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Nicolas Cavaliere

Nicolas Cavaliere

Je recherche la transparence absolue que les mots viennent obscurir par leur densité.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/02/2008
  • Modérateur depuis le 03/01/2009
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Derniers commentaires



  • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 17 mai 2021 09:41

    @Séraphin Lampion

    Concernant le point 5... vous vous incluez dedans ?



  • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 10 avril 2021 19:36

    @C’est Nabum

    Ce n’est pas agir. Agir, c’est résoudre. Tous les robots finissent à la casse.



  • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 10 avril 2021 18:01

    @C’est Nabum

    Article très émouvant, et très émouvant parce qu’il est vrai. Il ne faut pas s’en faire. Ces amoureux se retrouveront et s’aimeront d’autant plus fort qu’ils ont été séparés.



  • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 15 mars 2021 22:01

    @perlseb

    Ce n’est pas un principe ou une thèse monétariste, c’est un constat de visu qui implique des objets. Une éthologie. Une phénoménologie. Les développements pris par cette forme d’échange ont échappé à tout contrôle, parce que ça arrangeait bien tout le monde. La paresse aussi est une condition de la longévité.

    Quand vous avez une forêt à proximité, effectivement vous n’avez pas besoin de vous chauffer au gaz ou à l’électricité. Un morceau de ferraille et une charrette suffisent à vous fournir en bois. Un arc, des flèches, faits de ce même bois, et vous voilà prêts à conquérir votre nourriture par la même occasion. Et puis on vous accusera de vol sur une propriété communale et de braconnage...

    Au vu des compétences mises en œuvre actuellement dans le BTP, je gage avec vous que votre mur tiendra aussi longtemps !!!

    Peut-être qu’ils se soumettent parce qu’ils ne savent rien faire. Le taylorisme a rencontré beaucoup d’oppositions, et les premiers opposants étaient les ouvriers les plus qualifiés. Parce qu’ils savaient quelle était l’ampleur de leur talent, l’ampleur de leur aptitude à se saisir de la matière et à la transformer de leurs mains pour l’agrément de l’espèce, ces travailleurs savaient aussi s’opposer. Mais aujourd’hui, accablés d’un crédit sur une maison qu’on n’aurait su construire nous-mêmes, on renonce à faire grève pour exprimer notre dignité, parce que nous n’avons pas su la gagner en étant libres.



  • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 15 mars 2021 19:19

    @perlseb

    Je vous suis sur le premier paragraphe, et autant sur le second, car l’effort théorique est important et MORAL, découlant d’une volonté de comprendre le monde et de l’améliorer.

    Si récupérer exactement ce qui nous revient ne fera jamais rêver, alors effectivement, on ne pourra jamais se passer du profit... dont l’existence est fixée, non dans l’échange de la monnaie, mais dans son rendu même. Le profit existe quand l’échange laisse de la monnaie. Si nous nous contentions d’échanger des pièces d’1 euro contre une baguette de pain sans récupérer 20 centimes parce que le vendeur a fixé le prix de l’unité à 80 centimes, le reste de la transaction ne pourrait pas être investi ailleurs. Le profit ne doit pas être observé du côté du vendeur, mais de ce qui est laissé à l’acheteur quand il récupère la monnaie. Ce qui crée la croissance économique, c’est ce qui est rendu, ce qui permet le réinvestissement, pas ce qui est donné. Le vendeur et l’acheteur s’imaginent, l’un qu’il fait un profit, l’autre qu’il dépense, alors qu’il sont contraints par les conditions induites par l’objet monnaie.

    La monnaie n’est pas artificielle dans le sens où elle participe de la nature humaine - elle est une création humaine - mais elle a créé par artifice les moyens de légitimer la domination des uns sur les autres en prétextant la légitimité supérieure du nombre sur la lettre. Le profit qui devrait être celui de la société tout entière, car chaque pièce de monnaie laissée part indifféremment et selon le hasard des goûts de chacun vers tel ou tel autre membre de la société, ne peut pas l’être car la lettre est et restera supérieure au nombre. Les naissances et les morts, les alliances et les conflits, sont tout ce qui définit la marche de l’histoire. Le crédit bancaire pourrait sembler être une exception à ce point de vue, mais il participe du même principe de domination d’une communauté sur une autre, en imposant une dette qui restreint la liberté et le développement de la capacité d’agir du surnommé débiteur. Le surnommé créditeur de son côté devra rester banquier toute sa vie, condamné à récupérer « son dû ». Enchaîné lui aussi à son contrat, à sa profession. Le poids des héritages peut se faire très lourd. Et comme nous voulons toujours faire plus ou mieux ou autant que nos parents !

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