35 ans, juriste de formation mais responsable informatique dans une administration, j’ai quitté la Bourgogne pour les charmes de la capitale et en suis tombé amoureux.
Merci Marie-pierre pour avoir porté à notre connaissance l’intégralité du communiqué du CNB. Je note pour ma part cette idée très intéressante : la victime est une des parties du procès, et le juge ne peut être le conseiller de l’une des parties. Sinon, plutôt que de créer un enième juge et un enième service (avec quels moyens ? A Paris, certains cabinet d’instruction n’ont même pas de greffier !), il m’apparait plus efficace, comme le suggèrent les avocats, d’améliorer ce qui existe déjà. Je crois que c’est Clemenceau qui disait « quand je veux enterrer un problème, je créée une commission ». Aujourd’hui, quand on veut enterrer un problème, on créée un juge. Enfin, une petite remarque technique : les juges ne sont pas des fonctionnaires.
Je vous rassure cher Michel, ce n’était pas de ma part raisonnement de jésuite, mais simple question pour faire avancer le débat. Sinon, pour les classements sans suite, je vous rappelle qu’il suffit de déposer une plainte doublée d’une constitution de partie civile pour empêcher ce classement.
Je m’attendais à un article intéressant, je suis déçu. Un enchainement de platitudes déjà vues partout ailleurs, couronné d’approximations traduisant une méconnaissance du monde judiciaire . Comme l’a très bien dit Yannick Harel, arrêtons un instant de pondre des lois à la chaine, qu’on ne peut de toute façon pas appliquer (pas de places en prison, pas de moyens pour assurer un suivi du bracelet électronique, mais aussi pas de moyen pour adapter l’outil informatique aux reformes : le temps qu’on le fasse, la Loi a déjà changé...). Essayons plutôt d’appliquer correctement les lois qui existent déjà. Vous parlez des erreurs de procédures ? Avez-vous déjà été greffier d’instruction ? Avez-vous une idée de la masse de travail à assurer, des journées de 10 heures de travail sans récupération, parce que personne ne reprend votre cabinet quand vous êtes en congés, du stress permanent, du manque de moyens (manque de photocopieuse, de papier, de dossiers, de locaux, d’armoires, de crayons...) ? Croyez-vous que dans ces conditions, on peut tranquillement faire du zéro défaut ? Si un chirurgien travaillait dans les mêmes conditions, il tuerait probablement un quart de ses patients. En augmentant le budget de la Justice (pas assez cependant pour nous rapprocher de nos voisins anglais ou allemand) alors qu’il est est en principe partisan de baisser les budgets , le gouvernement de M. Fillon reconnait les immenses difficultés de moyens de cette institution.