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Séraphin Lampion

Séraphin Lampion

Conseiller municipal de Moulinsart chargé du développement cuturel, j'ai créé et préside le groupe folklorique des Joyeux Turlurons.
Je co-anime également l'association du Volant-Club avec mon ami Haddock.
 

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  • Premier article le 07/03/2015
  • Modérateur depuis le 03/04/2015
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Derniers commentaires



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 16 septembre 2019 10:41

    « Depuis le retour de la France dans l’OTAN  »


    La FRance n’est jamais sortie de l’OTAN.

    La politique de De Gaulle à son égard a consisté seulement à trouver un terrain d’entente sur la place de la France dans la direction de l’OTAN puis retrouver une certaine capacité de décision en matière de sécurité sans pour autant quitter l’Alliance Atlantique, en cessant de participer aux commandements « intégrés » et en ne mettant plus de forces militaires à la disposition de l’OTAN.

    Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas une sortie.

    Cette posture gaullienne a eu un grand succès politique à l’intérieur de l’héxagone et beaucoup de nostalgiques de cette époque en ont gardé un souvenir quasi-mythologique, mais l’« indépendance » de la France vis-à-vis des Eta-unis de 1958 à 1969 est une illusion, que ce soit sur le plan économique, sur le plan culturel et sur les aspects géopolitiques. Yalta et le partage du monde avaient déterminé les vraies répartitions des grandes puissances sur le globe et les élans patriotiques des pays européens étaient à usage interne.



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 16 septembre 2019 10:08

    @chantecler

    voilà

    pour ce qui est de l’honnêteté, merci pour la leçon de déontologie journalistique
    elle pourrait en inspirer beaucoup ! 



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 16 septembre 2019 09:49

    La raffinerie d’Abqaiq est située à 60 km au sud-ouest du siège social d’Aramco, à Dhahran.

    Elle traite le brut provenant du plus grand champ pétrolier « conventionnel » du monde, le supergéant Ghawar, et exporte vers les terminaux Ras Tanura, le plus grand terminal pétrolier en eaux profondes au monde. Elle constitue le pivot de l’infrastructure pétrolière et gazière de l’Arabie saoudite.

    Abqaiq transforme chaque jour 6,8 millions de barils de pétrole brut. Plus des deux tiers de toute la production de pétrole et de gaz saoudiens y transitent.

    La seconde cible était une usine de traitement située près de Khurais, à 190 km au sud-ouest, dans le deuxième plus grand gisement de pétrole du pays. Les deux installations sont situées à plus de 1 000 km du Yémen.

    On pourrait en conclure que l’Arabie Saoudite n’avait pas mis en place de défense aérienne pour protéger ses installations pétrolières, un peu comme les centrales nucléaires survolées par des drones intempestifs (mais non armés) dans d’autres pays, mais il est également possible que la taille réduite et les matériaux composites des drones aient permis d’éviter leur détection : les PAC-2 sont de vieux systèmes de défense aérienne de fabrication américaine qui ne peuvent pas « voir » de petits drones ou des missiles de croisière.

    L’Arabie Saoudite a perdu la guerre au Yémen. Elle n’a aucune défense contre les nouvelles armes utilisées par les Houthis au Yémen.

    Mais même si les Saoudiens disposaient d’une centaine de systèmes de défense antiaérienne Pantsyr-S1 et BUK de fabrication russe qui seraient nécessaires pour protéger les installations pétrolières saoudiennes, il n’y aurait toujours aucune garantie de sécurité absolue.

    Mieux, il se peut que les drones aient été lancés depuis l’intérieur de l’Arabie saoudite et que leur point de lancement ait été beaucoup plus proche de la cible qu’on ne le suppose publiquement.

    La guerre contre le Yémen, lancée par Mohammad bin Salman en 2015, a coûté plusieurs milliards de dollars par mois à l’Arabie saoudite. Le déficit budgétaire saoudien a encore augmenté cette année et devrait atteindre 7% de son PIB. Le pays a besoin d’argent frais ou de prix du pétrole beaucoup plus élevés.

    L’Arabie saoudite a récemment renouvelé son projet de cession d’une partie de son conglomérat pétrolier national Aramco, et le mois dernier, le ministre saoudien de l’Énergie, Kalid al-Falih, a été démis de ses fonctions et remplacé par Abdulaziz bin Salman, demi-frère de MbS.

    La destitution de Kalid al-Falih a mis fin à la résistance nationaliste contre la vente d’Aramco, mais qui achètera une partie de la société maintenant que l’on sait que ses principales installations ne sont pas sécurisées et subissent de graves attaques ?

    MbS devra faire la paix avec le Yémen avant de pouvoir vendre les actions Aramco à un prix raisonnable. Il devra débourser plusieurs milliards en paiement de réparation au Yémen et à son peuple avant que les Houthis soient disposés à faire la paix.

    Mercredi Wall Street Journal indiquait que le gouvernement américain se préparait à entamer des négociations avec les rebelles Houthi « soutenus par l’Iran » (sic) dans le but de mettre fin à la guerre civile qui a duré quatre ans au Yémen. Ol s’agirait de convaincre l’Arabie saoudite de prendre part à des pourparlers secrets avec les rebelles à Oman afin d’aider à négocier un cessez-le-feu dans le conflit, qui est devenu une ligne de front de la guerre par procuration entre Riyad et Téhéran.



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 septembre 2019 17:58

    @amiaplacidus

    il Rugy parce qu’il en a homard ! le perchoir semble bien instable ces temps ci



  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 septembre 2019 17:53

    @Jean Dugenêt

    1. La fusion théorique entre les FTP et l’armée secrète qui a eu lieu le 29 décembre 1943 a donné naissance aux FFI et non pas au CNR qui n’était pas une organisation de résistance mais une coalition de gouvernement qui s’est concrétisée à la libération. En fait, leur intégration a été beaucoup plus tardive que la date théorique, et dans certaines régions, elle ne s’est jamais produite. Si le PCF a participé au CNR à la libération, c’était dans le cadre d’une stratégie qui avait l’aval de Moscou (« le socialisme dans un seul pays » doctrine chère à Staline était encore d’actualité). En tout état de cause, les résistants communistes, à commencer par Rol Tanguy, ne se sont jamais considérés « sous la tutelle » de De Gaulle comme vous le dites.
    2. Pourquoi être pour ou contre le frexit ? Si vous me demandez quel bras je préfère me faire couper pour revenir à une situation antérieure qui ne me convenait pas et sans modifier ce qui ne me convenait pas dans cette situation antérieure (capitalisme, « démocratie représentative »), je répondrai que je veux garder mes deux bras.
    3. Parmi les exploiteurs et les exploités certains ont intérêt à rester dans l’UE et d’autres non, comme en Grande-Bretagne. Les puissances d’argent sont divisées, en gros, entre mondialistes (camp Clinton Macron) et libertariens (camp Trump Johnson), et les travailleurs sont divisés entre léche-culs et rebelles. En ce qui me concerne, je me situe comme vous dans le camp des révolutionnaires qui deviennent une espèce menacée de disparition. La différence, c’est que vous semblez faire du frexit un préalable à la révolution, alors que je considère que la révolution est un préalable à tout autre positionnement de mon pays dans ses relations avec las autres.
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