Historien de premier plan dénigré par la majorité de ses pairs.
Au sujet de la comparaison entre Shoah et Nakba
modifier
Ancien collègue d’Ilan Pappé, Yoav Gelber est un de ses plus virulents critiques.
En ce qui concerne les liens qu’Ilan Pappé établit entre le « négationnisme de la Shoah » et le « négationnisme de la Nakba », Yoav Gelber voit en lui « le plus extrémiste de ceux qui établissent un lien entre le destin des Palestiniens et la Shoah. » Il justifie son point de vue notamment par le fait qu’Ilan Pappé fait abstraction du conflit judéo-arabe précédant 1948, de l’opposition arabe au sionisme par la violence, des massacres perpétrés sur les juifs non sionistes d’Hébron et de Safed en 1929 et du fait que ce sont les Arabes palestiniens et la Ligue arabe qui ont déclenché la guerre de 1948. Il lui reproche également sa thèse sur le fait qu’« une épuration ethnique » aurait été planifiée par les Juifs, et que l’affirmation selon laquelle tant les Palestiniens que les Juifs sont des victimes de la Shoah d’Europe est fondée sur une comparaison déséquilibrée entre les crimes nazis et les « quelques atrocités perpétrées par les deux côtés au cours de combats réciproques ». Il conclut en affirmant que « [ce] faisant [Pappé] est très proche du négationnisme de la Shoah. »[7]
Citations controversées
modifier
Il est critiqué par Michael Cohen pour avoir admis en 2006 avoir un parti pris : « Mon parti pris est apparent malgré le désir de mes pairs que je m’en tienne aux faits et à la « vérité » lors de la reconstruction des réalités passées. Je considère une telle construction comme vaine et absurde »[8].
Il est critiqué pour avoir déclaré en 2007 : « Je soutiens la résistance du Hamas à l’occupation israélienne, bien que je sois opposé à leur idéologie politique » et en 2008 pour avoir publié un article sur le site pro-palestinien Electronic Intifada dans lequel il affirmait que l’État d’Israël commettait un génocide à Gaza et un nettoyage ethnique en Cisjordanie[9].
Critiques par d’autres historiens
modifier
Benny Morris décrit certains des écrits de Pappé comme une « fabrication complète » et déclare qu’il est « au mieux l’un des historiens les plus bâclés du monde ; au pire, l’un des plus malhonnêtes ». Morris lui reproche « son désir de noircir les sionistes et de blanchir les Palestiniens »[10].
Efraïm Karsh[11],[12], Herbert London ainsi que les professeurs Daniel Gutwein (he)[13] et Yossi Ben-Artzi (he) de l’Université de Haïfa rejettent ses travaux.
Yoav Gelber le décrit comme le « William Joyce israélien », après sa dispute avec ce dernier[14].
En 2003, Emmanuel Sivan (he), critique le point de vue adopté par Pappé concernant la visite du mufti Husseini au consul allemand et la faible attention accordée à Faisal Husseini.
Quand l’ONU divise le territoire, elle divise la Palestine mandataire cqfd pas la Palestine, votre absence de nuance ou votre méconnaissance de la chose est évidente.
L’affirmation selon laquelle l’ONU a créé l’État d’Israël en Palestine est inexacte car elle est inobjective. En effet, en 1947, le plan de partage de l’ONU divise le territoire de la Palestine mandataire en trois entités, créant deux territoires, celui du futur état démocratique d’Israël et celui de la Palestine actuelle. Il est important d’insister sur ce point car le territoire de la Palestine mandataire était différent de celui de la Palestine version ONU. La troisième entité, Jerusalem, était placée sous mandat international. En conséquence, le courant révisionniste pro-palestinien proclame que l’ONU a créé Israël en 1947. Cependant, toute personne impartiale et non compromise par l’idéologie islamiste constate que l’ONU a partagé le territoire de la Palestine mandataire en 1947 créant virtuellement deux entités, une juive, une arabe, laissant ensuite le soin au population de mettre en place les structures étatiques sur le principe du processus d’autodétermination des peuples.
Israël déclarait son indépendance en 1948. Quant à la « Palestine », difficile de trouver une date pour sa déclaration d’indépendance si ce n’est l’énigmatique 15 Novembre 1988 de Yasser Arafat (OLP) ou une mécanique formelle du processus de paix aboutissant aux accords d’Oslo (Gaza-Jericho).
Il est important d’insister sur l’historicité de la Palestine mandataire. Elle fut une émanation de la SDN suite au démantèlement de l’empire Ottoman tandis que la Palestine est une émanation de l’ONU. Avant le plan de partition de l’ONU, la Palestine n’existait sous aucune forme. Nous pourrions être sarcastique en disant que les juifs ont créé la Palestine puisque sans le projet sioniste, son avenir eut été inconnu.