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Nometon

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Je me (dé)bats contre tout ce qui me semble faux... les lieux communs, le prêt-à-penser, les dogmes, anciens, nouveaux, la bien-pensance, la peur aveugle et son cortège de chimères.

Pour utopie, la république universelle ; à faire et à discuter.

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  • Nometon Nometon 5 octobre 2010 11:34

    Alain Jules est en quête permanente de notoriété et ne recule effectivement devant aucun titre, ni aucune provocation (voir son précédent article : « sexion d’Assaut homophobe ? Je kiffe, je suis fan... » pour que l’on parle de lui sur le web.
    Avec habileté et un surtout, un grand cynisme, il a parfaitement compris l’art moderne de l’information :
    1) il s’autoproclame tolérant, ouvert et libre-penseur (et le répète à l’envie) ;
    2) il hume l’air du temps pour véhiculer des idées comme on fait son marché et lance sa petite provocation (ou, quand il est allé trop loin, son article consensuel).

    Aujourd’hui (et après son dernier billet où sa -déjà pauvre- crédibilité en a pris un sacré coup), le marché est à la défense d’une pacifiste sincère. Bien joué, car sur ce sujet, tout le monde ou presque sera d’accord. La position du gouvernement israélien est intenable et vile. Et Jules se redore un blason abimé (le sien) à peu de frais.

    Mais personnellement, je n’oublierai pas ses déclarations sur l’homophobie. Ni ses « techniques de buzz », comme celles que Perseus a rappelé, où Alain Jules se permet de véhiculer une injure crasseuse et raciste (ce qui, à coup sûr, lui attire un public nombreux !) pour ensuite dégouliner d’appels à la tolérance, à l’échange, etc.

    Alain Jules est un pompier pyromane. Il allume des feux pour mieux assurer ses entrées en fanfare, sourire au lèvres et seau d’eau à la main. C’est exactement la méthode que dénonce Noam Chomsky (oui, oui ! le même que l’auteur cite dans son article d’aujourd’hui parce que ça fait très bien de lancer un nom, comme ça, dans un billet, ou dans les soirées). Cela s’appelle la « fabrique du consentement » : l’homme politique ou l’intellectuel oriente les projecteurs sur un problème plus ou moins marginal, qu’il choisit soit pour créer un consensus facile (et y accoler son nom !), soit pour présenter une solution miracle (et y accoler son nom !).

    Le sujet majeur d’intérêt d’Alain Jules, c’est lui-même. Tous les thèmes abordés n’ont d’autre but que de se créer une notoriété personnelle. Aucune conviction profonde, aucune pensée claire, aucun combat de longue lutte ne se dégage de cette logorrhée presque quotidienne. Pour la simple raison qu’il n’y en a pas. Alain Jules est le fils prodige des BHL et autres petits pseudo-intellos qui depuis 30 ans se servent de justes causes pour se construire leur propre image et aller la vendre sur les plateaux télé. D’ailleurs, Alain Jules sera, malgré ma critique désabusée à son égard, assez content de ce commentaire :
    je n’ai cessé, tout du long, de citer son nom.



  • Nometon Nometon 4 octobre 2010 16:23

    Pour moi, un intellectuel, c’est un penseur de combat.
    Il lui faut deux choses :
    - une pensée ;
    - un combat.

    Qu’en est-il dans les media ? Les intellectuels des plateaux télé se caractérisent en général par une pensée formatée, conformiste, sous une apparence rebelle (s’ils se disent à gauche) ou indépendante (s’ils se présentent à droite). Quant à leur combat, il se résume le plus souvent à trouver ou défendre des « causes » en marge des vraies questions de société, c’est-à-dire en marge de la question du pouvoir et de sa légitimité.

    Ces « intellectuels » de pacotille sont des publicitaires d’une pensée stérilisante. Ce sont des sortes de pare-feu, installés pour empêcher toute pensée critique de se déployer socialement.
    Le mieux, c’est encore de les ignorer. Totalement. De les citer le moins possible, car citer leur nom, c’est encore leur donner de la place. Mieux vaut parler des intellectuels vrais, ceux qu’on voit trop peu (mais un peu quand même !), ceux que motivent le goût de penser et la force d’une conviction.
    Ils sont nombreux. En voici un (ma contribution du jour) : Francis Hallé.



  • Nometon Nometon 4 octobre 2010 11:10

    "A-t-on le droit de ne pas être d’accord avec la pratique homosexuelle sans être pour autant un zombie ou un admirateur du IIIe Reich ?« 

    La »pratique« homosexuelle ? Quel mot détestable pour parler de relations et de sentiments humains. En France, la pratique sexuelle entre adultes consentants relève du choix personnel et de l’intimité. Alors non, on a pas le droit de ne pas être d’accord avec les choix sexuels de son voisin !!! Votre phrase en dit long sur l’état de régression des libertés individuelles dans notre pays (ailleurs aussi ! le mouvement est global).

    J’adore les gens qui parlent de tolérance pour nous inciter à »tolérer« ce qui ne l’est pas, justement, tolérable ! Car ici, le roi est nu : derrière les discours victimaires se cachent trop souvent des pensées fascisantes. Leurs modèles sont indéfendables : des hommes violents, voulant imposer leur »loi« aux femmes, vantant l’argent et le bling bling, stigmatisant les homosexuels, bref, des imbéciles qui ont un sacré gros problème avec leur virilité, leur identité d’homme. Ce genre de crétins, il y a a toujours eu, il y en aura toujours, mais s’ils diffusent leur propos et leurs »croyances" d’arriérés publiquement, alors, cela devient de l’incitation à la haine et à la violence, en l’occurrence contre une minorité sexuelle.

    Les propos de l’auteur sont de pur sophisme !
    On ne tolère pas l’intolérable. On l’accepte ou on le combat !



  • Nometon Nometon 21 septembre 2010 10:08

    La science est, par définition, spéculative. Le débat y est la règle.

    Hélas, la climatologie, branche toute neuve de la science, est aujourd’hui instrumentalisée par des enjeux où la recherche de la vérité (disons plus modestement, la recherche de lois vérifiables) est devenue une question tout à fait secondaire.

    Courtillot est un chercheur brillant. AInsi que l’auteur le résume, avec finesse et élégance, Courtillot « écoute le taux d’ensoleillement et d’activité solaire ». Dans un contexte scientifique non-instrumentalisée, sa thèse susciterait des polémiques, des combats, des oppositions, ce qui est normal et sain pour un discours qui se construit par la confrontation et l’échange. Mais dans le contexte actuel où l’idéologie est reine (l’idéologie a toujours cherché à instrumentaliser la science), cette thèse est le plus souvent balayée d’un revers de main rageur puisqu’elle n’entre pas dans le « modèle climatique du réchauffement anthropique ». Elle n’appartient pas au dogme...
    Courtillot est un libre-penseur.

    Vraiment, bravo à l’auteur pour cet article qui mêle si bien intelligence, information et poésie ! Bis ! ;)



  • Nometon Nometon 20 septembre 2010 20:54

    Bonjour Bernard Dugué,
    (et avant toute chose, sachez que je vous lis assez régulièrement)

    j’ai écouté Bayrou dimanche en fin d’après-midi et... j’ai apprécié sa mesure du temps, son rythme propre. Je m’étonne franchement que vous souligniez sa lenteur d’élocution ! Il s’agissait pour cet homme d’un écueil et il en a fait une force.
    Car sa parole est précise, claire et souvent, bien plus que son ton (posé), elle est plutôt tranchante.
    En réalité, à lire votre article, c’est vous que j’ai trouvé tout à fait démodé, en tout cas, hors du coup (disons de celui-là).

    Si Bayrou avait un défaut, ce serait peut-être de ne pas assez assumer la direction d’un mouvement, d’une tendance, d’une pensée (qui n’est pas la mienne, mais que je peux entendre et apprécier). Ce serait un excès d’humilité, au moins médiatique.

    A part cela, c’est un homme dont on s’est beaucoup moqué, dans les milieux où l’on parle bien souvent plus vite que l’on ne réfléchit (les officines politiques et les rédactions de journalistes et présentateurs télé). Personnellement, un homme politique qui réfléchit plus vite qu’il ne parle, cela me fait un énorme bien !

    Et pour finir, dire que l’attention que Bayrou a captée en 2007 était organisée par le système (ce sont vos propos), là, vraiment... vous vous moquez ! Bayrou a su obtenir un vote important et un vote populaire. Populaire, car il n’avait pas d’appareil, pas de media, pas de soutiens puissants.

    Nul ne vous en voudra. On ne peut écrire toujours de bons billets. Mais comme arroseur arrosé, vous me semblez aujourd’hui celui qui a parlé... trop vite !

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