En effet le revenu de base, le détachement de la notion de survie de celle d’effort accessible grâce aux énormes progrès techniques qui ont eu lieu ses deux derniers siècles est incompatible avec un monde où la logique marchande prédomine.
Je tient à souligner d’ailleurs que c’est en grande majorité des classes sociales détacher de l’effort pour la simple survie que sont né les individus qui ont accompagnés ces progrès techniques (clergé, grande bourgeoisie, etc).
Comme quoi, contrairement à ce qu’en pense beaucoup, la reduction du travail permet l’explosion de la production. (je me permet ce léger sophisme pour la forme)
L’oeuvre est le résultat de l’action d’œuvrer, de l’ouvrage. l’accoler au concept travail est une des nombreuses manipulations du vocabulaire qui ont accompagner l’essor du capitalisme marchand spécialiste de l’exploitation de l’effort d’autrui : travail.
revenez donc sur l’étymologie du mot travail. Son utilisation au sens « effort » ou /et « oeuvre » est une approximation qui a aisément tué toutes contestations sur la nature de l’organisation des efforts collectifs et individuels. Les mots et leurs utilisations forme la pensée.
L’organisation du travail, sa répartition et celle des revenus qui en résultent peuvent être abordés dans deux sens :
-l’économique. Dont les opinions sur le sens de ce mot divergent, devoir moral et social pour les uns (par une interprétation,entre autre, biaisé de la religion qui a forgé le monde occidental où il est pourtant plus fait mention de l’ouvrage/oeuvre que de travail) ou exploitation et aliénation pour les autres.
-sociologique. Comme ensemble des activités humaines répétitives, pénibles, non gratifiantes et réalisées dans la contraintes.
Nous avons donc deux façons d’appréhender le travail au sens emploi qui produise totalement ou partiellement une analyse négative de celui. Quand à l’analyse positive de cette notion par la sphère économique elle ne peut être qu’influencé par les intérêts particuliers pervers fortement influents sur ce domaine d’études.
Pour exemple, penchez vous sur l’histoire de la critique d’art et notez bien comme le remplacement de la notion « d’oeuvre artistique » par celle de « travail artistique » dans le texte accompagne l’explosion du capitalisme marchand et de la marchandisation de l’art.
Entendez bien, je ne reproche à personne ici les divergences sur le sens de ce mot car la vison positive de celui ci est induite par des penseurs au service de la minorité qui exploite les efforts de la majorité.
je pense que vous entendez travail dans le sens effort.
C’est un problème de la perversion du langage par les intérêts productivistes.
Et pourtant les exemples démontrant que « travail » signifie avant tout souffrance et que la fin de celui ci est une délivrance sont légions.
L’humain n’a pour but depuis sont apparition que se détacher des souffrances inhérentes à la satisfaction de ses besoins primordiaux afin de se consacrer à ses œuvres. Malheureusement depuis plus de deux cents ans cette évolution est bloquée par des intérêts particuliers pervers. C’est d’ailleurs pour moi l’une des principale raison de la décadence de la civilisation occidentale incapable idéologiquement à atteindre ce but alors qu’elle en est techniquement largement capable.
La pérennité des futures civilisations humaines et leurs capacités à maintenir un ordre démocratique dépendra selon moi de leurs capacités à repenser les notion d’effort et de travail,et à détacher celle ci de la notion de revenu.