« Surtout, les anciens compteurs ne surveillent pas et ne transmettent pas en quasi permanence vos modes de consommation, quelle puissance vous utilisez et à quelle heure vous l’utilisez... »
Sauf si vous demandez explicitement à ce que votre courbe de charge soit transmise quotidiennement au serveur d’Enedis(*), seuls vos indexes sont transmis une fois par jour. Les données de courbe de charge vous appartiennent et ne peuvent pas être communiquées à des tiers sans votre autorisation explicite. Je ne vois pas où est le problème si seuls vos indexes quotidiens sont relevés.
(*) Avec un pas de 30 minutes, en créant un espace client sur leur site.
Ce que je voulais dire, c’est que certains consommateurs constatent que leur consommation a augmenté après le remplacement de leur compteur, alors qu’ils n’ont pas changé leurs habitudes. Il mettent alors en cause le nouveau compteur sans penser un seul instant que c’était peut être l’ancien compteur qui ne comptabilisait pas comme il faut leur consommation.
Il ne s’agit pas de défauts imaginaires inventés par moi, mais d’une réalité. Les dysfonctionnements existent, les procédures de signalement et d’intervention d’Enedis sont d’ailleurs publiées sur le Web.
« En Europe, l’Allemagne a refusé sa généralisation, ces compteurs
sont réservés aux gros consommateurs d’électricité ». C’est exact. La
limite a été fixée à 6000 kWh par an. En France, cela reviendrait à équiper de
compteurs communicants tous les foyers qui se chauffent à l’électricité… soit,
38% d’entre eux. C’est loin d’être négligeable.
« 4
Pays ont catégoriquement refusé (Portugal, Belgique, Lettonie, République
Tchèque) » Quelles sont vos sources ? S’il s’agit de cet article daté
du 1er août, dans Ouest -France, vous oubliez de citer la
suite :
« Depuis [le rapport de la Commission Européenne],
la Belgique s’est ravisée. Les trois grandes régions viennent de voter
pour. « Le prix de ces compteurs
a diminué. Ils constituent l’une des réponses au défi de la transition
énergétique », estime Brugel, le régulateur bruxellois de
l’électricité. Ce dernier a reçu l’aide du Conseil supérieur de la Santé. »
Au
Portugal, l’étude bénéfice/coût n’avait pas montré un réel intérêt pour le
pays. Du coup, l’État portugais n’a pas légiféré sur le sujet, ni fixé
d’objectif. Mais cela n’a pas empêché le distributeur national EDP Distribuição
d’initier, depuis 2013, l’installation de compteurs communicants. Fin 2017, 1,3
millions de compteurs étaient en service et le distributeur vise 100% d’équipement en 2022. (Source : Selectra.info)
Sur
les 4 pays que vous citez comme ayant dit « non », il n’en reste donc plus
que deux. Sur 28, c’est vraiment peu.
« 6
autres n’ont pas pris de décision (Pologne, Roumanie, Slovénie, Hongrie,
Bulgarie, Malt) ».
Comme
pour le Portugal, qui n’a pas légiféré sur le sujet, les déploiements ont
commencé en 2012 et 2013, en Pologne et en Roumanie, sans que les gouvernements
respectifs de ces deux pays n’aient pris de position officielle.... (source : Les-smartgrids.fr)