En septembre 1999, cinq ans après la publication de La crise du vieillissement, la Banque mondiale a
organisé une conférence internationale sur les expériences liées au concept de la réforme des retraites.
Dans un document intitulé Dix mythes à propos des systèmes de sécurité sociale (Orszag et Stiglitz,
1999), Joseph Stiglitz, économiste en chef de la Banque mondiale, a critiqué les recommandations
faites dans La crise du vieillissement et, en particulier, la fixation sur un pilier privé à cotisation
définie constitué de comptes vieillesse. Stiglitz et son co auteur Orszag ont fustigé les prétendus effets
économiques globaux positifs (élévation du taux d’épargne, rendement accru grâce aux comptes
vieillesse individuels), les hypothèses macro-économiques (atténuation des distorsions sur le marché
de l’emploi par les comptes vieillesse, diminution des coûts d’administration grâce à la concurrence
entre gestionnaires de fonds), ainsi que les hypothèses dans le domaine de l’économie politique
(supériorité des comptes individuels dans le cas de gouvernements corrompus, erreurs inévitables
d’investissement du capital de l’assurance vieillesse en cas de gestion publique).
Selon LEAP/E2020, d’ici la fin de 2008, nous allons assister à une formidable déroute de l’ensemble des fonds de pension de la planète, mettant en péril tout le système des retraites par capitalisation