Il y aurait un vaste champ de recherche à explorer mais le trotskisme c’est compliqué et une vie ne suffirait pas pour commencer à y voir clair. La boutade que les trotskistes aiment répéter c’est qu’un trotskiste c’est un trotskiste, deux trotskistes un congrès, trois trotskistes une scission. Il faut aussi prendre le temps d’étudier la doctrine. J’ai trouvé dans un article plus très récent de Marianne (2019) cette intéressante citation :
D’une certaine manière, les trots’ lisaient Marx comme leurs parents lisaient le Talmud !
Le dogmatisme et le goût pour les grands idéaux abstraits et universalistes est sans doute un point commun entre le néo-conservatisme et le trotskisme.
La question qui se pose plutôt concerne la pérennité de l’idéologie néo-conservatrice qui en dépit de Trump exerce encore une grande influence sur les dirigeants européens et notamment français. Va-t-elle connaître un revival après la parenthèse trumpiste dont on ne sait pas encore combien de temps elle va durer ?
Je n’en sais rien. J’ai un a priori favorable envers Tulsi Gabbard, que Trump a nommée responsable des services de renseignement américains. Certains anciens de la CIA se prononcent en faveur de l’abolition de cet organisme.
Les principaux responsables de la destruction de l’Ukraine sont ceux qui ont soutenu le coup d’état de Maidan en 2014, tous adeptes de l’idéologie funeste du « regime change » qui a échoué partout mais causé des dégâts considérables partout où elle est passée.
C’est idiot de représenter Trump en marionnette de Poutine parce qu’il veut mettre fin à la guerre en Ukraine.
C’est tout simplement qu’il a compris avant les dirigeants imbéciles de l’Union Européenne que mener une guerre à durée indéterminée contre la Russie comme le voulaient les neocons américains, idéologues issus du trotskisme (messianisme et révolution permanente), n’était pas du tout une nécessité vitale pour l’Amérique.
Malhuret représente tout ce que le personnel politique français peut avoir de plus inepte, et ce n’est pas peu dire.