De quel rôle vous voulez parler ? Celui d’exploiteur et d’exploité ?
Votre discour sent le propos des faux-culs qui prétendent porter bien haut l’étendart de la démocratie, ayant comme objectif ultime de manipuler la masse et l’exploiter à outrance.
Ils ont souvent nom d’or, d’argent et de pierreries ces gens-là.
La politique, astreinte à l’éducation et à la gestion d’un parc de la ressource humaine, est devenue le valet de la productivité ; de l’efficace et du rentable. Vous voulez maintenant et désormais lui réserver les seules fonctions qui vaillent ; ceux de gardien de la propriété et des biens des nantis, de voyageur de commerce mondial et d’endosseur financier au développement de l’individuelle richesse des marchands et des financiers.
Décadence d’une civilisation du commerce, illusion d’une organisation de modernité, stupide consensus de la médiocrité, le mensonge de la démocratie au service des voleurs d’humanité, est acclamé par la propagande servile des médias marchands, les médiacrates de notre époque.
Le politique organise les lois pour la société des marchands qui l’a élu et veille à la sauvegarde de la Propriété et à la Sécurité de ceux qui la possèdent. Certains économistes stupides et ignares font même l’éloge de la richesse comme étant la condition du mieux-être de la masse.
Le mieux-être de la masse n’est pas la richesse mais son partage.
Vous nous avez habitué à plus de mordant dans vos textes. Peut-être l’expérience d’une vie de clochard pendant 2 semaines vous allumerait une flamme plus vindicative et une plume plus cinglante.
’’permettre à chacun d’accéder à une vie digne et intéressante’’ dites vous.
Cessez de rêver en ces temps où le pauvre n’a que le qualificatif de ’’sale’’ comme compagnon de fortune.
L’indigent ne quémande qu’un peu de pain et le réconfort d’un vrai lit, y apporter de surcroît la dignité et une vie intéressante ne serait que trop humaniste. Pour cette raison il est plus facile de parler de pauvreté que du pauvre, car ce dernier touche aussi à la misère de l’indigence dont on tait l’existence en le noyant dans le concept sécurisant de pauvreté.
Ceci dit, je profite de l’occasion pour vous remercier de vos textes qui sont en général un modèle de critique efficace et un baume pour l’âme.