Absolument d’accord avec vous , un référendum grec c’est obligatoirement un non au plan Merkel ( Obama ) Sarkozy , c’est presque obligatoirement la sortie de la Gréce de l’Euro et c’est l’Italie , l’Espagne et sans doute la France qui suivent le même chemin (....de la liberté , qui n’est jamais facile...) . On va donc assister comme vous le disiez , après le coup d’éclat« à »un coup d’Etat. Les masques sont entrain de tomber...
A voir la réaction désappointée de Sarkozy ( agent Us bien connu...) face au magnifique et très démocratique « coup d’éclat » de la Grèce et sans passer pour un complotiste je me demande si toute cette histoire de crise de l’Euro ne cachait pas en fait tout autre chose ? Tout le monde sait comment le « nouvel ordre mondial » utilise - par le biais d’affidés ( FMI...etc ) , des « marchés » , des « agences de notation » ou de cette monnaie de singe qu’est le dollar ( papier ou numérisé...) et avec la complicité active des « élites » dirigeantes « nationales »- le mécanisme de la dette pour ruiner , asservir et piller des pays tiers. Cette crise dite de l’Euro , montée comme un film d’épouvante hollywoodien , ressemble curieusement à une sorte de nouvel 11/9 visant cette fois à pousser les populations d’Europe dans un piège dont je devine mal les contours ( ou les tours de con ?) mais qui peut être la création à terme d’une énorme entité « occidentale » regroupant USA et Europe et dans laquelle les nations auront été laminées , un « machin » dirigé par un Van quelque chose ou un Barroso , qui n’aurait de démocratique que le nom à la manière de l’union européenne ? Cette chimère visant surtout , au nom de la religion mondialiste , à contrer économiquement les pays émergents....Hypothése , délire..., peu importe mais en ce qui me concerne je ne voterai en 2012 que pour le candidat qui proposera comme premiére mesure la tenue immédiate d’un référendum sur l’Euro , l’Europe et la politique financière et économique ( je sais donc déjà que ce ne sera pas Hollande...) !
Les contre-vérités présidentielles sont-elles volontaires ?
Il y avait dans la conférence de presse du président Sarkozy plus de substance que d’habitude. Admettre la nécessité d’une vraie austérité et le surendettement de la France n’était pas facile d’autant plus qu’il refusait d’accepter qu’il est responsable d’une hausse de l’endettement d’environ 500 milliards d’euros, soit près de 50 %. S’il a admis avec sobriété la gravité de la situation, il n’a pas accepté les conséquences de ce diagnostic et s’est dérobé aux questions des journalistes qui ont - en vain - essayé d’extraire des décisions concrètes et un calendrier.
Cet aspect positif ne permet cependant pas de prendre des libertés avec la vérité. J’ai relevé une douzaine de contre-vérités :
La dette de la Grèce n’est pas passée de 240 à 120 milliards d’euros, mais de 340 à 330 milliards d’euros. L’amélioration de 100 milliards de la dette grecque est une fiction.
Il n’y a pas d’effacement de la dette grecque, mais un effort des banques correspondant à 16 milliards d’euros, soit 50 % de leurs encours.
Les banques n’ont jamais eu 200 milliards d’obligations grecques mais 32 et, si l’on ajoute les 49 milliards des banques grecques qui seront nationalisées, un total de 81. Les banques grecques ne participent pas a l’effort commun : ce serait provoquer leur faillite.
L’euro ne risquait pas d’exploser mercredi soir, la Grèce risquait le défaut de paiement. Il ne faut pas confonfre la devise et l’endettement.
Cela n’a pas coûté 100 milliards aux banques, mais 16 milliards, non pas par un abandon de créances, mais par un étalement de la dette sur une période de 30 ans.
Il n’y a aucune connexion entre cette crise de l’endettement public et celle de la finance en 2008. Ici, les responsables sont politiques. On se demande pourquoi les sacrifices des banques ne sont pas étendus au secteur public qui détient, lui, environ 160 milliards de la dette grecque.
Les banques françaises ne sont pas les plus fortes d’Europe : leur notation a baissé récemment et leur fragilité est préoccupante.
La France n’est pas le seul pays au monde qui ait eu des revenus de ses avances lors de la crise : c’est le cas de la plupart des pays prêteurs, et principalement des Etats-Unis.
Toutes les interventions de la France n’ont pas encore été restituées : l’Etat Francais a investi (sans droit de vote) dans la BNP Paribas à hauteur de 17 % de son capital et est toujours actionnaire.
Le système de sécurité sociale en France ne peut garantir les paiements des avantages sociaux à la population : il a besoin de contributions budgétaires chaque année.
La hausse du montant du FESF ne se fait pas sans une contribution des Etats membres puisqu’ils garantissent les emprunts. Dans ce contexte, le quota de la France atteindrait 200 milliards qui alourdiront l’endettement de la France.
Le président chinois Hu Jin Tao n’a pas appelé Nicolas Sarkozy pour exprimer son désir de participer au FESF. C’est le Président Sarkozy qui a sollicité l’intervention de la Chine.
Ce genre de contre-vérités est à l’origine de l’engouement des Bourses sur le secteur bancaire. Une fois l’euphorie passée, le soufflé va retomber. Reste la substance des problèmes auxquels il est urgent de s’atteler. La prime de risque (CDS) sur les obligations grecques à 5 ans est de 35 %. Le sommet n’a pas passé le test de la crédibilité. C’est dommage.
Les solutions de la « crise » actuelle , profonde , étendue , « systémique » , structurelle , ayant aussi une dimension morale puissante , sont d’abord politiques et de manière secondaire financières ou économiques.
Ficelés par les règles internationales mortifères , par « l’Europe » , fragilisés par cette crise et par dix années d’Euro facile , manquant maintenant de moyens , sans aucune liberté de manoeuvre - au contraire - sur le plan monétaire , les pays européens comme la Gréce , l’Italie , l’Espagne , le Portugal et la France et quelques autres ( plus de 200 millions de personnes...) vont s’enfoncer dans la récession accentuée par les plans d’austérité à répétition . C’est trop tard , on ne converge pas « à chaud » , dans la tourmente on s’enterre , on se replie sur soi-même . Dans notre marche vers le suicide , nous venons simplement à Bruxelles de grimper d’un ou de deux étages de plus mais nous tomberons ou nous sauterons c’est inévitable maintenant...
Seule une crise sociale de grande ampleur , comparable sans doute à celle de la Libération , ou une guerre ( ou un accident « naturel » majeur ?) peuvent balayer ou liquider les systèmes politiques en place responsables du désastre actuel , c’est donc effectivement vers cela que nous nous dirigeons...