Et pourtant, le petit père y croit et cela fait plusieurs mois que, sur les réseaux sociaux, il se débat avec sa condamnation en disant que « c’est injuste », sans parler du comité de groupies qui le soutient envers et contre tout.
Jouer à la pleureuse est une excellente publicité, surtout accompagné d’une chorale d’enfants de chœur, pour faire un retour sur la scène politique.
Sauf que les gens ont tourné la page depuis longtemps la page, qu’ils ont largement vu l’envers du décor de son mandat et compris que ce candidat était aussi nuisible que les autres. Parallèlement, ça ne plaît pas du tout à Sarko qui de lui-même a avoué être devenu accro au pouvoir et à la notoriété — comme quoi le pouvoir rend à la fois fou et con.
Le système politique favorisant l’ascension des brigands en col blanc, il est évident que plus personne n’a l’envie d’aller voter ou bien sous la contrainte « de réapparition du nazisme » — qui est déjà là mais sous une toute autre forme.
Cela donne, finalement, des séries de présidents qui ne représentent personne, détestés, sans vision de l’avenir (global) et soumis aux intérêts privés.
Tant que la population croira au mythe du héros sauveur de la nation, on continuera à placer entre les mains d’un seul homme des pouvoirs immenses — toujours utilisés à mauvais escient ou presque — ainsi que notre destin (individuel et collectif).
Dans la société, ce mythe se traduit par l’élitisme — qu’on trouve à tous les étages, du berceau à l’école en passant par l’emploi et enfin la politique — qui exclue de fait une partie non négligeable de la population.
Aujourd’hui, celui-ci se traduit par des millions de chômeurs (on souhaite toujours « le meilleur des meilleurs »), un espace médiatique mono-centré, une élite politico-économique sécessionniste. Egalement un pouvoir abandonnant ses fonctions élémentaires de protection et d’encadrement, focalisé uniquement sur une ultra-minorité.
On ne parle pas d’une citoyen normal mais d’un bandit chevronné en col blanc qui s’est même arrogé le droit d’aller détruire un pays étranger et même son chef.
J’suis pas sûr qu’on puisse parler de « doute » ni même de justice lorsque la peine n’est pas du tout à la hauteur des actes. Ah, tant qu’on y est, ajoutons BHL qui s’est maintes fois vanté d’avoir convaincu l’accusé d’ « appuyer sur le bouton ».
Je me souviens très bien de l’affaire Courroye qui donnait carrément et directement des infos judiciaires à Sarko — qui avait le temps de voir venir les choses.
J’oubliais également la destruction de la Libye, le meurtre de son président, le nombre de civils tués avec la complicité d’Obama (et tous ceux qui se cachaient derrière).
Bizarre qu’il ne finisse pas sur la guillotine vu le sang et le cambouis qu’il a sur les mains.
J’ai vu, à l’instant sur FB, un énième « commité de soutien »indéfectible« à Sarko » et je n’ai pu me retenir de leur balancer un pavé dans la tronche. Je trouve horrible et indignant toutes ces groupies qui remercient un bourreau de notre pays et du monde...