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Rantanplan

Rantanplan

Personne n'est à l'abri d'une crise d'intelligence.

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  • Premier article le 01/03/2019
  • Modérateur depuis le 09/03/2019
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Derniers commentaires



  • Rantanplan Paracétamol 21 février 2019 14:42

    @JL

    ... et même creuse, mais ce n’est pas la perception qu’en ont la plupart des observateurs qui voient le soleil « se lever » à l’est le matin et « se coucher à l’est » le soir.

    Savoir que la matière est constituée de molécules, d’atomes, d’électrons, etc... vous empêche-t-il de continuer à parler, comme Aristote, de quatre éléments : la terre, l’eau, l’air, le feu ?
    Les deux ne sont pas incompatibles.



  • Rantanplan Paracétamol 21 février 2019 14:37

    @Gollum

    L’affaire Galilée est une question de mentalités et d’environnement culturel.

    Ses juges, plutôt bienveillants à l’égard des sciences, étaient par contre incapables de dissocier vision théologique et vision cosmologique.

    Ils vivaient dans une culture unitaire entre les différentes disciplines. Les conceptions pythagoriciennes, astrologiques, alchimiques se mêlaient à la rationalité scientifique. La théologie était considérée comme une science censée valider (via le « Saint-Office », évidemment !) les connaissances intellectuelles, en particulier la philosophie qui était sa servante, et il ne faut pas oublier que les travaux en astronomie, en physique, en géométrie, en botanique faisaient partie de ce que l’on appelait « philosophie de la nature  ». Les connaissances étaient hiérarchisées, comme la société.

    Pour ces juges, si la terre cessait d’être au centre de l’univers, elle risquait de ne plus l’être du point de vue ontologique, et le pape risquait de ne plus être le centre de la chrétienté (les reste du monde étant inconnu du quidam moyen). L’héliocentrisme leur semblait inséparable d’une relativisation des vérités fondamentales de la foi. Le saut intellectuel qui leur était demandé était énorme : il s’agissait, ni plus ni moins, de comprendre que ce n’est pas parce que la vision cosmologique change que la vision de la foi est mise en cause, alors que l’on pensait ces deux visions inséparables.

    Mais surtout, il y allait de l’autorité pontificale, d’autant plus centrale (comme la terre) qu’elle était niée par les protestants. Or Galilée avait franchi une ligne d’une part en remettant en cause la mise à l’Index du De revolutionibus promulguée 17 ans plus tôt et d’autre part il ridiculisait le pape ! De scientifique, l’affaire qui était devenue théologique dans cette culture unitaire, avait pris une tournure politique.



  • Rantanplan Paracétamol 21 février 2019 13:46

    Bien que l’héliocentrisme soit une vérité de la physique reconnue par l’ensemble de la communauté scientifique la théorie géocentrique est toujours défendue du point de vue sémantique, philosophique ou phénoménologique. Pour Husserl, le point de vue de la physique objective ne doit pas se substituer au point de vue existentiel et perceptif de l’humain. Il repense la notion d’espace, sur la base d’une étude immédiate (et non médiate comme le font les sciences modernes) de la nature.

    L’espace n’est pas seulement une donnée objective de l’expérience : c’est un cadre dans lequel tous les êtres fondent leur existence. Vu comme ça, la terre ne bouge pas : elle n’est pas qu’un corps céleste parmi d’autres, et pour l’homme, elle est le sol fondateur et irremplaçable de sa perception et de son jugement. Elle est « centrale », et le firmament tourne autour d’elle. Elle n’est pas seulement vue, mais vécue, comme l’« archê » de notre perception.



  • Rantanplan Paracétamol 21 février 2019 11:55

    « Je l’ai tellement retournée
    Qu’elle craque de tous côtés
    A la prochaine révolution
    Je retourne mon pantalon  »



  • Rantanplan Paracétamol 21 février 2019 11:20

    « ... il y a, il n’en faut pas douter, le terrorisme idéologique exercé par les sionistes eux-mêmes, dans leur volonté d’amalgamer à l’antisémitisme toute critique de la politique, des pratiques ou des discours israéliens. Je dis bien terrorisme, dans la mesure où ces vociférations s’accompagnent de menaces, de pressions, d’intimidations, d’appels au boycott, voire au meurtre contre des intellectuels, des artistes, des universitaires, des juristes, et bien sûr des militants [...] Le terme d’antisémitisme a été forgé par les judéophobes eux-mêmes pour tenter de donner au concept un air de scientificité, en conformité avec la toute nouvelle « science » des races. [...] l’emploi même du terme d’antisémitisme recèle d’insondables ambiguïtés, et il sert aujourd’hui essentiellement à placer le racisme antijuif - la judéophobie
    - dans une catégorie à part, distincte du racisme en général, et qu’il faudrait combattre (ou « comprendre ») séparément du racisme en général. Ainsi, le nom même de la LICRA, qui énonce le racisme et l’antisémitisme, comme s’il s’agissait là de deux phénomènes distincts, procède-t-il de la mystification idéologique, laquelle sert des fins politiques bien précises... »

    Ilan Halevi, 22 mai 2003, dans Du sionisme et de l’antisémitisme, paru sur le site d’Israël Shamir.

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