L’intolérance commence dès que nous voulons imposer notre vérité toute relative comme vérité absolue. Cela concerne tout aussi bien les religions monothéistes que polythéistes ou toutes les grandes idéologies (communismes, ultra-libéralisme…) ou l’athéisme.
Aucun Dieu ne peut se démontrer et c’est une bonne chose. En corollaire, il est également impossible de démonter la non-existence de Dieu. Cela permet à chacun de se faire une opinion et il me semble que la liberté laissée à chacun de croire faisait partie des progrès de notre civilisation. Je ne sais pas pour les autres religions, mais cette liberté est reconnue depuis Vatican II comme un préalable absolument indispensable à toute conversion par l’Eglise Catholique.
Ceci dit, lorsqu’un individu reconnait pour lui-même une vérité qu’il croit grande, il peut être amené à en parler et à la proposer à d’autres. Il n’y a pas de problème avec ça, tant que la liberté des autres est reconnue. Après tout, on ne vas pas interdire aux athées de professer leur foi.
Le problème, et il y a bien un problème, est qu’il est difficile de trouver la limite entre proposer un foi ou une croyance et chercher à l’imposer. Nous avons tous tendance à penser notre vérité comme absolue et c’est bien humain. Mais chacun de nous a une histoire différente, une compréhension personnelle du sens de la vie et les vérités proposées par les autres ont également du sens pour ces personnes. La reconnaissance de ce sens doit être un préalable à toute discussion et donne une limite à ne pas franchir.
La tolérance commence par les respects des autres dans toutes leurs dimensions (humaine, spirituelle, affective, matérielle…)
P.S. Dans les religions polythéistes, lorsque le roi se prend pour Dieu, il ne fait pas bon ne pas l’adorer...
Pour la crédibilité des scientifiques, il y a un vrai problème quand nous voyons qu’il existe 29 raisons différentes publiées par des scientifiques pour expliquer le palier de température et que certaines explications ne sont pas vraiment compatibles. Est-on même sûr que la bonne explication est dans cette liste ?
Alors quand on lit dans Slate que le débat est terminé, on peut tout de même en douter. Il est sans doute plus facile de décrédibiliser l’adversaire que de répondre sur le fond.
En science, quand on en est à ce niveau là, il est plus juste de dire que nous ne pouvons pas conclure. Nous savons aujourd’hui que nous sommes sur un palier mais nous ne savons pas vraiment dans quel sens cela va évoluer. Il n’y a pas si longtemps, on nous vendait des courbes en formes de crosses de hockey, c’est-à-dire avec une forte accélération des températures alors que ce n’est pas vraiment ça qui s’est produit. La compétence des scientifiques n’est pas réellement en cause, mais la course à la publication et au financement des labos fait que ce qui est publié n’est que peu vérifié et les résultats ne sont pas toujours répétables. La climatologie est encore une science jeune mais elle progresse.
Les critères de validation des études ne sont pas suffisant pour être certains de la répétabilité du résultat, ce qui explique les nombreuses divergences. Il faudrait amener ces critères au niveau des critères des sciences dures, mais le coût des expériences serait multiplié par un facteur important. D’un autre côté, on économiserait sur les coûts de vérification parce que répéter une expérience pour avoir un résultat différent, c’est deux études qui partent à la poubelle.
J’ai également commencé à lire le rapport, mais j’ai craqué lorsque j’ai vu qu’ils évitaient de citer les hypothèses prises. Dans ce genre d’étude, il est impossible d’obtenir un résultat sans faire un certain nombre d’hypothèses non encore vérifiées. La liste permettrait d’avoir une idée du niveau d’incertitude sur le résultat. J’ai aussi lu quelques remarques faites par des relecteurs officiels du rapport, dont un au moins regrette la non prise en compte de ses remarques dans le rapport.
Quand à la vidéo, il y a des choses intéressantes sur le lien entre le PIB et la consommation énergétique, mais on ne peut pas demander au speaker un avis sur le réchauffement climatique, car sa société réalise des bilans carbone et ils ont une bonne réputation sur ce sujet. Il ne va tout de même pas dire que cela n’est peut-être pas la priorité numéro 1 en matière d’environnement. Cette vidéo n’est pas loin d’un discours marketing.
Il me semble que dans cet article il y a une confusion entre météorologie et climatologie. Ils citent la NOAA sur la température de juin, mais tirent leurs propres conclusions.
Nous savons que si les températures n’augmentent plus beaucoup ces dernières années, nous sommes sur un palier chaud. Il est normal qu’il y ait une variation autour des valeurs moyennes actuelles et qu’il y ait donc des points nettement plus chauds que la moyenne depuis que la météo existe.
Si même les plus fervents défenseurs du réchauffement anthropique admettent qu’il y a un palier d’une quinzaine d’année qui serait du à une certaine variabilité, ces mêmes scientifiques doivent admettre qu’un seul mois chaud ne veut rien dire.
Le site indiqué n’est pas un site scientifique. Ils ont eux-même déduit les conclusions qui arrangeait leurs convictions. Il est sain d’avoir des convictions, mais la science n’est pas une affaire de tripes et on a le droit de dire qu’on ne peut pas conclure à partir des données collectées.
Je ne dirais pas que le président est en représentant de l’état, mais effectivement, il peut se sentir comme tel, surtout s’il est issu de l’administration. Toutefois son élection en fait un représentant du peuple. Cette ambiguïté est bien soulevée par notre président actuel qui annonce qu’il est légitime car régulièrement élu en oubliant qu’il n’agit pas forcément pour le bien de ses électeurs. S’il y avait des contre-pouvoirs qui fonctionnent, ceux-ci lui rappelleraient que la légitimité est d’abord morale, pas bureaucratique.