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Morgane Lafée

J'aime exprimer mes idées et j'espère continuer à vivre dans un monde où je serai toujours autorisée à le faire. Et ce n'est pas gagné.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2011
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Ses articles classés par : ordre chronologique





Derniers commentaires



  • Morgane Lafée 4 février 2012 14:02

    Votre combat, que vous dirigez comme d’habitude contre les « féministes » (un terme de plus en plus vague sous votre plume), est mal placé. Les affiches à connotation sexuelles ont TOUJOURS déclenché ce genre de réactions, que ce soit parce que l’image de la femme soit dégradée ou l’image de l’homme.
    A ce titre, vous avez la mémoire courte : vous citez l’affiche du film Harcèlement avec Demi Moore... Eh bien justement, je me rappelle très bien que cette affiche a fait l’objet d’attaques féroces à l’époque de la sortie du film et qu’il a été question de l’interdire !

    En réalité, chacun voit midi à sa porte, figurez-vous. Et sur ce plan, les hommes sont aussi chochottes que les « féministes ». Il y a eu il y a quelques années le cas d’une affiche montrant un homme nu sortant d’une voiture. Je ne me rappelle plus de la marque mais l’affiche n’est restée que quelques semaines sur les panneaux publicitaires car elle a été interdite. La raison ? Elle présentait une « image dégradante de l’homme ». Alors vous voyez, on est tous pareil, en fin de compte. smiley
    A ce titre, quelqu’un se souvient de la marque ? Cela fait un moment que je cherche à remettre la main (si j’ose dire) sur cette affiche. Ca m’avait bien fait rigoler à l’époque de voir ces messieurs se comporter exactement de la même manière que ce qu’ils dénoncent sur les féministes. smiley

    Pour ce qui est des affiches du film avec Dujardin et Lellouche, je les trouve de mauvais goût mais j’en fous un peu. C’est juste qu’on sent l’intention (pathétique) de déclencher un mini-scandale afin d’attirer l’attention sur un film qui, selon toutes vraisemblances, ne sera pas marquant et sera tout sauf subversif, comme d’habitude avec ce type de films en France.

    Cela dit, ne vous plaignez pas trop de la censure en France. Dans d’autres pays, la censure est bien pire.
    A Hong Kong par exemple, l’affiche du film The Fighter’s Blues, un film de boxe, a elle aussi été interdite. La raison est carrément comique : sous prétexte qu’on apercevait un téton d’Andy Lau, les femmes risquaient d’être troublées en conduisant leur voiture et donc de provoquer des accidents... Ridicule ! Pourtant, c’est vraiment la raison qui a été avancée pour retirer l’affiche des panneaux publicitaires. Là pour le coup, c’est vraiment sexiste car cela revient, comme toujours, à dire que les femmes sont incapables de se contrôler, notamment au volant d’une voiture.
    Voilà à quoi ça ressemblait (je ne sais pas si c’est exactement l’affiche officielle, mais c’est bien l’image d’Andy Lau dont il était question) :
    http://www.freecodesource.com/album-covers/B000XBCGZ8—andy-lau-the-fighter%27s-blue-album-cover.html

    Dans un style plus proche que celui du film dont vous parlez, il y a eu le cas de Thirst en Corée du Sud.

    Voici l’affiche retenue :
    http://ia.media-imdb.com/images/M/MV5BNDgwODY0MjM3OV5BMl5BanBnXkFtZTcwNzk3MTY2Mg@@._V1._SY317_.jpg

    Voici l’affiche d’origine qui a été censurée (elle va vous plaire smiley :
    http://www.oneinchpunch.net/wordpress/wp-content/uploads/2009/10/thirst.jpg

    Ne vous plaignez pas trop, la France reste l’un des pays les plus tolérants avec les images publicitaires à connotation sexuelle. Au point que ça en devient pathétique car cela prouve l’absence d’imagination de nos créatifs publicitaires.



  • Morgane Lafée 2 février 2012 17:29

    Les questions à se poser sont les suivantes : « à qui profite le crime ? » et « à qui profite la répression du crime ? »

    Dans le cas des cartels mexicains, de la traite des êtres humains, du trafic d’armes ou encore du trafic de drogues, le crime profite à des personnes qui se trouvent être détentrices d’un certain pouvoir économique. Je pense aux trafiquants mais aussi à nombre de clients.
    Prenons nos chers artistes et producteurs qui se sentent lésés par le téléchargement... Pour prendre un exemple ultra-médiatisé, il ne vaut mieux pas savoir ce qui se passe dans les coulisses du Festival de Cannes ! Saviez-vous que des cars entiers de prostituées arrivent en série à l’attention spéciale des membres des jurys et des équipes de films ?
    D’autre part, tout le monde sait que la drogue circule librement dans les soirées showbizness, sur des plateaux à côté du champagne. Les assistants personnels de producteurs ou d’acteurs ont même parfois pour mission de veiller à ce que untel ou untel reçoive de la coke de qualité.
    Des gens très bien, ces producteurs et pontes de studios !

    Dans le cas du téléchargement illégal de musiques ou de films, on aura beau nous raconter tout ce qu’on veut sur Kim Dotcom, le fait est que les sites comme Megaupload ne sont que des intermédiaires, des plateformes mises à disposition pour que des quidams s’échangent des fichiers. En pratique, sur ce « marché » qui n’en est pas un (puisque personne ne vend rien et personne n’achète rien), les personnes qui mettent les produits à disposition et ceux qui les téléchargent ne réalisent aucune transaction financière. On n’est même pas obligés de s’abonner à ces plateformes pour télécharger (c’est juste que ça va plus vite, lol).
    Donc le crime, si crime il y a, profite à des quidams qui mettent les produits à disposition par pure solidarité ou à des quidams qui téléchargent parce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter tout ce qu’ils voudraient voir ou écouter. Je pense aux ados, aux chômeurs mais aussi de manière plus générale à n’importe qui, au consommateur de base issu de la classe moyenne. Vous savez, celui dont le pouvoir d’achat est en chute libre en ce moment ! Bref, celui qui achète aussi des DVD à 24,99 Euros à la Fnac et qui veut limiter les dégâts sur son compte en banque.
    Car comme vous le soulevez implicitement dans votre article, ce sont ceux qui achètent le plus qui téléchargent le plus. C’est simplement parce que l’offre est scandaleusement chère et très mal adaptée aux modes de consommation actuels que les gens téléchargent.

    En fin de compte, contrairement aux responsables marketing des éditeurs de DVD, les plateformes comme Megaupload ou Rapidshare ont TOUT compris au marché et aux modes de consommation d’aujourd’hui : les gens sont prêts à payer mais ils ont besoin d’offres intéressantes qui, pour un prix raisonnable et fixe (un abonnement, quoi), leur permette de satisfaire leur boulimie de films et de musiques.

    Une boulimie entretenue par la communication à outrance des studios et éditeurs, les mêmes qui se plaignent du téléchargement alors qu’ils nous harcèlent de publicité, créent des pages Facebook sur leurs films et tout le bazar. Faut pas s’étonner que les gens téléchargent !
    D’autre part, pour prendre l’exemple des films hollywoodiens, on a accès à toutes les infos sur les films à venir grâce aux sites web américains (le cinéphile averti ne s’informe pas sur Allociné, sur Excessif ou sur Première, il va directement sur Aintitcoolnews ou sur Comingsoon), et on se traine encore ce système scandaleux de zones de DVD !!! On pensait qu’avec l’arrivée du Blu-ray, ils allaient évoluer vers une offre globale, avec juste les langues qui changent d’un pays à un autre, mais non ! Les zones sont encore plus dures à cracker avec le Blu-ray !
    Ce système de zones, qui ne nous permet pas d’acheter un produit étranger si ça nous chante (alors qu’on est censés être en libre échange !), est une énorme invitation au téléchargement !!! Tant que les studios et éditeurs n’auront pas compris ça, on téléchargera. Et ce sera bien fait pour eux.



  • Morgane Lafée 31 janvier 2012 18:08

    Et plus de protection qu’un écrit journalistique !

    Avant Hadopi, le journaliste qui écrivait un article devait être rémunéré à CHAQUE exploitation. A présent, ce n’est plus le cas.
    Exemple : un pigiste écrit un article pour un magazine papier et reçoit donc un salaire. Si l’entreprise voulait ré-exploiter l’article sur son site internet, le pigiste percevait à nouveau des droits d’auteur pour cette seconde exploitation.
    Mais Hadopi a changé tout cela au détriment des... auteurs !
    A présent, l’entreprise peut réutiliser l’article autant qu’elle veut tant que le pigiste est sous contrat avec lui. C’est comme si le journaliste lui cédait ses droits d’auteur, si vous voulez. Soi-disant, si le journaliste quitte la société, l’article est à nouveau soumis aux droits d’auteurs. Ça c’est en théorie, mais en pratique, je peux vous dire que les entreprises prennent de plus en plus de libertés car elles savent pertinemment que les journalistes sont en train de perdre la propriété de leurs articles.

    Ça n’a l’air de rien pour qui ne travaille pas dans la presse, mais ça ouvre une porte très grande en termes de valeur du travail du journaliste, qu’il soit pigiste ou même salarié. Car dès l’instant où le travail d’un journaliste perd de sa valeur, même s’il fait partie des élus (de moins en moins nombreux) à profiter d’un CDI, ses prétentions salariales en prennent un sacré coup.
    En gros, les journalistes sont en train de perdre la propriété intellectuelle de leurs articles.

    Et ça personne n’en parle ! Aucun journaliste n’ose se mouiller dans les grands journaux d’actualité !



  • Morgane Lafée 28 janvier 2012 12:54

    Si vous êtes curieux de l’avis d’une femme, je vais vous donner le mien. smiley

    Je trouve que réduire tout au « besoin de sécurité des femmes » est assez simpliste. En fait, tout le monde a besoin de sécurité à un moment ou à un autre. Ce n’est pas un fantasme mais une aspiration, grosse nuance.
    Car la sécurité, ça peut être aussi sacrément chiant !
    Quand vous vous faites un petit day-dream dans votre tête, est-ce que vous visionnez des images respirant la sécurité ? Non, vous cherchez l’excitation. D’où l’incompatibilité, il me semble, entre les notions de sécurité et de fantasme !
    Je pense que les analyses que vous avez lues confondent les aspirations raisonnables des femmes avec leurs fantasmes.

    Au contraire de vous, je considère que le bad boy incarne justement le danger et que c’est en cela qu’il est excitant. Alors peut-être que, dégageant une image virile, il peut potentiellement protéger la femme mais il peut également, et surtout, l’entraîner dans des situations dangereuses et lui faire prendre des risques qu’elle n’imaginerait jamais prendre dans la vraie vie. En somme, le bad boy incarne la transgression.
    Pour les adolescentes, fréquenter un bad boy signifie d’ailleurs braver l’autorité de ses parents. Pour une femme adulte, cela signifie braver les conventions, passer outre les attentes de la société (fonder une famille, avoir une belle maison, etc.) pour vivre quelque chose d’intense, sans souci des conséquences.
    Voilà ma conception du bad boy.

    Là où je vous suis totalement c’est lorsque vous comparez le bad boy à la femme inaccessible. Car c’est ça, un bad boy, c’est un fantasme avant tout.
    Enfin presque : certaines femmes aiment les gangsters pour de vrai. Je ne sais pas si vous connaissez le film Public Enemies de Michael Mann, celui où Johnny Depp incarne Dillinger. Bref, Marion Cotillard y interprète sa compagne. Ayant été à la conférence de presse du film, je me souviens de ce qu’elle a dit sur la manière dont elle a travaillé son personnage. En effet, ce n’est pas n’importe quelle femme qui irait jusqu’à sortir avec un gangster qui vit dangereusement. C’est pourquoi elle a rencontré des femmes qui ont eu ce genre d’amants pour cerner un peu leur psychologie. D’après ce qu’elle disait, ces femmes avaient au moins une chose en commun : elles n’avaient aucune attache, pas ou plus de famille et un job qu’elles pouvaient quitter du jour au lendemain sans regret.

    Bref, tout ça pour dire que le bad boy ne représente pas seulement la virilité mais aussi l’attrait du danger et, à mes yeux du moins, une rébellion des femmes contre les attentes que la société nourrit à leur égard, une envie de tout envoyer balader. Le mot transgression résume assez bien tout cela.

    Enfin, j’ajouterais que nous avons tous et toutes non pas un mais plusieurs fantasmes. Et parfois des fantasmes contradictoires ! C’est ça qui fait la richesse de notre monde intérieur, non ? smiley



  • Morgane Lafée 22 janvier 2012 15:26

    Entièrement d’accord avec vous ! J’ai moi aussi halluciné de lire ça...

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