La vassalité n’appartient pas au langage des souverainistes soucieux de la préservation de notre indépendance nationale, vous devriez le savoir.
Pour mal part, et malgré les griefs légitimes que je porte sur un certain nombre de point à Mélenchon, je ne me permettrai pas de le qualifier de vassal de quelque puissance étrangère que se soit. Vous en revanche ne prenez le même genre de précaution vis à vis de MLP...
Cette notion de vassalité à laquelle vous vous référez concorde fort bien avec les tristes sires qui nous gouvernent depuis un certain nombre d’années, lesquels ne tombent pas du ciel mais ont été élus, parfois avec le concours de Mélenchon et de ses acolytes (si vous vouliez un exemple de griefs).
Les témoignage d’allégeance ne se font pas dans la visite de uns et des autres, mais dans les actes posés, les déclarations, le projet politique, voire mêmes les attitudes symboliques.
Quand Macron saborde Alstom et vend ce fleuron aux américains, il démontre sa traîtrise. Quand il parle en anglais, lui le candidat à la présidence de la République française, devant un parterre d’Allemands en Allemagne, il témoigne de sa soumission à la pensée unique. Quand il se fait adouber par le programme « Young Leader » de la French-American Foundation (comme hollande d’ailleurs avant lui), il marque son tropisme - pour ne pas dire plus - en faveur de l’oligarchie américaine.
On pourrait en dire de même de Fillon au cours de son terrible mandat de Premier Ministre. Nul besoin de rappeler ici l’affaire libyenne, ou bien encore la réintégration de la France au commandement intégré de l’OTAN sous sa mandature. Et que dire des flux migratoires massifs : un millions de légaux supplémentaires, sur injonctions des instituions mondialistes (ONU, OCDE, FMI) et patronales.
Votre raisonnement est débile : MLP aurait donc fait allégeance et acte de sujétion vis à vis du président malien en le visitant en pleine campagne électorale... ?
Cessez par conséquent de reprendre les éléments de langage, ineptes en l’occurrence, d’un Mélenchon que l’on a connu plus pertinent et courageux, et que l’on pourrait qualifier de « rageux » comme l’a dit Philippot à Corbière il y’a quelques jours.
N’en déplaise aux observateurs de mauvaise foi : la visite de MLP à Poutine est un incontestable coup politique, visant 1/ à asseoir sa stature internationale 2/ montrer qu’elle n’est en rien isolée sur la scène mondiale 3/ défier (comme la rappeler l’auteur de l’article) la bien-pensance et démontrer son insoumission au politiquement correct et à l’idéologie euro-mondialiste.
Ce dernier point n’est pas le moindre des paradoxes concernant un Mélenchon qui n’a de cesse ces derniers temps de donner des gages à ses adversaires sur cette question cruciale de la politique étrangère, étant acquis que Poutine est le pivot central du nouvel ordre mondial multipolaire.