On a pourtant parlé à l’époque de Reagan et Thatcher d’une « révolution conservatrice ». L’expression a également été utilisée dans l’Allemagne de Weimar.
Mais là, il s’agit plutôt d’esquisser un arbre généalogique de l’idéologie néo-conservatrice telle qu’elle a pu influencer la politique étrangère américaine depuis Clinton. Elle se caractérise par un bellicisme inlassable. On en a vu les effets au Moyen-Orient et en Ukraine. On a également pu en mesurer les dégâts.
Ce témoignage du général Wesley Clarke est intéressant. Il expose comment après le 11 septembre 2001 l’entourage neocon de George W. Bush avait entrepris de redessiner la carte du Moyen-Orient : https://www.youtube.com/watch?v=nUCwCgthp_E
Il y aurait un vaste champ de recherche à explorer mais le trotskisme c’est compliqué et une vie ne suffirait pas pour commencer à y voir clair. La boutade que les trotskistes aiment répéter c’est qu’un trotskiste c’est un trotskiste, deux trotskistes un congrès, trois trotskistes une scission. Il faut aussi prendre le temps d’étudier la doctrine. J’ai trouvé dans un article plus très récent de Marianne (2019) cette intéressante citation :
D’une certaine manière, les trots’ lisaient Marx comme leurs parents lisaient le Talmud !
Le dogmatisme et le goût pour les grands idéaux abstraits et universalistes est sans doute un point commun entre le néo-conservatisme et le trotskisme.
La question qui se pose plutôt concerne la pérennité de l’idéologie néo-conservatrice qui en dépit de Trump exerce encore une grande influence sur les dirigeants européens et notamment français. Va-t-elle connaître un revival après la parenthèse trumpiste dont on ne sait pas encore combien de temps elle va durer ?