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  • Premier article le 16/04/2009
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Derniers commentaires



  • Naja Naja 4 mai 2009 14:59

    Si j’ai bien compris, par « affaire élucidée » on entend « affaire dans laquelle quelqu’un est accusé ou suspecté ». Par opposition aux cas, nettement plus rares, où une personne vient porter plainte contre un agresseur inconnu qu’il faut retrouver.

    En matière de violence sexuelle, les faits ne laissent en général aucune trace physique.
    Il y a le témoignage de la ou des victimes, les séquelles des sévices subis, le discours de déni ou les aveux de l’accusé et/ou de ses éventuels complices, leur perversité décelable par expertise, et quelque fois les témoignages d’autres victimes. Réalité que certains réduisent à la formule « c’est la parole de l’un contre celle de l’autre », évacuant ainsi tous les éléments de preuves contenus dans les conséquences du traumatisme et le comportement d’un agresseur sexuel.

    Sauf à penser que 60% des plaintes pour viols ou agressions seraient des dénonciations calomnieuses, ce chiffre indique comment ces aspects phychologiques sont considérés par la justice française et quelle crédibilité elle accorde à la parole des victimes.

    On est assez loin d’une prétendue sacralisation des victimes qui mettrait en péril le respect de la présomption d’innocence...



  • Naja Naja 4 mai 2009 10:59

    Je vois que les liens hypertextes dans le chapeau de l’article ont disparu...
    Stats sur le site du ministère de l’intérieur http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/statistiques/criminalite
    Stats sur le site du ministère de la justice http://www.justice.gouv.fr/index.php ?rubrique=10054&ssrubrique=10058




  • Naja Naja 24 avril 2009 13:43

    Les commentaires émis ici répondent largement à vos interrogations. Je vous invite à les lire...



  • Naja Naja 19 avril 2009 15:55

    @ Appoline,

    A la lecture de votre commentaire, je m’avise que j’aurais peut-être dû préciser, dans mon commentaire ci-dessous, que j’avais été victime de la barbarie de l’Homme.

    Je sais trop que nombreux sont mes concitoyens à penser que les victimes n’ont que faire des conditions carcérales, et qu’à la limite, ces dernières estimeraient que ce qu’elles ont subi devrait empêcher que l’on s’intéresse à la question des indignités commises en prison. C’est ainsi que nos politiques le présentent en tout cas.

    Vous déplorez que l’on ne parle pas des victimes. Je déplore qu’on utilise leur souffrances en justification de positions qui ne les concernent en fait pas. La conséquence étant que désormais, la simple mention du mot victime donne des boutons à beaucoup. A l’indifférence succède ainsi la raillerie.
    Non que je vous tienne pour responsable de la rudesse d’autrui. Je regrette simplement que vous convoquiez en renfort d’un point de vue qui n’appartient qu’à vous ce que vous imaginez de la douleur de personnes que vous ne connaissez pas.



  • Naja Naja 18 avril 2009 11:31

    Bonjour Airbus,

    Merci pour ce témoignage.
    Je pense que c’est important de pouvoir lire des témoignages comme le votre dans les medias « courants ». (On en trouve sur les sites dédiés à la question, comme http://www.oip.org/ , mais il faut les chercher)

    Pardonnez le ton quelque peu théorique, en apparence, du propos qui suit mais un point m’intrigue....

    Vous insistez pour dire qu’il n’y a pas que des déviants ou des grands criminels en prison mais aussi des petits délinquants et même des innocents. Pas que des condamnés mais aussi des prévenus.
    Comme si les indignités faites aux détenus pouvaient trouver justification si ces derniers avaient commis des crimes atroces. Ou comme si à l’inverse, elles étaient plus intolérables si commises sur des personnes qui n’avaient fait de mal à personne ou commis seulement de petits larcins.
    Pourtant, à lire vos développements en commentaire, vous ne semblez pas partager ce sous entendu. Ne serait-ce que pour des raisons relatives au bien collectif. Comme vous, je pense que si l’on s’interroge sur le sens de la peine carcérale et les objectifs qu’elle vise pour la société, c’est tout aussi inquiétant (voir plus ?) de constater que loin de favoriser l’amendement des personnes coupables de crimes ou de délits graves sur les personnes, elle donne raison à la violence et à l’absence de considération d’autrui.

    Je comprends très bien que vous teniez à préciser que vous n’avez pas violé ni tué ni agressé qui que ce soit. Ce n’est pas cela que je commente.
    Je trouve utile aussi de rappeler que les prisons ne sont pas remplies de salauds comme certains aimeraient le penser.
    Mais je suis toujours un peu gênée de voir ce rappel fait dans le contexte d’un discours qui dénonce les pratiques contraires aux droits de l’homme ayant cours en milieu carcéral en France. Serait-ce parce que ceux qui ne s’en offusquent pas les cautionnent en se référant aux pires (à leurs yeux) criminels et en affirmant que ces derniers méritent de souffrir et de ne pas être traités comme des hommes ?

    Comme vous - je suppose - j’ai beaucoup de mal avec ce genre de réflexions. Les droits de l’Homme s’appliquent à tous les hommes et les pires criminels sont aussi des hommes, n’en déplaise à notre image de l’Homme.

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