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Naja

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  • Premier article le 16/04/2009
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Derniers commentaires



  • Naja Naja 30 mai 2009 00:26

    @ L’homme pressé,

    Merci.

    « j’imagine que les précédents intervenants n’ont aucune idée de ce qu’est l’abus sexuel sur un mineur. »
    Je me pose aussi la question.
    A mon avis, le problème n’est pas tant l’ignorance que le refus de l’admettre. La propension à estimer que préjugés et projections constituent une bonne approche de la réalité.

    @ Goldy,

    " je considère que la société est responsable en tout premier lieu des problèmes qui surviennent chez un individu qui aurait eu des contactes sexuels dans son enfance.[...] je ne peux pas concevoir que la souffrance puisse être puisé dans un acte qui n’a généré chez nous aucune souffrance ni physique, ni morale. « 

    Ce faisant, vous estimez qu’être abusé sexuellement dans son enfance n’est pas une atteinte en soi, pas une source de souffrance, de destruction et de déstructuration, pourvu que la société ne condamne pas les faits (et à lire la suite : pourvu qu’il n’y ait pas eu contrainte évidente ni brutalité). Il s’agit donc de la négation d’une bonne partie des crimes et délits pédosexuels.
    A moins que vous ne pensiez qu’un enfant puisse consentir à des rapports sexuels qui dépassent son entendement et que l’ »expérience« puisse ainsi se dérouler dans le respect de sa personne, voire contribuer à son épanouissement. Si tel est le cas, j’ai le regret de vous annoncer que vous versez alors dans l’apologie de la pédocriminalité.

    Avez-vous songer à demander la dépénalisation des atteintes faites aux personnes... pour le bien des victimes ?

    Je regrette de ne pas être surprise par votre développement. J’aimerais l’être, cela signifierait qu’il est peu commun.
     Malheureusement, il s’inscrit parfaitement dans la continuité du propos sur la victimisation, ainsi que dans celle de la banalisation de ces crimes : il n’y a pas vraiment de préjudice, juste une complainte illégitime dans laquelle la société enfermeraient les victimes en exagérant la gravité de ce qu’elles ont vécu.
    C’est ça la victimisation : une rhétorique qui permet d’escamoter les crimes. C’est pratique et rassurant, et qui plus est, en accord avec un système de »valeurs« qui accusent les personnes fragilisées de ne pas être rentables, tout en se donnant l’illusion de se soucier de leur bien être.

     » Je me suis permis de me poser la question de l’origine du mal dans l’acte sexuel, quand ce dernier est bien entendu réalisé sans violence ni contrainte.« 

     » Pour simplifier le raisonnement, est-il logique de souffrir d’un acte qui n’est pas été motivé par une volonté de nuire ? « 

    Est-ce logique d’en souffrir ?
    J’ai beau me poser des tonnes de questions rationnelles qui ne m’amènent nulle part car la raison seule ne peut donner un sens à ce genre d’actes, j’avoue que celle-ci m’avait échappé.
    Voyons : est-il logique que de souffrir d’avoir été, enfant, le terrain d’expérimentations perverses d’un tiers dans le cas où ce dernier se serait persuadé qu’il ne nuisait pas à sa victime afin de s’arranger avec ce qui lui restait de conscience ? Hum... je dirais que oui.

    Une dernière chose :
     » (j’imagine que vous deviez probablement penser certaines choses de moi, permetez moi de vous rassurer sur ce point)."
    Je ne suis pas sûre de comprendre ce que vous entendez par là. Sachez que lorsque je parlais de peur, j’évoquais celle qu’il y a à aborder la pédocriminalité avec lucidité. La peur des côtés sombres de l’être humain qui empêche certaines prises de conscience. Rien de plus. Et c’est déjà beaucoup.



  • Naja Naja 29 mai 2009 23:12

    Ainsi donc, sortir d’une amnésie post traumatique ou de son déni de survie après 38 ans, c’est s’être privé du soin bienveillant qui empêche de demander réparation quand on est en mesure de le faire.
    Question de respect de deadline, que diable ! Finalement, affronter l’horreur humaine et la souffrance sans nom quand on n’a pas eu les bases pour se construire, c’est comme rendre un projet professionnel.

    C’est moi qui suis franchement désolée pour vous.



  • Naja Naja 29 mai 2009 23:08

    « Personne ne se fait d’illusion et tout le monde sait identifier et définir un viol. »

    Ben voyons...
    Je parlerai pas de toutes les insanités que j’ai lues ou entendues ici et là. Je m’en tiendrai à ce fil.
    En passant sur les provoc à deux balles (c’est tellement drôle de se fendre la poire sur des crimes), je relève quand même :

    " mais il y en a tant de viols que cela ? sincerement , personnellement je n’ai connaissance d’aucun cas . je ne dis pas qu’il n’y en a pas , mais... « 
    En effet pas tant que ça... juste 16% des femmes et 5% des hommes déclarent avoir subi des rapports forcés ou tentatives au cours de leur vie. Selon la dernière enquête de l’INED.
    http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/pop_soc/bdd/pub lication/1359/

     » beaucoup de ces femmes soi-disant violées sont en fait des femmes jalouses ,frustrées de ne pas avoir eu le même plaisir que l’homme et accusent mensongèrement les hommes de les avoir violées après avoir une relation consentante « 

     » celles-ci n’hésiteront pas une seule seconde à porter plainte et à nous trainer devant les tribunaux pour harcèlement sexuel, tentative de viol et j’en passe... « 

    Je disais quoi au fait ?
    Les femmes qui dénoncent un viol sont pour beaucoup des salopes qui jouent aux prudes après coup !

    On est en plein dedans. Si si.

    Vous confondez »informer sur le viol et dénoncer les préjugés qui culpabilisent les victimes« avec »faire de tous les hommes des pervers puants". Dommage.



  • Naja Naja 29 mai 2009 22:41

    Quand on lit certains commentaires, on se dit que les campagnes d’information de ce type sont vraiment nécessaires, et malheureusement, pas suffisantes.

    Les femmes qui dénoncent un viol sont pour beaucoup des salopes qui jouent aux prudes après coup  !

    Les personnes qui pensent ainsi sont bien plus nombreuses qu’on aimerait le croire. Hommes ou femmes d’ailleurs.



  • Naja Naja 29 mai 2009 16:49

    Bonjour,

    Merci smiley

    Le déni oui... je pars du principe que les personnes accrochées à leur déni sont les plus susceptibles de réagir à ce genre d’articles. Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont les seuls à lire. (On s’encourage comme on peut... )

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