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  • médy... médy... 18 mai 2012 17:50

    Merci de votre aimable réponse, j’en suis heureux, et bonne lutte ! Je me suis dit à l’instant que le vide artistique (terme que j’utilise pour décrire ce qui tue l’Art, le renvoyant à sa dimension utilitaire et cadrée) pourrait débuter au moment où le cadre s’impose comme unique moyen ou presque de présenter une peinture. Le cadre est bien moins présent sur une surface telle un mur ou celle d’une grotte. En musique, l’équivalent du cadre qui enferme l’Art serait le disque et la machine qui le lit. Le Vrai est alors un moment du Faux. J’ai énervé des collègues cinéastes lorsque je leur ai expliqué que pour moi, le cinéma dans sa forme finie n’est plus un Art quand on arrive au film, en raison notamment de la débauche de moyen techniques utilisés pour le produire.



  • médy... médy... 18 mai 2012 13:56

    Bonjour. Je rejoins votre point de vue. A voir également, les pubs d’Evian (les T-shirt bébés), les pubs de Coca light avec JP Gaultier extrêmement vulgaires et déshumanisantes, qui font partie d’une vaste nébuleuse de bêtise et de mensonge qui caractérise la société de consommation. Lorsqu’on se renseigne sur la façon dont est régulée la pub en France c’est tout à fait normal que ça passe... Voilà pourquoi il ne fallait pas voter, car aucun des candidats ne parle des problèmes de fond.



  • médy... médy... 18 mai 2012 13:43

    Bonjour. Je partage vos convictions, mais j’aimerais souligner que quelque chose manque lorsque vous parlez des manières de voir l’Art, de faire de l’Art : simplement le mot « nature ». Vous dites « l’art n’est pas la cerise sur le gâteau, mais la farine du gâteau. » J’ajouterais « La nature est la farine de l’Art ».

    Vous dites aussi : "(L’homme illumine sa vie) de l’art qui implique une mise en mouvement de la sensibilité, de l’observation, et de la quête d’un équilibre en toute chose dans notre environnement extérieur et intérieur.«  Or le contact avec une nature préservée où que ce soit sur la planète développe ces mêmes vertus...

    Qui est le plus grand artiste, si ce n’est l’Univers, créateur d’oeuvres d’Art vivantes, intelligentes et sensibles, ce que nous n’avons jamais pu imiter ? Qui est le modèle qui garantit la beauté de l’Art humain, si ce n’est la Nature ? Quelle est la raison d’être de cet Art, si ce n’est ce rapprocher de la Nature et la connaître ? Je pense à ce peintre qui jouit de peindre un paysage grandiose, à ce chanteur ou musicien qui chante pour la montagne, pour la mer...

    Le problème de la relation à l’Art ne viendrait-il pas d’abord d’un problème de relation avec la nature tout simplement, celle qui ne s’achète pas, qui nous rend humbles, curieux, émerveillés, comblés, au plus près de la vérité sur nous-mêmes ?

    L’ »oligarchie« des Rockefeller et des Bernays (et non Bernais), elle, n’est pas à mettre en cause, elle représente juste la part de l’humanité la plus dégénérée. Nous sommes tous coupables, vous, moi, nos voisins, les »vrais artistes" que vous défendez également, tous ceux qui se sont éloigné de la nature et pensent pouvoir exister indépendamment du milieu naturel, dont l’Art n’est ni plus ni moins que la source du nôtre.

    Qu’en pensez-vous ? Amicalement.



  • médy... médy... 17 mars 2012 13:42

    L’arme qui donne raison à l’oligarchie : le droit de vote de l’humain domestiqué. Vous voyez ce que je veux dire ? L’oligarchie, c’est le gouvernement invisible (au yeux des humains domestiqués), qui tend à s’organiser par aires géographiques, comme dans « Le meilleur des mondes » et « 1984 ».



  • médy... médy... 13 mars 2012 11:37

     
     Salut ! Il devrait y avoir un personnage appellé Mimétix dans Astérix.. Sinon, il se peut que l’auteur, Goscinnix, ait si bien décrit le mécanisme de la rivalié mimétique en transposant ce qu’il observait dans la société proche ou lointaine à sa communauté fictive.. Une bonne observation vaut en général mieux qu’une théorie car elle est au plus près de la vérité !

     Aussi, pour décrire cet inconscient social qu’est le recours à la victime émissaire, je pense que l’on peut s’arrêter à des exemples qui parlent à tous, sans aller jusqu’à parler de la « clef des Evangiles » ou de la remise en cause de la psychanalyse freudienne, bien que celà soit aussi intéressant ! On peut ainsi élargir le champ de recherche, chacun à sa manière.

     Exemple intéressant : en recevant la « révélation » de Girard, qui m’a apporté de sérieux outils sociologiques et anthropologiques pour comprendre ma psychologie et celle des autres, voir celle du « monde consumériste » ou du modèle politique en vigueur, j’ai constaté que la violence mimétique était toujours un moteur essentiel du social, et que son contrôle, par le Sacré et le Sacrifice avait survécu à l’avènement des institutions. Un exemple frappant est cette couverture d’un « Dire.Kt Matin », journal gratuit infâme paru le 10 novembre 2011, faisant état d’un triple sacrifice :

    « PAPANDREOU ET BERLUSCONI LES SACRIFIES DE LA CRISE » Suivi de « Océane la fillette tuée à 8 ans - le suspect a avoué », et, plus anecdotique mais restant dans le domaine sacrificiel, « alpiniste bloqués : le guide et sa cliente retrouvés morts ». Vous me direz si vous êtes d’accord pour le parallèle, mais pour moi il s’agit de trois sacrifices avec pour chacun deux victimes émissaires. A quoi celà sert-il, ou plutôt quels autres effets sur le social occasionne la lecture, la contemplation de ce genre de faits qui peuvent être, tel le meurtre d’une fillette, infiniment sordides ? A mon humble avis, et pour emprunter une fois de plus le vocabulaire de Girard, l’unique fonction de ce spectacle est celle du Sacrifice : décharger la violence collective accumulée par les rivalités mimétiques, sur des boucs émissaires au sens premier, anthropologique du terme.

     C’était quand même assez magnifique de voir ça après avoir lu Girard. Les exemples sont légion, les affiches publicitaires jusqu’à l’audio-visuel (films, clips de « musique » & jeux vidéos), produisent une véritable théâtralisation du sacrifice pour la société toute entière. Pourtant, ce recours perpétuel au sacrifice pour apaiser les tensions qui parcourent le système moribond, ne sert qu’a prolonger son agonie destructrice, et il faut espérer que c’est en comprenant le mécanisme du désir mimétique que l’humain pourra s’en affranchir et vivre en harmonie. Nous serions tous alors des Assurancetourix !

     A plus.

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