le chômage est bien évidemment plus involontaire (keynes) et un peu structurel (délocalisation, mais oubli de faire se reconvertir les futurs licenciés, donc une qualification nouvelle, la faute est partagée entre l’entreprise qui délocalise et les salariés qui n’auront pas su s’informer sur les intentions réelles de leurs directions).
Il ne faut pas plus de productivité, puisque les réformes allant dans ce sens ont déjà été faites durant le mandat de Sarkozy. il en faudrait toujours plus, mais, ça ne sera pas la seule solution pour se sortir de la crise.
le risque d’une politique déflationniste pourrait il être l’hyperinflation ? avec la supervision bancaire, c’est à dire que l’EBA soit sous tutelle de la BCE, permettrait une meilleure circulation de l’Epargne des pays du nord vers ceux du sud. mais pour que cela soit possible, il faut continuer une politique de contrôle des comptes des plus stricts, du coup, je suis favorable à ce que la cour des comptes devienne une sorte d’agence de notation.
l’Europe aura besoin de plus en plus d’agents dans la finance et banque ne serait ce que pour collecter des informations sur place dans chaque région, département d’Europe, peut être que finalement, la crise nous apprendra qu’il faudra plus de fonctionnaires...).
les bons comptes font les bons amis.
il faut une loi pour que les Français puissent automatiquement et officiellement être détenteurs d’obligations souveraines, l’on pourrait appeler cela un paquet fiscal pour le peuple. (seulement parce que la situation l’exige).
il ne faut pas miser tout sur la mutualisation des dettes car les taux d’obligations souveraines sont aussi un symbole de souveraineté. donc je suis pour que la BCE rachète exceptionnellement la dette, mais pas indéfiniment, étant donné que l’aléa moral est un vrai problème. donc, un couplage taux individuel et taux mutualisé serait une bonne chose. A l’avenir, il serait préférable que la BCE n’agisse plus sauf si les taux atteignaient un seuil critique disons 9%.
pour les pays en difficulté, ce n’est pas moins de souveraineté qu’il faut, mais plus de pédagogie, plus de messages clairs. pour le cas de la Grèce, peut être qu’il faut voir maintenant ce pays comme une région Européenne et non plus comme un pays, ce qui le ferait sortir des stats. (ça n’empêchera pas que les réformes doivent être faites pour assainir les finances).
il est avéré qu’il faut de la bonne dette pour avoir une croissance, il peut être intéressant d’avoir une dette de 3 euros quand on sait que ça peut produire un euro de richesse (ou de croissance), donc ne pas hésiter un moment ou à un autre à laisser monter la dette privée (et non publique).
pour la spéculation, il existe chez les spéculateurs un défaut d’information en partie à cause de l’économie souterraine. cette dernière joue paradoxalement un rôle un peu positif dans la crise actuelle. (profitez en aussi pour identifier les voyous qui roulent dans des belles voitures et qui n’ont pas de salaire).
l’union politique chère la dame Merkel arrive beaucoup trop tôt, étant donné la difficulté à avoir des résultats quand il y a une seule personne qui dirige. la crise démontre qu’il est plus efficace quand il y a au moins 2 personnalités influentes (Merkel et Sarko, puis Merkel, Hollande) et bientôt Draghi, Monti et quelques autres.
de cette période que nous vivons, nous pouvons donc tester plusieurs formules d’union politique. l’équation est : souveraineté dans chaque état d’Europe, une politique économique d’interdépendance, des marges d’erreur acceptables et bien sûr des une union budgétaire, bancaire.
En revanche, éviter que la comission Européenne ne siège toujours au même endroit, parce que la Belgique qui se trouve être habité par de plus en plus de riches, il y a là un risque de corruption, de conflits d’intérêts, donc, cette commission se doit de de se déplacer par ailleurs, pourquoi pas à Athènes, ne serait ce que pour encourage la Grèce à poursuivre ses réformes (et aussi parce qu’il y a là bas, très peu de riches et beaucoup de travail à faire). sinon, envisager de dissoudre la commission Européenne pour repenser autrement. (cette dernière proposition est extrême et pas du tout souhaitable).
bon article, et il y a des bons coms comme ceux de Yohann et Mortelune.
une supervision bancaire aura le mérite de distinguer les bonnes des mauvaises banques. il faudra la mettre en place dans toutes les banques européennes, sans exception, même les plus éthiques.
un économiste américain, dont j’ai oublié le nom, avait parlé de traçabilité, et c’est ça l’idée. il se passe actuellement qu’on ne sait plus qui doit à qui et du coup, les banques ne se font plus confiance entre elles, d’où l’espoir de pouvoir continuer leurs filouteries avec une éventuelle bénédiction de la BCE. j’espère que cette dernière ne fera pas de cadeaux aux mauvaises banques.
une fois que la supervision bancaire sera mise en place, des faillites des banques peuvent enfin survenir pour ne gêner ni les ménages ni les entreprises.
des sanctions envers la direction s’imposent, et ce sont des prisons à vie qu’ils méritent. pour les politiciens qui ont fait mumuse avec eux, ils peuvent toujours les raccompagner aussi, je pense à Bush surtout qui a provoqué exprès avec ses potes banquiers la crise des subprimes, mais manque de pot, la crise du 29 ne sera pas réédité.
le dollar n’est pas tellement un papier singe dans la mesure où cette monnaie est devenue depuis les années 70 de l’or. seulement, les américains viennent de s’apercevoir, leur monnaie n’est plus à eux mais au monde entier. il y a pas mal de personnes qui payent en dollars par ailleurs qui coexistent avec certaines monnaies locales.
séparer les banques d’investissement des banques de dépôts n’est pas forcément une bonne idée, dans la mesure où l’Etat lui même peut , à juste titre, se servir de nos deniers pour financier notre économie réelle, via l’épargne. non, tout n’est pas à jeter, les fondamentaux sont solides en France, j’en veux pour preuve la capacité des banquiers Français à résister aux sirènes du crédit facile. par contre, il se passe aussi des trucs chez les banquiers allemands, ça n’a pas l’air de sentir bon chez eux.
m’enfin, quand donc les banques feront faillites, puisque c’est le capitalisme qui prévaut dans ce monde, nos banques n’ont plus qu’à racheter les banques américaines, anglaises ou allemandes (là, je ne suis pas sérieux).
vivement qu’il y ait une banque publique d’investissement qui donnera la priorité à l’économie réelle.