutôt "bien écrit mais peu pensé".

    Nous ne sommes pas très loin parfois de ces délires "à la Rex" (expression agoravoxienne) voulant affirmer une soit-disant "superiorité de l’occident" en comparant fielleusement par exemple des chants de travail bantous à l’oeuvre de Mozart. Sans voir que c’est précisément cette comparaison qui met ces deux formes d’expression musicale sur un pied d’égalité. Je ne ferai pas ici l’affront de poser la question : quid des ventes de musique dite classique (je préfère le terme musique savante occidentale) ou des fréquentations de salles de concerts dans ce "mythique occident".

    Pourtant votre texte démarre plutôt bien :

    Or, à force de mettre l’accent sur les différences et les spécificités, on oublie que pour l’essentiel toutes les cultures reposent sur des mécanismes communs, tout simplement parce que, comme l’atteste l’échec des tentatives de destruction de l’idée d’homme du siècle dernier, les hommes sont finalement partout les mêmes, et les différences ne sont guère plus que du folklore.

    Une phrase qui pourrait être écrite par un "relativiste", je passe néanmoins sur l’utilisation du terme folklore, anglicisme qui en français à un caractère péjoratif qu’il n’a pas dans les pays qui l’ont forgé. Une société donnée à une époque donnée, par ses pratiques culturelles qui sont évolutives, répond à ses "problèmes". Ce sont ces pratiques culturelles qui créent la notion d’altérité, même si elles sont fondées sur des mécanismes "universels". Le "folklore" dans son acceptation française est une volonté de figer "muséographiquement" des pratiques populaires mises en scène pour la communion dans le souvenir d’un passé idéalisé et qui dit finalement plus sur le monde où il s’exprime que sur le monde qu’il est censé représenté.

    Je soumet donc au philosophe de se pencher sur ces notions "d’art populaire", "d’art savant" et je rajouterai "d’art commercial et industriel" (pour tenter de définir ce que pourrait être Lorie ou autres Britney Spear, qui sont des "produits culturels" à destination du peuple et non de l’art populaire). Tout en sachant que ces catégories sont perméables et que leurs frontières floues n’interdisent pas les échanges (je pense notamment aux danses de cour que peut s’approprier la "culture populaire" et dont s’inspireront par la suite les compositeurs de musique savante).




  • masuyer masuyer 7 août 2008 16:41

    Bonjour Georges et Philippe,

    Philippe je te trouve un peu tatillon, tu ne vas pas reprocher à Georges Yang de dézinguer certaines icones. On peut ne pas être d’accord avec les opinions de l’auteur sans lui faire des procès en "propos blasphématoires".

    Surtout que l’article est plutôt intéressant quant à cette dérive hygiéniste ou plus exactement ce retour à une idéologie très XIXè. A vu de nez, j’y vois la "démocratisation" de l’idéologie de l’élite.

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