Elle ne sait même plus qui elle est. Au point qu’un de ces Africains qui semblait ne plus avoir rien à dire à ses frères se demanda si l’Afrique avait besoin d’un « ajustement culturel ». Or l’Afrique a déjà quitté ses rails une première fois avec les Arabes et la seconde, la plus fatale, c’est avec l’Europe.
L’Afrique qui ne parle pas arabe, français, anglais, portugais ou espagnol ; celle qui ne croit pas en Allah/Mahomet/Jésus n’a voix à aucun chapitre. Elle est discriminées, discréditée par celle culturellement « ajustée » à l’Arabe ou à l’Européen
« Ce sont les chrétiens qui amènent le débat sur l’esclavage sur la table (par la controverse de Valladolid entre autres au XVIe siècle ), un acte contraire aux Évangiles : l’homme peut-il continuer à exploiter l’homme ? »
Faux, Jonas. La controverse ne portait pas sur ton « l’homme peut-il continuer à exploiter l’homme ? » Mais sur l’humanité ou non des Indiens, sur la question de savoir s’ils avaient une âme au même titre que les blancs, s’ils étaient eux aussi les enfants du dieu des Blancs.
Las Casas ayant réussi à convaincre le légat du pape de l’humanité des Indiens, celui-ci décida, pour que les colons ne perdent pas la main d’oeuvre gratuite qu’ils avaient avant la reconnaissance de l’humanité des Indiens, de remplacer les Indiens par les Africains au nom du pape dont il était le représentant et l’eglise.
La négrophobie étant profondément ancrée dans l’inconscient collectif blanc à travers la bible, il fut donc évident que l’esclave de la bible devait remplacer l’indien.