Les pesonnes ayant voté pour le candidiat sont bien entendu tout à fait respectables et seule l’histoire permettra de dresser un bilan objectif de cette présidence.
Par contre, je ne comprend pas cette vision selon laquelle la France aurait été avant lui à la traîne. Je n’ai jamais été un partisan du chiraquisme ni du mitterandisme d’ailleurs, mais il me semble qu’il faudra au moins retenir des 12 années de Jacques Chirac, la volonté (avortée malheuresement) de créer un monde multipolaire, prenant en compte d’autres impératifs que ceux de la surpuissance américaine et dans lequel la France jouerait un rôle important. Le réalignement opéré par notre présidence dans l’influence américaine est un contrepied total qui a mon avis n’a pas beaucoup de sens dans le monde dans lequel nous vivons.
Un dernier mot, je pense que comme beaucoup d’entres nous, vous êtes un français de la classe moyenne, et donc que vous ne bénéficierez en rien de la loi TEPA (sauf, si vous venez d’acheter un logemet), mais vous pouvez être sûrs que vous en subirez les effets induis.
Comme vous le dites, Sarkozy fait son boulot, il applique méthodiquement son programme avec son style particulier. On peut simplement espérer que les citoyens seront mettre de côté la forme (beaucoup de gesticulation quand même) pour analyser le fond de cette politique. Sinon nous aurons vraiment quitter la politique pour entrer dans le spectacle permanent.
Cette fascination pour Sarkozy est d’abord celle de la presse elle même. J’écoute France Inter tous les jours, et le nombre de citations du nom de notre président est tellement important qu’il est presque impossible de le décompter. D’ailleurs, il est intéressant de noter que lorsqu’on parle de lui, on évoque son identité (prénom, nom) et non sa fonction (le président, le chef de l’état) comme c’était beaucoup plus souvent le cas, pour ses prédécesseurs. Je trouve que la presse dessine peu à peu, la figure « d’un petit frère du peuple », qui je le crains, correspond à un vieux fond français. La fascination pour les figures tutélaires (Napoléon, Charles de Gaulle, par exemple) est typiquement français.
En parlant de tout et de n’importe quoi (les bourrelets), la presse noie le lecteur dans une information sans fin et sans fil.
N.S et son épouse sont finalement des acteurs de soap opéra où à chaque épisode, il y a un rebondissement imprévu, ce qui permet à des rédacteurs, peu journalistes dans l’âme, d’écrire et d’écrire encore, sans approfondir des vrais sujets de société, dont les réponses ne peuvent pas être contenues dans une réplique martiale ou émotionnelle, comme le veut le style de notre présidence.
Mais nous n’avons que la présidence que nous méritons et je crains que le jugement de nos enfants sur notre (in)capacité à répondre aux problèmes de la planéte et à la dangerosité de la situation actuelle soit sans indulgence.
Je ne suis pas un fin connaisseur du marché de la viande. d’ou je me pose quelques questions. Avons nous des quotas d’importations de viande argentine ? Il ne me semble pas, nous importons massivement du mouton anglais ou néo zelandais, donc pourquoi il y aurait-il des barrières à l’entrée pour ce type de viande, comme semble l’indiquer implicitement Lerma. Au delà des qualités organoleptique et gustative des différentes viandes, il me semble indispensable de privilégier les viandes du terroir, pour limiter les effets dévastateurs des transports (pollution en particulier) de longues distances.
Je ne suis pas d’accord sur votre remarque sur les OGM :
« A ce sujet, je souhaiterai quand même souligner que les OGM ne sont que l’industrialisation du procédé »naturel« du croisement, que l’on cherche à mieux maitriser par notre connaissance du génome ». Ne confondez vous pas recherche génomique et OGM ? Ce sont certes des sujets fortement connexes, mais si la recherche génomique a bien pour objet l’étude du génome et de l’intéraction des génes, la seocnde est une technique visant à introduire dans un génome des gènes provenant de corps étrangers, pour y intégrer des caractéristiques qui ne sont pas justement accessibles par le simple procédé « naturel » (ou non, la recherhe agronomique classique depuis 40 ans a été seule de la sélection végétale) du croisement.
Les OGM représente un saut qualitatif bien différent.
Sinon, je partage encore un fois vos remarques, en particulier sur l’impact des transports dans le coût total des marchandises.
Je partage totalement l’analyse de Némo. Il parait évident pour l’ensemble des raisons indiquées que le prix des matères premières agricoles va s’accroitre. Il m’a semblé même que nous avions désormais atteint un niveau de consommation supérieur à la production, entraînant des déstockages.
Vous citez les catastrophes écologiques comme un facteur pouvant être un frein à l’augmentation des prix. Je pense que c’est le contraire, les catastrophes détruisant les bassins de production et donc ont plutôt une tendance haussière sur les prix. Quand au réchauffement climatique, ces effets ne seront pas bénéfiques sur la production à moyen terme, surtout si le rythme des changements s’accroit et devient chaotique. Je ne crois pas un seul instant à la transformation de la sibérie en bauce ni à celle de l’europe occidentale en désert.
Une autre conséquence de la pression sur les terres agricoles c’est le recours encore plus massif aux OGM et autres technologies ... Avec toutes les conséquences que cela pourra avoir.