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Osirys-JPP

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Philosophe  ? – poète – musicien – créateur d’univers
Je suis d’abord un penseur grandement autodidacte. Ma démarche s’inscrit hors du cadre universitaire et repose sur un travail de recherche personnel motivé par un long questionnement sur le monde autant que sur moi-même. Cette quête a débuté par des «  comment  » avec une approche scientifique, puis sont venus les «  pourquoi  » via la philosophie et l’histoire des constructions sociales. Au bout de ce processus, aucun message complet ou définitif ne se dessine encore.
Ensuite, je considère qu’un discours ne tient que par sa cohérence interne, la solidité de ses arguments et la possibilité qu’il offre de répondre à certaines interrogations. Ainsi, le «  d’où parles-tu  » n’a de sens que pour lever la relativité de tout propos dans l’espace et le temps.
Enfin, pour moi, la philosophie ne doit pas rester un entre-soi stérile. Elle doit pouvoir être investie dans un parcours individuel ou permettre d’orienter des choix de société.
Alors, oui, j’ai un peu réfléchi à ce que peut représenter l’existence. Mais le texte, comme tel, ne m’a pas suffi. J’ai aussi écrit beaucoup de musique avec le collectif Osirys (Osirys-JPP). Elle peut aller bien au-delà des mots…
Voilà.
 

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  • Premier article le 09/03/2026
  • Modérateur depuis le 18/04/2026
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Derniers commentaires



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 28 octobre 15:13

    @Louis

    Bonjour,


    Première chose, j’en conviens, ma phrase est peut-être un peu floue par rapport à ma pensée exacte. J’aurais dû écrire : «  Par contre, la musique instrumentale n’est pas un langage et ne transmet aucune information précise  ».

    Je m’explique :

    D’abord, je parle d’information «  précise  », il n’est donc pas question de ressenti, mais d’un contenu factuel. Par exemple, comment pourrions-nous exprimer les indications suivantes uniquement avec une musique instrumentale sans paroles (sauf à établir un codage comme le langage morse) :

    • J’ai mal au ventre, je devrais arrêter de manger

    • passe-moi le sel

    • cette politique ne convient pas

    • J’aime cette personne pour telles raisons

    • la Terre est ronde…


    Seul le texte, ou des paroles sur la musique peuvent formuler ce genre de choses. Voilà ce que ma phrase voulait dire.


    Au-delà, par contre, la musique permet d’exprimer l’indicible en faisant ressentir, directement sans passer par les mots. C’est en ce sens que si elle est purement instrumentale, elle se distingue de la chanson. Celle-ci nous dit d’emblée ce qu’il faut voir, c’est univoque. Sur une musique sans paroles ou si le chant est un simple instrument, c’est l’univers entier qui s’ouvre à l’auditeur. Alors, oui, chacun vivra et ressentira autre chose, mais c’est précisément là qu’est le pouvoir extraordinaire des notes.


    Si j’en viens maintenant à la vidéo que vous m’avez proposée, elle illustre parfaitement ce que j’écris. Qu’est-ce qui me permet d’y voir un sens précis  ? Uniquement les images et les mots si je cherchais à les comprendre. En ne conservant que le son et un texte dans une langue qui m’est étrangère, que resterait-il  ? Un sentiment, une impression, peut-être une émotion, mais rien pour reconstituer le contexte qui transparaît dans la vidéo.

    Il ne subsisterait qu’une musique sud-américaine. Et même là, pour dire cela, il faut avoir des références civilisationnelles. Faites écouter cette musique à un membre d’une tribu encore isolée ou à un extraterrestre et il entendra un certain rythme et des sonorités qu’il appréciera à sa manière. Mais, sans les points de repère, il sera incapable d’y voir l’Amérique du Sud, le New York des années 70, et encore moins tous les sous-entendus politiques, sociologiques ou culturels que les notes à elles seules ne transmettent pas.


    J’ai donc peut-être été imprécis dans ma formulation, mea culpa, mais, si l’on en reste à ce que j’ai vraiment voulu dire, il n’y a rien de péremptoire dans mes propos.


    En tout cas, merci pour le commentaire. Il m’a permis de parler de musique, ce qui me tient énormément à cœur et que j’ai rarement l’occasion de faire. Et la vidéo était intéressante.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 30 septembre 10:29

    @Jean Keim

    Bonjour.

    Répondre ici quant à la nature du temps serait bien trop long. Si vous souhaitez y voir plus clair, je peux vous conseiller la lecture du livre de Sabine Hossenfelder « Physique existentielle ». Vous y découvrirez le « vrai » visage du réel empirique, qui est souvent bien loin de ce que nous imaginons et percevons. (il y a aussi mon propre livre « le poisson et l’aquarium » qui développe ce genre de questions)

    Vous dites ensuite que la conscience serait un processus qui se mécaniserait de plus en plus. Je dirai plutôt qu’il s’agit d’une fonction potentiellement capable de s’enrichir continuellement de ses expériences passées et de s’améliorer en conséquence. Pour cela, il suffit de savoir se remettre en cause lorsque c’est justifié.
    Très concrètement, chez certains, la mécanique se fige. Des personnes seront « finies » à 20 ans, voire dès l’adolescence. Mais vous rencontrerez aussi des individus âgés de 90 ans qui seront toujours prêts à apprendre, à se remettre en question, et s’il le faut, à changer et à évoluer encore...
    Sur ce point, votre approche n’est donc pas fausse, mais un peu limitée.

    Ensuite, concernant Dieu et le temps, ce que vous dites s’accorde tout à fait avec mon article où j’indique qu’un dieu (éventuel) doit être extérieur à sa propre création. En ce sens, il est forcément hors de tout, y compris du temps. 

    Enfin, votre dernière remarque qui conclut que la « bonne réponse » est « je ne sais pas » touche à l’essentiel. Je vous approuve totalement sur ce point. C’est d’ailleurs le constat de départ vers une possible compréhension du monde hors des dogmes établis. En effet, reconnaitre sa part d’ignorance constitue le premier pas vers une recherche solide de la connaissance. Et à l’issue de celle-ci, des réponses viendront, ou pas. L’important aura été dans la quête en elle-même, qui, même faute de lever l’incertitude, vous aura rendu libre.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 28 septembre 15:40

    @Jean Keim

    Bonjour.

    Il y a de cela. C’est ce que l’on appelle « prendre conscience de quelque chose ». Si cette chose est bien réelle, mais que vous l’ignorez, elle n’existe pas pour vous. Dès qu’un événement singulier se produit, tant que vous ne l’aurez pas conceptualisé et qu’il n’aura pas été traité par votre cerveau, il restera inconnu. Mais vous pouvez aussi acquérir une connaissance du monde en l’apprenant des autres, sans y avoir été directement confronté. Ainsi, le réel n’est présent que par l’interprétation qu’en fait votre esprit en constatant ou en extrapolant. Alors, oui, l’univers existe indépendamment de vous. L’arbre qui tombe dans la forêt fait du bruit même si vous n’êtes pas là pour l’entendre. Mais, ce réel n’a de sens que par le regard que vous en avez. Notre vécu est une co-construction de la matière et de l’esprit.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 23 septembre 15:32

    @SilentArrow

    Bonjour.

    Vous y allez à l’emporte pièce, mais il y a de cela. 
    Toutefois la question essentielle serait celle-ci : que pouvez-vous réellement éprouver dans la vie en dehors de ce que produit votre conscience ou de ce qu’elle emprunte aux autres ?



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 23 septembre 15:27

    @Réflexions du Miroir

    Bonjour.

    rassurez-vous, je ne m’inquiète pas pour la fin de l’humanité dans un éventuel Big-Crunch. Pour cela, il y a des questions bien plus pressantes ...

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