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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 23 mars 2007 11:34

    Merci pour votre commentaire. Je vais essayer d’apporter quelques réponses.

    Je n’ai pas vu ce reportage sur ARTE, je ne pourrais donc pas porter de jugement sur sa qualité.

    En revanche, je puis donner un avis sur certains éléments que vous nous rapportez.

    Concernant JM Barroso, il est vrai qu’il souhaite achever, au cours de son mandat, le marché intérieur. Faute de soutien politique fort, quelque peu paralysé par le coup d’arrêt des ’Non’ français et néerlandais, le Président de la Commission européenne n’a pas le choix : il se concentre là où il peut approfondir l’UE, c’est à dire ... sur les affaires intérieures, et notamment sur le marché intérieur et la mise en oeuvre complète des 4 libertés fondamentales : les libertés de circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux.

    Concernant la Chine, les Etats membres ont décidé en 1995 de signer un accord avec la Chine sur la levée des mesures de protection européenne dans le domaine du textile et de l’industrie de la chaussure. Cet accord prévoyait de fixer le 1er janvier 2005 comme date de suppression de ces quotas sur les produits textiles d’exportation chinoise. La France savait que cet échéance arriverait au 1er janvier 2005, mais l’Etat français n’a pas fait grand chose pour prévenir l’industrie du textile de cet irruption concurrentielle ... prévue depuis 10 ans puisque soumis à la signature de nos ministres par les services de nos ministères. Je dois préciser que la Chine a ouvert en même temps son marché à l’UE, qui en profite allègrement.

    Sur la directive relative aux services dans le marché intérieur, celle-ci a été votée par le Parlement européen le 15 novembre 2006.

    Voir mon article sur ce point : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15671

    En ce qui concerne Mr Blair, les archives d’ARTE sont probablement quelque peu anciennes, car ces images (je suppose) de Tony Blair faisant face au PE remontent à la présidence britannique du Conseil de l’UE, qui a eu lieu du 1er juillet au 31 décembre 2007. Une présidence très décevante (mais pouvions nous attendre + de la Grande Bretagne ?), cela dit au passage.

    Pour ce qui regarde enfin mes propositions pour l’avenir de l’UE, je pense que la meilleure des nouvelles pour le projet européen, au risque de me répéter, serait que la France élise au mois de juin un Président de la République ’européen’.

    Si tel était le cas, vous verriez que le projet européen, fort de soutien en Espagne, en Allemagne, en Italie et au Benelux, repartirait presque naturellement, cette fois-ci sur de bons rails.



  • Neos 23 mars 2007 10:40

    Excellente remarque.

    L’idée de l’Europe, la vision de l’Europe, sont en panne en France.

    L’Union européenne continue son chemin. Nous en aurons probablement la preuve au mois de juin. Même si je conçois mal qu’un texte de traité puisse être adopté par les Etats sans être soumis à la ratification populaire en France, après le refus du 29 mai 2005, il faudra de toute façon un nouveau traité pour l’UE dans les meilleurs délais.

    Au delà de ce manque de vision d’Europe, qui ne peut plus se concevoir aujourd’hui autrement qu’à 27, la France doit apprendre à sortir de sa tradition de ’vision française’ (..) et adopter une méthode sage qui consiste à privilégier le compromis permanent sur le ’passage en force’ devant les autres Etats membres.

    Sortir de ce que les autres désignent comme ’l’arrogance française’ qui constitue la marque de fabrique de la vision française de la construction européenne depuis l’époque gaullienne des années 50. Cette manière désobligente d’être ’donneuse de leçons’ alors que plus rien ne s’y prête dans une configuration à 27, voire +.

    Vous avez raison de dire que la panne est en France.

    Peut être la situation sera-t-elle meilleure en juin, avec le nouveau Président de la Rép. française.

    Il faudra pour cela que la France élise un Président de la République ... européen.



  • Neos 22 mars 2007 17:15

    Je me permets de vous apostropher un instant afin de vous donner quelques éléments sur le ’gouvernement possible’ du candidat du centre en France.

    La logique de FB repose sur un raisonnement simple mais qui n’est plausible que si les institutions changent :

    - FB sait que s’il est élu Président, il pourra bénéficier de prérogatives larges, notamment celle de changer les institutions ; le candidat a déjà donné quelques indications à ce sujet : au cours de la 1ere année de son quinquennat, il a prévu de soumettre à referendum un certain nombre de règles constitutionnelles, tenant au mode de scrutin, à l’équilibre entre pouvoir exécutif et législatif, sur le rôle du gouvernement et même sur la fonction présidentielle

    - pour conforter sa majorité au soir du 6 mai, le Président aura besoin de la validation, par les électeurs, de cette majorité présidentielle. Il va, ainsi, présenter et soutenir des candidats dans chaque circonscription électorale qui défendront son projet présidentiel, quelle que soit l’étiquette partisane de ces candidats (ce projet sera entre temps présenté aux Francais, ainsi qu’à tous les candidats prêts à le soutenir dans leur fief)

    - afin de renforcer cette majorité, en éviter que la tentation d’un retour vers les forces partisanes ne se fassent, le Président fera voter un changement de mode de scrutin. Ce changement de mode de scrutin aura principalement pour effet d’anihiler tout risque de retour à un système majoritaire qui favorise les grands partis et ne reflète plus le paysage politique français.

    - enfin, il est fort possible qu’au cours de cette 1ere année, lorsque le moment sera venu et si le soutien populaire le lui permet, le Président propose (toujours par referendum) de valider ces revisions constitutionnelles en soumettant son projet de nouvelle Constitution pour une VIe République.

    Vous n’êtes pas sans savoir qu’un projet très sérieux existe, vous le trouverez à l’adresse suivante :

    http://www.6emerepublique.com/



  • Neos 22 mars 2007 16:59

    Si l’on peut faire une analogie quelque peu grossière entre 2 Etats de l’Union européenne, et plus particulièrement de 2 phénomènes de ’rapprochements’ idéologiques de ces dernières années, je souhaiterais rappeler à nos lecteurs ce qui s’était passé en 2000 en Autriche.

    A l’époque, le parti de droite ÖVP du Chancelier Schüssel avait eu besoin de l’appui du FPÖ de Jorg Haider pour se maintenir au pouvoir. Les réactions en Europe furent aigües et l’on vécut un début de crise entre les Etats membres et l’Autriche. ’Jouer’ avec des idéologies fascisantes est un exercice périlleux qui n’a en général qu’un scénario possible : le refoulement de ce type de projet par les majorités républicaines modérées.

    En France, la tentative actuelle de banalisation du discours nationaliste est particulièrement malsaine. Il serait bon que les républicains modérés (encore influents) du parti en question réagissent et recadrent les tentations de leur candidat avant qu’il ne soit trop tard.

    Remporter des élections est un dessein louable. Mais pas à n’importe quelle condition, et si je peux me permettre un avis qui n’engage que moi, pas au prix de vulgariser les pensées narcotiques nationalistes dignes d’un autre temps.



  • Neos 22 mars 2007 15:29

    Dan, vous vous répétez, nous vous avions fort bien lu précédemment.

    Clearstream est une banque dont le siège se situe effectivement à Luxembourg-ville, dans le quartier du Kirchberg. Quel rapport entre cette banque et les institutions européennes ? L’affaire à laquelle vous faites référence concerne toujours, je crois, quelques hommes politiques français. Rien de plus.

    Nous savons que nos amis luxembourgeois ont fait de l’univers banquier une spécialité (parmi d’autres, je recommande aussi le Pinot gris, excellent) nationale. Mais de grâce, n’en faites pas une généralité européenne. Si le Crédit Lyonnais français avait ’patte blanche’, nous le saurions.

    Ne croyez-vous pas ?

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