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Mr Burns

Je suis financier de formation au travers de mes études en PREPA HEC voie économique puis en Ecole Supérieure de Commerce spécialité Finance/Audit.
J’ai commencé ma carrière dans le Commissariat Aux Comptes puis j’ai dévié vers la banque où je gère actuellement les comptes de grands institutionnels (banques, assurances, mutuelles...)
Mes centres d’intérêt sont l’économie, la bourse mais également la politique.
 
 
 

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  • Mr Burns 25 mars 2008 18:39

    Monsieur Verhille,

    Il me semble que l’auteur parle de la répartition de la richesse générée par l’entreprise (VA) entre les salariés et les actionnaires, ce qui n’a rien à voir avec l’amortissement des immobilisations.



  • Mr Burns 25 mars 2008 18:34

    Mr Dugué.

    Je salue votre effort de réflexion c’est pourquoi j’ai noté positivement votre article.

    Toutefois, j’ai parfois un peu de mal à vous suivre dans votre cheminement intellectuel. Par ailleurs, d’un point de vue économique, il est un peu bancal.

    Sur l’idée principale qui est l’émision de monnaie pour soutenir les classes populaires. Cette idée, loin d’être brillante, est l’explication de la crise actuelle des subprimes. En effet, cette crise consiste à l’injection par la Fed de liquidités abondantes qui ont été utilisées par des établissements de crédit pour octroyer des crédits mobiliers et immobiliers à des foyers modestes. Ces crédits à forts rendements ont été ensuite titrisés et se sont déversés dans l’ensemble du secteur bancaire.

    Les banques centrales peuvent injecter de fortes quantités d’argent pas cher dans le système bancaire ce qui peut à court terme augmenter le niveau de vie des classes populaires qui réussiront à obtenir plus facilement du crédit mais à un moment donné... il faut rembourser ! Ainsi, pour qu’il n’y ait pas de défaillances en masse (comme lors de la crise des subprimes), il faut que l’accroissement des liquidités corresponde à un accroissement réel des richesses.

    Ainsi, il n’y a qu’une règle qui tienne la route en matière de politique monétaire et elle consiste à faire évoluer la masse monétaire au même rythme que la croissance. C’est ce qu’a théorisé Milton Friedman, dans sa théorie quantitative de la monnaie. En augmentant la masse monétaire plus rapidement que la croissance on ne fait qu’engendrer de l’inflation voire des crises comme actuellement.

    Ensuite, quelques remarques sur certains points :

    "On constate que les Etats ont une volonté avérée, mais limitée pour colmater la crise sociale avec des moyens limités"

    Limité ? C’est un peu provocateur de dire cela en France, dans un pays où 25% des travailleurs sont des fonctionnaires, couverts de dettes et incapable ne serait-ce que d’approcher l’équilibre budgétaire, où les comptes sociaux sont dans le rouges...etc

    Par contre, un autre point, que vous développez et sur lequel je suis en total accord avec vous, est la trop forte rémunération du capital par rapport au travail. C’est certainement une des causes principales de la stagnation de notre économie depuis maintenant un quart de siècle. Vous avez également raison quand vous dénoncez certaines inégalités. Par exemple, dans mon entreprise LCL, l’enveloppe annuelle pour les augmentations de salaire a diminué de 7M€ (-24%) sous prétexte de rigueur budgétaire et de crise du milieu bancaire tandis que celle des 10 personnes les mieux payées... a progressé de 1M€ (+23%).

    Quand dans l’immense majorité des entreprises tout comme dans la fonction publique la progression des salaires est toujours inférieure à l’inflation et que les dirigeants et les rentiers s’enrichissent de manière assez honteuse, il se crée un fossé tant économique que psychologique.

    Enfin, comme vous le dites si justement, on n’y peut pas grand chose. La lutte des classes n’est plus d’actualité.

     

     



  • Mr Burns 21 mars 2008 17:31

    Article intéressant.

    Il est vrai que la transparence en matière de facturation de services bancaires est très difficile. En effet, les éléments de facturation sont si nombreux qu’il est difficile de donner une image globale à un client de ce que va lui couter la gestion de son compte.

    Par exemple, le guide tarifaire que je remets à mes client comporte 39 pages et encore certains tarifs ne sont pas repris.

    Par ailleurs, comparer les guides tarifaires des diverses banques est un bon appui à la décision mais dans les services bancaires, tout est négociable et donc personnalisable.

    Si vous faites partie des cibles privilégiées des banques :

    - professions libérales (à l’exclusion des avocats et des architectes)

    - cadres de la fonction publique ou privé

    - dirigeant d’entreprise

    - entrepreneurs ayant créé une entreprise rentable et pérenne

    - etc...

    n’hésitez pas à discuter avec votre conseiller de manière détaillée des frais appliqués aux opérations que vous effectuez de manière régulière.

    Sur votre 3e point : "Loi Chatel et les assurance"

    La concurrence a des limites... Une opération de crédit immobilier doit dégager un minimum de rentabilité. L’assurance apporte au banquier de la rentabilité et la souscription de cette assurance est souvent une condition sine qua non à l’octroi du crédit. 

     

     

     



  • Mr Burns 15 mars 2008 18:44

    En tant que banquier, je pense qu’une telle base de donnée n’a que peu d’intérêt pour lutter contre le surendettement.

    De mon expérience professionnelle, je tire deux principales causes au surendettement :

    - les accidents de la vie dont vous avez parlé (chômage, divorce,...)

    - le manque de professionnalisme et l’irresponsabilité de certaines banques.

    Contre la première cause, on ne peut pas grand chose si ce n’est d’inciter un client à épargner régulièrement pour se forger un matelas de sécurité et de ne pas accorder de crédit quand la situation est trop limite.

    En ce qui concerne la deuxième cause, je pointe la responsabilité des institutions financières qui ne font que du crédit à la consommation tel que SOFINCO et CETELEM par exemple. Ces banques, contrairement aux banques traditionnelles, ont une politiques de volume à tout prix c’est à dire que leur analyse des demandes de crédit,leur réflexion sur le motif de la demande et ses conséquences sont très sommaire.

    En gros, ils se disent que sur le volume de crédit qu’ils traitent, ils peuvent se permettre d’avoir de la casse, ce qui ne les empêche pas d’aller jusque au bout de toutes procédures "amiables" et de procédures judiciaires à l’encontre des personnes qu’ils ont poussées dans le surendettement. 

    Je pense que le banquier qui a dit "oui" à une demande de crédit inopportune est aussi responsable que le débiteur.

    Quant au thême du rachat de crédit, je pense que les sociétés qui s’en font une spécialité n’ont pas de grande plus-value à apporter. Il est possible de trouver des solutions avec son conseiller : allongement de la durée, regroupement de crédits... Toutes les banques traditionnelles ont la possibilité de mettre en plae de telles solutions. J’ai eu l’occasion de le faire moi-même à plusieurs reprises pour des clients en difficulté.

     

     



  • Mr Burns 14 mars 2008 18:46

    "c’est sur un banquier connait la fraude"

    C’est pas faux...

     


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