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mathias cohen

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Mathias cohen
40 ans et +...

Tableau de bord

  • Premier article le 08/05/2008
  • Modérateur depuis le 24/09/2009
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Derniers commentaires



  • mathias cohen mathias cohen 18 mars 2009 00:35

    Les tâches en question sont les suivantes : contacts réguliers avec les familles, par courrier ou téléphone, médiation envers ces familles ; il est même prévu que les médiateurs puissent se déplacer chez les familles d’élèves absenteistes, ce que n’ont pas le droit de faire les CPE, et ce que font parfois les AS. Il est de surcroît demandé aux postulants de maîtriser une langue étrangère qui soit parlée par les familles dans l’environnement direct de l’établissement (ce qui est a priori une bonne chose, sauf que des postes de médiateurs linguistiques existent déjà, et que là où je travaille, le poste a été réduit pour causes budgétaires), tutorat d’élèves absentéistes, contrôle des devoirs ou du matériel apportés. Ce travail spécifique auprès d’une population spécifique devra donc s’effectuer en lien avec les équipes pédagogiques, et les médiateurs devront donc être associés aux réunions du type des réunions de synthèse qui traitent des cas d’élèves absentéistes, réunions où se pratique le secret professionnel partagé, et aussi en lien étroit avec les professeurs de l’élève. Ce nouveau type de poste, si l’on y regarde bien, met en danger l’ensemble des travailleurs sociaux, en considérant que ce travail est à la portée de la première personne venue un peu motivée bien que la rémunération ait tout de démotivant... Mais bien sûr, on compte sur les CPE et les AS pour remotiver tout son monde, avec un peu de flicage en prime, et la possibilité d’être viré avant la fin de l’année (j’ai fais une erreur dans l’article, ce n’est pas un an renouvelable pour les CAE, mais bien 6 mois...).



  • mathias cohen mathias cohen 10 mai 2008 00:01

    Sache, mon cher ernst, que je suis tout à fait pour la liberté d’expression, et que j’adore la vulgarité. Mais si tu pouvais trouver quelque chose d’un peu plus drôle, pour la prochaine fois, qu’un fion serré faisant office de pince à épiler... ton sphincter à toi ressemble à une peau de boudin éclatée par ton gros gland sodomiseur de négros.



  • mathias cohen mathias cohen 9 mai 2008 00:46

    C’est indigeste tout ça !!!

    Dans mon article et mon premier commentaire, j’ai voulu ramener le terme de libéralisme autoritaire à la France et à sa République. La question est de savoir pourquoi la disparition de l’Etat, redistributeur de richesses ( "moins de services, moins de personnel, moins d’Etat" dixit François Fillon ) va-t-elle de pair avec l’enflement d’un discours autoritaire et des moyens de contrôle et de répression.



  • mathias cohen mathias cohen 8 mai 2008 13:36

    Pour préciser ma pensée : lorsque je parle des journalistes collaborateurs et propagandistes, je ne le fais pas uniquement au vue de l’article du Monde auquel je fais allusion. Cet article n’est pour moi qu’une illustration partielle d’un phénomène qu’il faudrait approcher d’une manière beaucoup plus globale, et notamment en réfléchissant à cette expression de "libéralisme autoritaire".

    On parle de libéralisme autoritaire, en France, généralement pour parler d’une association entre une économie ultra-libérale et une dictature, comme le régime de Pinochet ou la Chine aujourd’hui. Ces régimes sont au moins la preuve que le libéralisme ne va pas forcément de pair avec la liberté individuelle, ce que les libéraux voudraient nous faire croire. En ce sens, je ne vois pas l’oxymore derrière cette expression...

    Mais pour pouvoir parler de libéralisme autoritaire en France, il me paraît indispensable de préciser certains points et tout d’abord qu’il n’est pas question de dire que nous sommes en dictature dans notre pays aujourd’hui. Cependant, c’est une direction qui semble envisageable : quand l’Etat tente de traffiquer le chiffres du chomâge pour calmer la population, quand il tente, à son plus haut niveau, de maîtriser les médias, soit par des liens douteux avec des propriétaires, des financeurs ou des actionnaires, soit par l’intermédiaire de conseils tenus en laisse (CSA), quand il augmente le prix du transport public pour financer, entre autre, un système qui enregistre vos déplacements, quand il impose le fichage ADN aux délinquants, aux manifestants interpelés, quand, en cas d’émeutes dans les quartiers pauvres, il mobilise plusieurs centaines de policiers pour boucler une zone et fait appel à des témoignages rémunérés... etc, on est en droit de se poser la question : jusqu’où devons-nous accepter cette "tendance".

    Mais pour parler de libéralisme autoritaire en France, il faut aussi se donner un cadre théorique. Un texte de Michel Clousard de 1973 vient d’être réédité ("Néo-fascisme et idéologie du désir") qui parle de Mai 68 et de ce qu’il appelle le "néo-fascisme" ou "libéralisme libertaire" qui réduit l’humain à un seul domaine : celui de la consommation, en allant séduire chez lui le désir le plus intime. Je pense que c’est une bonne base de réflexion pour poser la question du libéralisme autoritaire aujourd’hui, et pour comprendre qu’il n’y a pas de discontinuité entre la tendance libertaire du libéralisme, et celle, plus visiblement autoritaire qui s’installe aujourd’hui...

     

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