M. Lhomme, contesteriez-vous le fait que les énergies dites renouvelables hors hydraulique, c’est à dire l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse et la géothermie cumulée, que l’on nous présente inlassablement comme des énergies d’avenir susceptibles de pallier à la production nucléaire voire au fossile, ne font toujours en 2012 que 4% de la production électrique mondiale, quand le nucléaire en assure lui 10% ?
Contesteriez-vous le fait que les renouvelables hors hydraulique (dont le potentiel maximal semble atteint pour la France selon un avis unanime des experts à ce sujet, il ne peut donc nullement être question ici d’en faire mention comme solution d’avenir) impose que soit construit de part leur nature intermittente, imprévisible et fluctuante, une très forte surcapacité de production, équivalente de 3 (éolien) à 5 fois (photovoltaïque) la puissance nominale installée pour le nucléaire ?
Je reprends souvent cet exemple tout à fait emblématique pour étayer mon assertion : il est prévu de construire après attribution des concessions l’année dernière un parc éolien de 600 éoliennes géantes (5 MW chacune en crête) en Bretagne/Normandie, pour une puissance nominale installée de 3000 MW, pour 10 milliards d’€, ce qui représente un investissement considérable supérieur à celui de l’EPR actuellement en construction à Flamanville (8,5 milliards d’€).
Etant donné l’intermittence de production, et le facteur de charge propre à l’éolien, de 23% en 2012 selon les chiffres officiels - autrement dit l’ensemble du parc éolien français a en moyenne l’année dernière fonctionné 23% du temps en équivalent pleine puissance, les 77% restants, ce même parc à débité... 0 KWh ! - des faits donc, l’on peut prévoir que le parc en projet à 10 milliards d’€ produira sur une année lors qu’il sera en fonctionnement pour environ 6 TWh par an en volume d’électricité.
Sur le même laps de temps, l’EPR de Flamnville, dont la puissance nominale installée est près de moitié inférieure (1650 MW), mais dont le facteur de charge sera de 80% minimum (85% prévu) et qui est la moyenne de l’ensemble du parc électronucléaire français actuel, produira lui non pas 6 TWh, mais... 11,5 TWh ! Près du double ! Pour un investissement inférieur !
Je résume :
- Parc éolien en projet = 3000 éoliennes géantes de 5 MW = 3000 MW de puissance installée = coefficient de production de 23% = 6 TWh d’électricité produits sur une année = 10 milliards d’€.
- 1 EPR en construction = 1650 MW de puissance installée = coefficient de production de 80% = 11,5 TWh d’électricité produits sur une année = 8,5 milliards d’€.
M. Lhomme, je vous mets au défi vous m’entendez de démontrer ici même en quoi ces chiffres et ces ordres de grandeur se révéleraient faux ou approximatifs.
Et encore ne parlerais-je pas ici du fait que les énergies type éolien ou photovoltaïque impose, de part toujours leur intermittence, de quasi doubler les infrastructures et donc les investissements, du fait qu’ils ne peuvent fonctionner ni en production de base ni en pointe, et que la production ne peut donc pas être garantie, jamais. Qu’elles imposent que soit construit régionnalement des moyens lourd de substitution afin de garantir la stabilité du réseau, et que ce sont essentiellement des énergies fossiles (centrales à gaz/charbon), inévitablement, qui prennent le relais de nos énergies qui, par conséquent, ne peuvent absolument pas être qualifiées de « vertes ».
Contestez-vous ces faits M. Lhomme ? Contesteriez-vous le fait que l’Allemagne à l’année dernière rejetée 2% de plus de CO2 dans la basse atmosphère que l’année précédente, et ce en dépit des financements et subventions considérables en matière de renouvelables qui ont été injectés ?
« En essayant de détourner l’attention vers le messager, vous montrez votre vrai visage, et indiquez que vous n’avez pas d’arguments contre les faits bruts présentés dans cet article. »
Mon cher monsieur, les faits bruts sont les suivants :
Il y a actuellement 61 réacteurs nucléaires en construction de part le monde (bientôt 63 avec le contrat britannique), essentiellement en Chine, Inde et Russie, pour un parc en 2012 de 435 réacteurs en fonctionnement dans le monde. Ces 61 réacteurs en construction représentent environ 58 GW de puissance cumulée.
En 2012 (derniers chiffres disponibles), le parc nucléaire mondial a fourni près de 2346 TWh.
L’AIEA, dont les prévisions sont certainement mieux étayées que celles de l’auteur de cet article, envisage une croissance de la capacité nucléaire mondiale au cours des prochaines années. Cette estimation de croissance varie de 33% à 109%, ce qui porterait la capacité électrique nucléaire installée dans le monde entre 501 GW et 790 GW, contre 370 GW aujourd’hui. Soit plus du double de la capacité actuelle dans le scénario le plus optimiste.
Sur la baisse constatée de la part du nucléaire dans la production électrique totale sur les trois dernières années, elle est imputable essentiellement l’arrêt (temporaire) des réacteurs au Japon, et à la décision allemande de sortie programmée du nucléaire dont la production électrique a été principalement substitué non pas par les renouvelables (incapables de compenser en volume) mais par du fossile (lignite allemande et gaz russe). Ce qui conduit a ce fait tout à fait paradoxale : malgré les milliards d’€ investit dans les renouvelables l’Allemagne a émit en 2012 2% de plusde CO2 que l’année précédente ! Il est peu dire que l’objectif prétendument recherché n’est nullement atteint, bien au contraire.
Rappelons également à l’attention de nos escrologistes qu’un français rejette chaque année toujours 30% de CO2 de moins que son voisin outre-Rhin, et qu’il est celui de tous les grands pays industrialisés qui en rejette le moins. Grâce à notre parc électro-nucléaire.
Dans le même moment, et l’auteur le rappelle lui même, les énergies dites renouvelables (mais qui ne sont nullement « verte » ou « propre »), hors hydraulique, ne représente toujours que 4% de l’électricité produite dans le monde, contre 10% pour le nucléaire.
En cela critiquer le nucléaire au prétexte que la fraction du total de l’électricité produite serait faible, notamment par rapport au fossile par exemple (68% de la production électrique totale) est ubuesque, dans la mesure où la part du renouvelable est autrement plus marginal encore !
Toujours les chiffres afin de fixer les nécessaires ordres de grandeur : de 2001 à 2011 la production électrique totale est passée de 15.550 TWh à 21.964 TWh. Sur ce différentiel seul 642 malheureux TWh sont imputables aux renouvelables (hors hydraulique) malgré les milliards d’€ déversés à fond perdus pour financer - et subventionner - des énergies dont la production est intermittente et imprévisible.
Oui c’est tellement dommage que vous ne puissiez pas vous jeter dans les bras de Mélenchon le Maastrichien, le mitterandien, puis le jospinien, alors que tout incite à croire que vous en avez si envie.
Participez au « camp du Bien et du Progrès », quant bien même aurait-il été à la racine des maux actuels, adhérez à cette grande et belle gôche humaniste et universaliste, qui est train de détruire les fondements culturels de ce pays et jusqu’à son peuple, après avoir tant contribué à détruire ses frontières et ses systèmes de défenses, et accessoirement ruiné son modèle social à l’exact opposé des ambitions affichées, obtenir la « carte » et laissez-passé du parisianisme culturelo-mondain, voilà ce que vous voulez dans votre fort intérieur. C’est votre impensé.
Sachez seulement, et dans tous les cas, que cela vous disqualifie pour prétendre incarner la résistance à l’ordo-mondialisme et à ses avatars, dont la gauche pseudo-radicale en est un des fers de lance. Et une incontestable caution idéologique.
Mais vous avez les pieds dans le ciment mon pauvre : des tortionnaires en 2013 ? Mais qui vous torture donc ? Les français qui ont daigné vous accueillir sur leur sol et vous offrir le gite et le couvert ?
Une bonne blague de votre part très certainement, non-dénuée d’ingratitude. Une ingratitude qui commencent à peser sur le quotidien des français je ne vous le cache pas. Et attention au violent retour de bâton.
Quant à mes intentions vous en les connaissez pas, ou alors ne les comprenez pas, puisqu’elles dérangeraient assurément votre statut de « victime éternelle » claqué sur le modèle d’autres qui ont la fâcheuse idée d’en faire une jurisprudence, avec un certain succès.
Il faut en revenir. Avec ou sans leur accord, et le vôtre le cas échéant. C’est une des conditions du sursaut national auquel j’appelle de mes voeux. A vous de vous fondre dans la République, c’est à dire encore la Patrie, que vous prétendez défendre. Nous verrons bien alors, dos au mur, si vous êtes aussi français et respectueux de ses valeurs et de son peuple que vous le prétendez.
« Non pas par la volonté des bougnoules.... Je te laisse deviner qui sera votre fossoyeur.... »
Au moins cher Omar connaissez-vous nos maîtres, et par la force des choses, le vôtre. Quoi de plus normal que de vouloir nous en émanciper ? Alors que vous, vous êtes docile et soumis sans même en avoir conscience, ce qui est pour le moins tragique. De surcroit vous vous permettez de donner des leçons de saine gouvernance.