* Pour réduire les problèmes des Parisiens, il faut réduire les raisons de l’attractivité.
La décentralisation est un faux débat. Elle n’a mené l’Etat qu’à se délester de ses responsabilités pour les transférer aux communes et régions.
Au final, celui-ci s’est affaibli et décrédibilisé — chute qui s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui à faire surveiller les internautes, via la loi « avia », par les géants du numérique. Il a entraîné la police et les institutions avec lui.
Le problème dont vous parlez se situe au niveau de la politique économique.
Le développement se fait avant tout sur les trois capitales que sont Paris, Lyon et Marseille. Pourtant, il y a plus d’une région qui aurait besoin de ces entreprises, logements et population. J’ai vu pas mal de coins en ruine ou des villes où les gens traînaient la patte faut de boulot.
Malheureusement, le développement signifie également la destruction de nos campagne avec toujours plus de transports, de maisons et résidences, de gens et nuisances. Et chaque année elle recule un peu plus.
La place des ministères se situe bien dans la capitale et non ailleurs.
La solution devrait être de répartir correctement les activités sur l’ensemble du territoire tout en protégeant l’identité-même du territoire et son patrimoine ,un équilibre entre urbanisation et nature.
Un défi difficile à relever mais pouvant, à terme, mettre fin à la bétonisation des villes, aux villes-hlm, à une densité trop forte. Mais pour ce faire, il nous faudra intégrer le paramètre de l’immigration qui pèse, elle aussi, sur cette situation.
Verticalité n’est pas forcément synonyme de bêtise, d’arrogance et de couardise.
Un Etat se doit d’être « vertical » mais la rigidité alliée à la stupidité font de ce mot une arme redoutable qui se retourne contre les citoyens et sert toujours la même classe.
Tout ce qui met en question les bases de l’Etat et de sa légitimité est méthodiquement ignoré. Puis, si la personne persiste, on entame la procédure de diffamation multicanal, d’insultes, de désaveu, de sanctions et enfin, pour couronner le tout, d’ « obligation de se présenter à un examen psychiatrique ».
Ce dernier argument passe très bien auprès du grand public car il marque définitivement le mot « fou » sur le front de celui qui s’obstine à faire ce qui doit être fait. C’est un élément supplémentaire et définitif pour détruire une carrière lorsque la crédibilité de la personne en question est trop forte.
Celui-ci a déjà été utilisé en politique, notamment avec MLP pour tenter de détruire son parti et donc l’opposition qu’elle représente par rapport aux partis de type « soviétique » du type UMP, PS version droite et EM.
Cela dégage un schéma toutefois intéressant. De la nature autoritaire du pouvoir en France, de sa verticalité et ce qu’il en coûte de s’y opposer. En somme, une dictature avec un habillage démocratique — bien loin des compromis inhérents à la définition de démocratie.