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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 14 août 2007 09:26

    JK : « Il est vrai que le »peuple« ne comprend pas les enjeux. Il faut lui présenter des choix tout prêts, et ensuite seulement lui demander d’arbitrer. Le suffrage universel, critère de décision, mais pas critère de vérité. »

    Que proposez-vous comme alternative au régime imaginé et mis en oeuvre, par exemple aujourd’hui, par la République française à travers le texte de sa Constitution ? L’élection du Président au SUD, cher à De Gaulle, ne vous convient-il pas ?

    Pouvez-vous argumenter votre réponse ?



  • Neos 14 août 2007 09:21

    @ Ar Brezonneg,

    Vous n’avez pas saisi ma question : elle porte sur la nature même de l’intervention, quels que soient les intervenants. Je vais employer d’autres qualificatifs : pensez-vous qu’il soit ’bon’ ou ’mauvais’ que la société internationale s’ingére dans les affaires serbes et kosovars, les invite à une table de négociations, quant bien même cette intrusion politique et diplomatique aurait pour objectif prioritaire d’éviter un bain de sang ou une nouvelle crise dans les Balkans occidentaux ?



  • Neos 13 août 2007 15:15

    « Toutefois ces deux organismes ne sont que le paravent commode pour le démantèlement de la Serbie. »

    Pensez-vous qu’il soit judicieux ou malhonnête d’essayer de chercher à travers un compromis politique entre serbes et kosovars, autour d’une table et sous la supervision d’experts internationaux, l’opportunité d’éviter un nouveau conflit/crise armé(e) et sanglant entre ces peuples européens ?

    Je vais plus loin : pensez-vous que l’Union européenne devrait s’investir + sur ce dossier, au risque de s’ingérer un peu plus dans les affaires serbes et kosovars ?



  • Neos 13 août 2007 10:16

    Bonjour Ar Brezonneg,

    Le Kosovo, son statut et son avenir, au moins à moyen terme, est entre les mains du Conseil de sécurité de l’ONU.

    Un ’groupe de contact’, composé de plusieurs Etats (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Russie et Etats-Unis,), mène les négociations avec les représentants du Kosovo et de la Serbie.

    Voir par exemple le lien suivant, assez récent : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=14554&Cr=kosovo

    L’Union européenne ne prend par part à ces négociations sur le Kosovo. Le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité (PESC), Javier Solana, ainsi que Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire en charge des relations extérieures, suivent toutefois de près ce dossier.

    L’Union mène par ailleurs des discussions avec la Serbie, qui pourrait devenir à terme candidate à l’adhésion.



  • Neos 12 août 2007 18:07

    Que pensez- vous de cette description de la nation ?

    La nation repose sur la mémoire d’un passé commun, en particulier de faits et d’oeuvres communs ; elle est la réaffirmation régulière d’une volonté de vivre ensemble.

    Sans la mémoire, il n’y a pas de réunion possible des hommes en une nation puisque la volonté ne peut surgir en l’absence du passé. Mais si cette volonté n’existe pas aussi dans le présent, rien ne pourra faire tenir la nation. Bien plus, on ne doit pas la maintenir contre la volonté des hommes, et sans elle.

    Que le souvenir s’efface, en tant que souvenir commun, et la nation disparaîtra. Car la nation est mortelle, elle tout entière historique et politique, et non une substance (naturelle) qui s’imposerait. C’est à chaque peuple, en dernière instance, de décider à quelle nation il appartient.

    Ces quelques phrases tirées d’une analyse du discours de Renan (Paris, 1882) m’invitent à présenter quelques remarques personnelles :

    1) la conception française (subjective) de la nation repose sur le pilier de la ’volonté de vivre ensemble’, inébranlable forteresse de la volonté que celle exprimée par le peuple français, et qui s’impose à la nation.

    2) les minorités ne remettent pas en cause cette volonté de vivre ensemble. Elles concoivent en revanche que le peuple [ici français en l’espèce] dans son ensemble reconnaisse l’existence et le particularisme régional ou local et admette que ce particularisme puisse s’intégrer au sein de ce ’contrat’ de la volonté de tous de participer à l’avenir en commun.

    3) l’Union européenne, parce qu’elle ne bénéficie pas de la mémoire commune de ses peuples, mais de la seule proposition de se doter d’un avenir commun, n’a pas vocation à se substituer aux nations. Ni d’imposer à des régionalismes ou diversités locales de se soulever contre les nations. Les nations font partie intégrante du projet commun européen, elles ont leur propre souveraineté et l’UE, quelle que soit sa configuration politique, n’émet pas le souhait de voir disparaître ce qui fait la richesse de sa diversité.

    Il y a toutefois un point sur lequel je vous rejoins : je pense que les chefs d’Etats européens devront, un jour, prendre le risque politique (et personnel ?) de demander expressément aux peuples d’exprimer cette volonté afin de guider les nations souveraines, à savoir : comment les peuples souhaitent-ils organiser leur avenir, leur vie en commun ?

    La volonté des peuples (notez le pluriel, qui détonne avec la seule analyse franco-française) est déterminante. C’est à celle-ci que les nations devront se plier. Il en va bien sûr de même de l’Union européenne.

    Il faudra pour cela que tous les peuples soient consultés. Et que leur volonté engage ensuite l’action des nations et de l’Union européenne.

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