Beaucoup de croyants diront « Dieu existe parce que je l’ai rencontré ». La première rencontre parait inexplicable et incompréhensible au futur croyant. La foi est donc également le fruit d’un travail de questionnement avec des allers et des retours dans un cadre qui n’a rien de limité. Les Eglises proposent des solutions qui sont le fruit des réflexions des croyants précédents. Les dogmes sont un « état de l’art » de la foi qui correspondent à quelques milliers d’années de polissage. L’adhésion aux dogmes se fait par une démarche personnelle (la philosophie s’apprend bien en lisant les philosophes et vous ne dites pas qu’ils vous imposent un cadre étroit). En aucun cas cette démarche personnelle ne peut aboutir à une proposition généralisable à tous. Si vous voulez vous convertir, vous devez en faire le choix, personne ne vous l’imposera (sauf les intégristes, mais c’est un autre débat).
De même, si la foi vous gêne, vous avez tout à fait le droit de dire que vous n’y comprenez rien où que ce n’est pas votre système de valeur, mais vous ne pouvez empêcher ce que vous ne comprenez pas.
Les croyants et les scientifiques ont en commun qu’il n’y a pas grand monde pour les comprendre.
Pourquoi opposer sciences et religions ? Il n’y a rien de commun entre science et religion, mais chacune peut éclairer l’autre dans leurs domaines respectifs. La science ne peut pas prouver l’existence ou l’inexistence de Dieu mais elle permet d’éclairer certains aspects de la religion. Entre autres, la science a permis de faire évoluer les dogmes de l’Eglise Catholique sans d’ailleurs rien enlever de leur substance. L’aspect mythique de certains textes religieux ne doit pas être compris comme des affirmations scientifiques, mais comme une manière d’exprimer certains aspects qui nous dépassent mais dont la réalité peut être sensible pour quelques uns d’entre nous.
Depuis toujours, la science a permis de palier à la rareté des ressources et a autorisé le développement de l’humanité. Elle continue à le faire encore, même si cela devient plus difficile. D’une certaine manière, il s’agit d’un facteur de paix, car la réduction de la population liée à des ressources trop rares ne peut pas se faire sans violence.
Nos ne devons pas voir l’humanité comme quelque chose de figé. L’histoire de l’humanité nous montre un dynamisme permanent et la rareté de certaines ressources actuelles ne veut pas dire que nous sommes arrivé à la fin de l’histoire. C’est encore un challenge pour les scientifiques, même si les forces qui voudraient que rien ne change semblent les plus fortes aujourd’hui.
Le débat sur la validité des lois sur l’évolution de Darwin me semble être un faux débat. Les deux grandes tendances qui s’affrontent aujourd’hui chez les scientifiques (amélioration ou refondation) ne sont pas si opposées que ce que quelques dogmatiques veulent nous faire croire.
Quand au Big Bang, on avait calculé il y a peu qu’elle était basée sur 85% d’hypothèses, mais on n’a pas de meilleure théorie pour le moment. De toutes façon, c’est mieux que d’autres dogmes pseudo-scientifiques qui ont cours en ce moment et dont la critique est interdite. Ce sont justement les pseudo-sciences qui alimentent les peurs. Un scientifique dira toujours qu’il n’est sûr de rien. Ce sont les politiques qui transforment ces incertitudes en certitudes et alimentent les peurs pour des motifs qui n’ont pas grand chose à voir avec la raison.
C’est peut-être parce que Dieu ne se laisse pas aussi facilement manipuler qu’auparavant que les politiques se sont tournés vers les pseudo-sciences pour assoir leur pouvoir.
Le problème de la France, ce n’est pas que nous ne copions pas assez la Suisse, c’est plutôt que nous ne créons plus de richesses.
Diminuer les dépenses de l’Etat, si c’est pour réduire encore l’argent nécessaire à la création de richesse, c’est se tirer une balle dans le pied. Transformer des fonctionnaires en chômeur ne diminue pas la dépense de l’Etat.
Nous vivons aujourd’hui dans une économie majoritairement tournée vers la prédation et c’est cela qui nous fait mal. Les financiers ne veulent plus créer de la richesse et ce, d’autant plus que le bénéfice des investissements est collectif. L’Etat doit se subtituer pour créer les infrastructures qui permettront le développement de la France demain.