Vous écrivez : "Merci Grand-Père de ce magnifique courage devant la mort ! Merci Tantine de ce bel
exemple."
Sous-entendez-vous que ceux qui acceptent les traitements proposés et prolongent leurs vie de quelques mois ou de quelques années manquent de courage et ne donnent pas un bon exemple ?
Vous écrivez : « Je suis soufflé par la façon dont les souffrances physiques et psychologiques du malade, et de son entourage, sont évacuées. »
Et voila : après celles du malade on s’émeut maintenant des souffrances physiques et psychologiques de son entourage, et c’est aussi au nom de celles-ci que l’on va pratiquer l’euthanasie.
... c’est évident, si la loi autorise un jour l’euthanasie à la demande du malade, quelques années plus tard elle l’autorisera à la demande de l’entourage (dont il faut abréger les souffrances psychologique) puis quelques années plus tard encore au nom de la sécurité sociale et des assurances (dont il faudra abréger les souffrances financières) ...
Oui bien sur, si vos idées l’emportent, au début la loi ne prévoira de n’autoriser l’euthanasie quepour les personnes ayant exprimé
ce désir, de manière libre, éclairée et réitérée.
Et puis un jour des parents demanderons l’euthanasie pour des enfants mineurs. Et après une intense propagande des pro-morts la loi basé sur quelques faits divers bien tristes la loi autorisera exceptionnellement l’euthanasie des personnes incapables mais dont les proches en auront exprimé le désir de manière libre éclairé et réitéré (cf. la Belgique http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/278643/le-spa-veut-etendre-l-euthanasie-aux-enfants.html)
Il y aura ensuite des batailles juridiques interne aux familles comme ça a déjà eu lieu aux EU certains membres de la famille prétendant que le malade avait exprimé le désir d’euthanasie lorsqu’il était conscient et libre, d’autres affirmant le contraire. Alors on fera une nouvelle loi, pour dire que dans le doute, on euthanasie.
Et de dérives en dérives, un beau jour on vous piquera comme un chien pour libérer le lit car d’autres patients attendent dans le couloir.
Vous écrivez : « les Français SONT FAVORABLES à 94 % à la légalisation de l’euthanasie »
Un responsable NAZI en avril 1941 écrivait (cf. dernier § de l’article) : « Dans 80 % des cas, les proches sont d’accord, 10 % protestent et
10 % sont indifférents (7). »
De 80 % (ou 90 % si l’on additionne les favorables et les indifférents) en 1941 on passe 70 ans après à 94 % : la preuve que vos idées progressent dans l’opinion.