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Paradisial

Paradisial

De loin, l’air hautain, en m’approchant, on découvre un être très altruiste. D’apparence infantile, ma jovialité est plutôt angélique. Mon coeur large m’invite à sourire au monde entier. Chevaleresque, j’ai également l’esprit du sacrifice. Scrupuleux, ma conscience m’est une amie fidèle. Exigeant envers moi-même, je le suis également envers les gens. Fin sans quelconque hypocrisie, ma galanterie est spontanée envers le monde entier. Seule exception : les arrogants me sont des êtres translucides, je ne les calcule jamais. Très sensible à la sensibilité des autres, je deviens impassible quand on veut trop abuser de la mienne. Calme, je ne permets pas à la bêtise humaine de me faire déchaîner. Mon majeur défaut est celui d’être perfectionniste.

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Derniers commentaires



  • Paradisial Paradisial 10 mai 2010 22:45

    Chère Amie et Sœur Vilistia,

    Heureux également de vous retrouver (vous disais-je auparavant).

    J’étais parti par solidarité avec Abdelkader. Constatant son retour (vraiment que par hasard, je ne lis que très très rarement agoravox désormais), je reviens moi également, mais que temporairement, que de passage, car je suis lassé de rencontrer tant d’ignorance et d’ignorants, et préfère accuser une retraite, laissant ces derniers s’encrasser dans leurs ténèbres en s’en auto-satisfaisant.

    Salutations les meilleures pour vous très chère Alternaute.



  • Paradisial Paradisial 10 mai 2010 22:44

    A vous votre irreligion, à moi ma religion.

    A vous votre lecture tarrée, à moi ma lecture lumineuse.

    A vous votre mauvais référents, à moi mes meilleurs référents.

    Chacun son chemin.

    L’exégèse que j’ai illustrée est le modèle même de l’exégèse académique appliquée dans règles d’art.

    Ledit style d’exégèse je l’ai appris à mon très très bas âge, et me sert toujours quand un verset particulier me pose un problème de compréhension et d’interprétation.

    Le même style d’exégèse je peux m’en servir y compris dans ma relecture de la Bible.

    Alors je vous réponds globalement : à vous vos a priori, satisfaisez en votre peu d’intelligence, à moi ma lecture éclairée et éclairante, sage tout en étant orthodoxe.



  • Paradisial Paradisial 10 mai 2010 22:38

    C §  Analyse selon Les Exégèses

    Le Coran a été expliqué en partie durant la vie du prophète par lui-même, puis après sa mort par ses proches compagnons (dont certaines de ses épouses), et plus tard par d’autres exégètes moins éloignés que nous de ladite époque ; pour autant, son explication n’est pas fermée, elle est ouverte à toute personne qui s’en donne réellement les moyens.

    le Savoir s’acquière par la Quête du Savoir / citation du prophète.

    Comme les anciens exégètes n’étaient que des hommes, certainement qui ont reçu une instruction culturelle, scientifique et religieuse plus poussée que celles de leurs concitoyens, il nous est intéressant d’analyser leurs tentatives d’explication. Toutefois, pour ne pas prendre pour argent comptant les propos de quiconque parmi eux, et afin d’éviter toute récupération glissante, il est préférable de ne pas se suffire d’une seule exégèse, mais plutôt d’en étudier plusieurs, afin de pouvoir disposer d’avis les plus alternatifs que possible. Il semble que le cortex littéraire islamique contienne des dizaines d’exégèses ; l’idéal serait celui de comparer les versions produites par quatre exégètes au minimum, parmi les théologiens d’antan, les plus sérieux et les plus fiables.

    Lesdits exégètes utilisèrent les mêmes techniques décrites en haut, à savoir l’analyse linguistique et étymologique, et l’analyse historique et circonstanciée, tout en y associant des techniques plus perfectionnées, telle l’analyse du Coran par le Coran, l’interprétation par la Sunna, l’exégèse par l’opinion ... qui requièrent une culture religieuse très profonde, surtout lorsqu’on est en face d’un verset complexe à comprendre.

    Le présent verset ne requiert pas une telle analyse du Coran par le Coran, ou d’autres méthodes parallèles, aussi les deux formes d’analyse qui précédèrent sont largement suffisantes.

     

    C §  Analyse Personnelle

    - examen et rapprochement des données résultant des trois premières analyses

    - introduction d’une analyse critique s’il y a lieu de le faire

    - déduction d’un avis personnel sous format d’une synthèse de l’ensemble de ces éléments

    Conformément au verset cité dans l’introduction, nous devrions nous nous rappeler que :

    Sourate 38, “Sâd”, Verset 29 : (Voici) un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’ intelligence réfléchissent.

    l’analyse personnelle n’est pas proscrite, elle est au contraire indispensable, et est encouragée, faudrait-il juste s’en donner les moyens, et y être techniquement apte [Le Savoir s’acquiert par la Quête du Savoir / Le Prophète Mohammad].

    C’est à vous de faire la votre, à l’issue de la lecture de tout ce qui a précédé.

    Salut

    Quant vous aurez terminé de peaufiner votre propre compréhension dudit verset, concluez votre analyse par la méditation de ces deux versets, qui eux sont atemporels  :

    لْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ تَعَالَوْا إِلَىٰ كَلِمَةٍ سَوَاءٍ بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ أَلَّا نَعْبُدَ إِلَّا اللَّـهَ وَلَا نُشْرِكَ بِهِ شَيْئًا وَلَا يَتَّخِذَ بَعْضُنَا بَعْضًا أَرْبَابًا مِّن دُونِ اللَّـهِ ۚ فَإِن تَوَلَّوْا فَقُولُوا اشْهَدُوا بِأَنَّا مُسْلِمُونَ

    Sourate 3, La Famille de Imran, Verset 64 : Dis : "Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu’Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d’Allah« . Puis, s’ils tournent le dos, dites :  »Soyez témoins que nous, nous sommes soumis".

    وَلَا تُجَادِلُوا أَهْلَ الْكِتَابِ إِلَّا بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ إِلَّا الَّذِينَ ظَلَمُوا مِنْهُمْ ۖ وَقُولُوا آمَنَّا بِالَّذِي أُنزِلَ إِلَيْنَا وَأُنزِلَ إِلَيْكُمْ وَإِلَـٰهُنَا وَإِلَـٰهُكُمْ وَاحِدٌ وَنَحْنُ لَهُ مُسْلِمُونَ

    Sourate 29, L’Araignée, Verset 46 : Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont

    injustes. Et dites : "Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons".

    Signé : Paradisial



  • Paradisial Paradisial 10 mai 2010 22:37

    B §  Analyse Historique et Circonstanciée

    Une telle analyse consiste à chercher à connaître et à étudier l’histoire exacte de la révélation de chaque verset. Cela permet au lecteur qui souhaite comprendre le Coran de mieux situer chaque verset, selon les contingences qui conditionnèrent la révélation de chacune de ses paroles, et de discerner - entre autres, mais non sans importance - si le verset en question est temporel ou bien atemporel, et jusqu’où s’étend son application.

     

    Interpellation :

    Vous qui aviez jusqu’ici cru que vous auriez entièrement compris ce verset à travers sa seule lecture littérale, oseriez-vous prétendre connaître la date de sa révélation ainsi que les circonstances historiques qui le conditionnèrent, voire, qui durent justifier sa révélation ?

    Voyons ensemble la réponse à travers ce qui suit.

     

    Sixième Observation :

    Ce verset a été révélé en l’an neuf de l’hégire. A quoi correspond précisément cette date ?

    L’hégire désigne la fuite du Prophète Mohammad de sa ville natale, la Mecque, vers la ville de Yéthrib, qui repris le nom de Médine. Il s’était enfui de la Mecque après 13 années de persécution lorsque les maltraitances des gens de sa tribu et de sa ville atteignirent leur paroxysme, jusqu’à ce qu’il fut menacé de mort. Il s’installa à Médine où plusieurs dizaines des premiers musulmans l’y avaient précédé. L’histoire est longue.... Le nombre des musulmans s’était peu à peu énormément agrandi, grâce à de nouvelles adhésions... En l’an huit de l’hégire la ville de la Mecque fut reconquise par le prophète pacifiquement, sans l’effusion d’une quelconque goutte de sang (le Prophète revint s’installer à Médine, où il mourut deux années plus tard en l’an dix de l’hégire). Commença depuis une nouvelle ère pour les musulmans de l’époque, celle correspondant à la naissance du premier Etat musulman.

     

     

    La religion, quelle qu’elle soit, a pour finalité de mettre l’homme en bonne résonance avec son seigneur certes, mais aussi en bonne résonance avec les autres hommes.

    Ne s’écartant pas d’une telle définition, l’islam, ne l’omettons pas de notre esprit, à sa naissance, ne fut pas seulement juste une religion ; l’islam est un tout : il est un système à la fois religieux, social, culturel, éducatif, juridique, économique, (partant) financier, et est de façon grosso modo politique de par la nature de

    l’ensemble de ces préoccupations.

     

    La date de révélation du présent verset, en l’an neuf de l’hégire (juste après la reconquête de la Mecque), coïncide avec le début de l’établissement institutionnel d’un vrai Etat musulman.

    Ne l’omettons pas encore de notre esprit, pour qu’un Etat puisse tenir sur ses pieds, celui-ci a besoin de nombreuses structures, dont celle financière, comme pour ce que l’on nomme aujourd’hui par Ministère des Finances.

    Le verset qui est en notre présence est un verset temporel, qui s’appliquait à l’époque d’antan. Ne soyons pas donc étroits d’esprit, et tentons de considérer aujourd’hui ce qu’il en est des pratiques actuelles.

     

     

    Aujourd’hui, moi et toi ami(e) lecteur (ou lectrice), à la tête de chaque année fiscale, partout où nous pourrions résider, en Occident comme en Orient, le Ministère des Finances, représenté par son Administration Fiscale, nous envoi un formulaire où nous sommes sensés déclarer l’ensemble de nos revenus.

    Après avoir reçu ladite déclaration, le Fisc calcule l’assiette imposable parmi nos revenus, en déduit la fourchette et le montant d’un impôt sur les revenus, et nous expédie un avis d’imposition, subordonné de conditions de paiement avec échéance.

    Si le contribuable s’attarde à payer son impôt sur les revenus, l’Administration Fiscale lui enverra plusieurs relances, sanctionnées de majorations proportionnelles au retard accusé. Si l’individu parmi nous s’attarderait, sans raisons admissibles, voire rechignerait à payer ses impôts, le Trésor Public n’hésitera pas à faire mandater un Huissier de Justice pour procéder à une saisie.

     

    Après cette dernière prospective revenons en à l’histoire d’antan et à notre verset. Voyons, soyons honnêtes dans notre approche.

    En fait, face audit jeune Etat Musulman à peine né, nous ne devrions pas non plus omettre de notre esprit que le Quatrième Pilier de l’Islam est bien la Zakkat : un acte qui consiste - pour le musulman - à réserver une partie de son patrimoine pour les pauvres et pour l’Etat. La Zakkat, pour à vrai dire, est un impôt sur les revenu, dont la création s’est présentée sous la forme d’une institutionnalisation sacrée (constitutive de la foi), se souciant de garantir une certaine forme de solidarité obligatoire avec les démunis, tout en répondant à sa destination initiale, celle imposant à tout individu de contribuer dans l’Effort de la Nation. Tout musulman doit s’en acquitter.

    Une question assez sérieuse s’impose alors d’elle-même : si les musulmans doivent s’acquitter d’un impôt sur les revenus, qui de surcroît est constitutif de leur religion, qu’en serait-ce de leurs concitoyens qui ne partagent pas la même religion ?!
    Fiscalement

    parlant, échapper à un tel impôt devrait être une aubaine (discriminatoire)  !!!

    Le verset qui est devant nous, si sa lecture littérale pourrait nous induire en erreur, nous amenant à penser qu’il consisterait en un appel franc, atemporel, qui inciterait à violenter gratuitement et systématiquement les Gens du Livre, sa lecture plus profonde et temporelle, contrairement à la première déduction trop hâtive et très peu sérieuse, nous révèle plutôt la noblesse et l’esprit d’équité de l’islam, qui s’est soucié de ne pas appliquer un impôt coranique, qu’est la Zakkat, et s’est abstenu d’étendre ce quatrième pilier de l’islam aux concitoyens juifs et chrétiens, afin de respecter l’intégrité des éléments constitutifs des

    religions respectives de ces derniers.

    Nous pouvons conclure que la finalité de ce verset est : institutionnaliser un impôt sur les revenus pour les non musulmans, parallèle à la Zakkat, en accompagnement de l’institutionnalisation d’un Etat musulman.

    D’ailleurs, c’est ce verset là, numéro 29 de la Sourate 9 at-Tawba, par qui s’était faite la création du statut de « Dhimmi », imputé à tous les juifs et chrétiens qui vivaient dans les empires musulmans.

     

    Interpellation :

    Souvent on a imputé dans le monde occidental une signification péjorative au terme Dhimmi. Quel est donc le sens de ce titre, dont la création remonte à la révélation du verset que nous étudions ?

     

    Septième Observation :

    Détrompez vous, le statut de Dhimmi - auquel ce verset semble avoir donné naissance - est loin d’être péjoratif. Quelle est donc son étymologie ?

    Le terme « Dhimmi » « ذِمِّي » est dérivé de la racine « Dhimma » « ذِمَّة  », qui elle signifie conscience.

    Dans l’Islam et chez les musulmans, le terme « Dhimma » est souvent associé à la notion de Livre pour désigner les Juifs et les Chrétiens, sous l’apologique appellation « Gens de la

    Conscience et du Livre », dite en arabe : « Ahlou Dhimma wa l’Kitab » [Ahl= Gens / Dhimma= Conscience / Kitab= Livre].

    Les termes Conscience et Livre font ensemble référence à l’héritage spirituel qui a été livré en consignation aux juifs et aux chrétiens par l’ensemble des Prophètes qui précédèrent le Prophète Mohammad, auxquels d’ailleurs tous les musulmans croient.

    Le terme « Dhimmi » est une contraction du qualificatif « Ahlou Dhimma wa l’Kitab » « Gens de la Conscience et du Livre », il ne peut être qu’énormément élogieux.

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est bien ce titre qui avait permis jusqu’au vingtième siècle aux juifs et aux chrétiens vivant dans le Califa Musulman de garder, de préserver, et de perpétuer 14 siècles durant, leur intégrité religieuse, spirituelle, cultuelle, culturelle, sociétale, et tout ce qui va avec, tout en étant des citoyens faisant partie intégrante des sociétés musulmanes dans lesquelles ils vivaient. Si des individus parmi eux choisirent de vivre dans des formations de style communautaire, pour préserver davantage ladite intégrité, d’autres, comme dans l’Andalousie et dans certaines villes impériales du Maroc et d’ailleurs, cohabitèrent en parfaite cohésion avec leurs voisins musulmans. Quel que soit le style communautaire qu’ils adoptèrent, nombre parmi eux furent des hommes de science, de médecine, de littérature, de philosophie etc... de grande renommée. Il y eut parmi eux aussi des vizirs (ministres), et des secrétaires (conseillers et confidents qui taisent les secrets) officiant sous les services de la plupart des gouverneurs et monarques musulmans.

    Les Dhimmis versaient ladite capitation, évoquée dans le verset que nous avons jusqu’ici étudié, non pas en dédommagement du fait qu’ils adhèrent à une religion autre que l’islam, et non plus pour être protégés, comme si en cas de défaillance de paiement on allait lancer sur eux des hordes de sauvageons qui les décimeront !!!
    Non, ils s’acquittaient de cet Impôt de la Conscience car ils devaient - à l’image de leurs concitoyens musulmans - contribuer dans l’Effort de la Nation ; des musulmans qui de leur côté versaient un impôt coranique. Un effort de la Nation auquel, aujourd’hui, nous, à notre tour, nous contribuons par différentes sortes d’impôts et de taxes directes et indirectes, globales, régionales, ou locales. Aujourd’hui nous sommes dépendants du Ministère des Finances, qui gère le Trésor Public. Eux, hier, musulmans, juifs et chrétiens, dépendaient d’une Haute Administration, partiellement décentralisée, supervisée localement par un Directeur, appelé littéralement le Loyal Conservateur (qui assurait la gestion) de la Maison du Trésor.

    Les chroniques concernant la vie et le règne du Troisième Calife de l’islam, Omar Ibn Al’Khattab, nous rappellent une fameuse histoire qui se déroula à l’époque ou le premier Etat musulman était assez jeune.
    Se baladant un jour dans les rues de Médine, le Calife Omar Ibn al’Khattab croisa un vieil homme qui faisait la manche dans le souk. Le Calife Omar reconnu ledit mendient. Il s’était souvenu effectivement de sa personne comme ayant été l’un des commerçants juifs de la ville. Ledit vieillard eut certainement perdu son commerce à l’issue de mauvaises affaires en perdant de sa jeunesse, et n’avait pas probablement une famille qui eut pu l’entretenir. La réaction du Calife fut d’une noblesse extrême. Il ordonna à ce que l’on charge le Trésor Public de verser audit personnage une rente viagère, motivant sa décision à travers une éloquente formule : « jadis il payait, aujourd’hui, c’est à la Maison du Trésor de lui rendre de son argent » (celui de l’Etat) ; en d’autre termes : il contribua à l’effort de la Nation, aujourd’hui c’est à la Nation de se montrer solidaire avec sa personne, en lui donnant de l’argent du Trésor Public.



  • Paradisial Paradisial 10 mai 2010 22:35

    A §  Analyse Linguistique et Etymologique

    Une telle analyse consiste à relever les termes difficiles, d’en chercher la signification dans le dictionnaire, d’en discerner les différents sens, et de cerner celui qui s’adapte le mieux au contexte du verset, selon les différentes règles de la linguistique arabe : celles de la syntaxe الصرف و النحو, de la grammaire التركيب التعبيري, de la rhétorique البلاغة, de la dialectique الإعراب, de la stylistique تدبّر الأسلوب, et de la logique إتباع المنطق.

    Appliquée à ce verset, cette analyse nous permet de relever quatre observations, qui ont leur importance :

    Première

    Observation :

    L’usage du verbe «  قـَاتِلُوا  » (qatilou) étymologiquement ne peut avoir aucune autre traduction plus fidèle que « Combattez  ».

     

    Je détaillerais, plus tard, tout un argumentaire étymologique pour démontrer que l’on ne peut faire une autre traduction altérée d’un tel verbe, notamment sous le sens de « Tuez », comme le font certains mauvais traducteurs, malintentionnés, occidentaux, qui se qualifient eux-mêmes d’orientalistes.
    Pour ceux qui sont très suspicieux parmi ceux qui méconnaissent la langue arabe, j’irais même jusqu’à accoler ici des captures photos extraites de certains dictionnaires, pour réfuter tout autre sens fallacieux que l’on puisse donner à ce verbe en dehors de celui de combattez.

     

    Intercalaire :

    Dans tout le Coran, par le titre générique « Gens du Livre » est entendu : Juifs et Chrétiens réunis. Nous verrons, plus loin, ce qu’il est entendu exactement par un tel terme, et ce qu’il suscita précisément - à travers le présent verset - comme conséquences historiques.

     

    Deuxième

    Observation :

    L’usage de la préposition «  حَتـَّى  », traduite en français par « jusqu’à  » est d’une importance cruciale pour parvenir à une bonne compréhension du sens de ce verset.

    En effet, dans toutes les langues du monde, la préposition « jusqu’à » désigne toujours la finalité de l’action (qui la précède) à laquelle elle est associée.

    L’action à laquelle est associée la préposition « jusqu’à » est incarnée par le verbe « Combattez  », ...

     

    Troisième

    Observation :

    ... quant à la finalité - que semble désigner la même préposition - elle est décrite dans la phrase qui lui succède : combattez .... jusqu’à « ce qu’ils versent la capitation  ». A ce niveau-ci, la compréhension de ce verset devient moins floue.

    En effet, la finalité de l’action de combattre à laquelle il est fait allusion dans ce verset n’est pas la brutalisation, le meurtre, ou l’expulsion des gens du livres désignés dedans.

    Le verset en question ne stipule pas : combattez-les jusqu’à ce que vous les exterminiez tous. Il ne stipule pas : combattez-les jusqu’à ce qu’il n’en reste aucun. Ni ne stipule : combattez-les jusqu’à les chasser tous de vos terres. NON, il dit : combattez-les jusqu’à ce qu’ils versent la capitation.

    La finalité donc du verset est purement financière, à savoir la perception d’un tribut. C’est loin d’être un appel franc au génocide comme ceux que l’on peut croiser dans la Bible.

    Comparez vous-mêmes le présent verset avec ces deux passages de la Bible :

    Nombres 31:17 Maintenant, tuez tout mâle parmi les petits enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui ; 31:18 mais laissez en vie pour vous toutes les filles qui n’ont point connu la couche d’un homme !!!

    Ezéchiel 9:6  Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes ; mais n’approchez pas de quiconque aura sur lui la marque ; et commencez par mon sanctuaire ! Ils

    commencèrent par les anciens qui étaient devant la maison.

    Ne soyez pas tentés de considérer que ledit verset coranique légalise une quelconque forme d’extorsion à l’encontre des Gens du Livre. Patientez, et tentez de suivre les développements de ce document jusqu’au bout, tout en conservant votre sens critique bien sûr.

     

    Quatrième

    Observation :

    Les mots « par leurs propres mains », qui suivent ladite phrase, sont eux aussi d’une importance capitale, puisqu’ils décrivent la manière dont est sensée se faire ladite perception.

    En effet, ledit appel au combat - dont la motivation semble être d’ordre purement financier - est strictement conditionné. Le « percepteur » n’est pas invité à extraire lui-même et directement ladite capitation du patrimoine des gens qu’il a combattu, non, c’est à ces derniers de la verser « par leurs propres mains ».

    Relisons le verset : combattez .... jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après

    s’être humiliés.

     

    Cinquième Observation :

    L’antagonisme que l’on peut déceler encore dans ce verset n’est pas systématique ou systématisé. Les individus qui sont désignés par le présent verset peuvent se retrouver devant deux cas de figure  :

    1- soit ils versent ladite capitation de leurs « propres grès » (à comprendre certes au second degré), sans livrer un quelconque combat, ni donc être combattus ;

    2- soit ils opposent une résistance, ils combattent et seront combattus, et finiront malgré tout par verser ladite capitation, « après s’être humiliés »

    comme le conclue le verset.
    Un mort ne saurait pas verser par sa

    main quelconque tribut, ni davantage ne pourrait faire cela en état d’humiliation.

    Les détails ressortant de ces deux dernières observations réfutent et prouvent la malhonnêteté des fausses traductions faites du verbe « combattez ».

     

    Exclamation :

    Si, à la lumière des explications données in sus, nous pourrions admettre que la finalité réelle qui ressort de ce verset soit celle de percevoir une capitation, l’individu, le plus pragmatique et le plus impartial, parmi ceux qui liront ce document, celui qui ignore encore d’autres spécificités de ce verset, ne saura pas accepter l’idée que des individus puissent réclamer à d’autres individus un tribu, juste du simple fait qu’ils ne partagent pas la même religion.

    Effectivement, un tel concept serait intolérable, quelles que soient les considérations sous lesquelles il pourrait être traité, et notamment s’il est analysé sous le prisme des droits de l’homme.

    Certes, un tel lecteur, et on le comprendra bien, ne saura y voir qu’une énorme injustice.

    Pis encore. L’intolérance religieuse qu’il prêtera à ce verset sera davantage plus grande s’il devait analyser ledit appel en considérant un tel texte comme étant atemporel, comme le fait d’ailleurs la majorité des gens profanes pour l’ensemble du Coran, le considérant comme étant un agrégat de versets purement atemporels.

    Globalement, tous les non musulmans qui s’intéressent à la lecture du Coran, ainsi qu’une minorité non négligeable de musulmans, parfois mêmes cultivés, qui n’a pas été convenablement initiée à la lecture et à l’analyse du Coran, à l’image des intégristes, tombent dans un tel dérapage.

    Non. Non. Et non. Ce verset n’est pas et ne peut être atemporel. Une analyse davantage sérieuse et plus profonde (que la simple lecture littérale) s’impose. Et c’est là qu’intervient l’Analyse Historique et Circonstanciée pour nous éclairer sur d’autres détails d’une énorme importance.

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