Exact. C’est exactement cette hérésie que la révolution jacobine a combattu en enterrant les bretons, corses, basques, catalans, etc... qui dans leur profonde ignorance n’avaient pas compris les avantages du centralisme et de l’élimination des différences. Il est curieux de constater que ces arguments du nationalisme jacobin ( son objectif plus ou moins accompli sur le sol français ) sont maintenant repris contre la construction de L’UE pour l’accuser des mêmes travers que ce nationalisme radicalement extrémiste alors qu’une des visées les plus importantes de cette construction est le respect des différentes cultures européennes. Il est important aussi, de réaliser que ces différences s’expriment dans le cadre supérieur de la culture commune à tous les peuples européens et forgé par l’Histoire. Ce sont des différences qui unissent et renforcent la cohésion européenne bien plus qu’elles ne séparent et elles ne doivent être laminées par aucune idéologie, révolutionnaire ou conservatrice sous peine de perdre le moteur du développement de l’Europe. Nous ne pouvons balayer d’un revers de main ce que l’évolution de la culture a mis des millénaires a créer sous prétexte que cela ne servirait à rien d’autre qu’à nous diviser alors que nous ne connaissons pas grand chose des mécanismes de cette évolution, pour l’instant.
Une fois de plus Imhotep s’assoie sur la présomption d’innocence d’un prévenu. C’est dur de respecter les principes démocratiques, hein ? Pourtant cela permettrait de réclamer, en toute légitimité, une lourde peine pour cet individu, une fois que sa responsabilité dans les faits reprochés, soit prouvée au delà de tout doute raisonnable. Votre article n’est qu’une manœuvre électoraliste dont la France pourrait très bien se passer au vu de la gravité de la situation.
Vous concluez : « Alors comment peut-on admettre dans un monde qui ne tourne déjà pas
rond, et sans pour autant galvauder le mot « complot » que des hommes
politiques puissent être si proches d’instances religieuses à titre professionnel ? »
La réponse est assez simple : il faut d’abord admettre que l’indignation générale devant la séquestration des principes démocratiques par la haute finance, se trompe d’ennemi.
La révolution américaine porta au pouvoir les idées du siècle des lumières, idées bien évidemment combattues, dès leur apparition, par les églises aussi bien catholiques que réformées. Ces dernières aux États-unis vont réussir à plus ou moins désactiver ce rêve américain des Pères Fondateurs ( francs-maçons ou proches des idées de la Maçonnerie pour la plupart d’entre-eux ) en débutant la résistance par l’inclusion de la fameuse phrase « In God We Trust » sur les pièces de deux cents de dollar en 1864 sous la pression d’un nouveau lobby qui ne cessera de grossir, les églises évangéliques américaines qui réussiront en 1956 à faire de leur maxime, la devise officielle des États-Unis.
Voila pourquoi je pense que les dénonciateurs du complot judéo-maçonnique se trompent d’ennemi. Il y a longtemps que l’obscurantisme religieux a repris le pas sur les idées du siècle des lumières qui développa les fondements des théories économiques modernes. Il y a bel et bien un retour en force du dogmatisme religieux et de son application fondamentaliste dans les sociétés dites occidentales, impulsé aussi par l’extrémisme d’une certaine partie du monde islamique où se reconnaît celui des sus-cités illuminés américains qui l’attisent.
« L’Etat-Nation est le meilleur niveau de gouvernance des peuples. Vouloir
régir le quotidien de 500 millions d’habitant est une hérésie. »
Je dirais même plus, c’est un blasphème, une apostasie de l’État national-patriotissime, dogme révolutionnaire fondateur de la particularité française vaillamment érigée sur les cendres des différences régionales ancrées dans la nuit des temps. Grâce au grand clerc Asselineau et ses ouailles, Maurice en tête, la cinquième colonne étasunienne sera boutée hors du sol sacré de la patrie. Vive la France Libre, Jeanne d’Arc et le grand Charles !