A mon avis vous prenez le problème à l’envers. Pour avoir conscience de l’emprise d’une entité, il faut pouvoir la considérer à distance, de l’extérieur et avec le recul suffisant pour appréhender l’ampleur de sa domination. Or nous n’utilisons pas les GAFAM, nous sommes immergés dans les GAFAM et ce sont les GAFAM qui se servent de nous, sans que la plupart en aient conscience. Taxer les GAFAM en invoquant la défense d’une spécificité culturelle ne servira à rien, sinon à permettre à quelques responsables de se défausser en montrant leurs muscles.
La technologie made in France ou made in Europe, c’est bien gentil, mais les moyens et les niveaux d’investissement requis seraient sans commune mesure avec les capacités des GAFAM. On échappe pas comme ça à l’hypnose...
Quoi qu’on pense de la conclusion de cette affaire, il faut noter que quand la justice est passée, ceux qui pourraient à tort ou à raison s’en offusquer sont des chiens : ça me rappelle un discours récent, mais quoi ?...
Il est étonnifiant que vous vous étonnassiez... On se souvient de l’Irak et des « embedded ». Dans la grande presse, on trouve souvent des articles qui sont des dépêches d’agences, quasiment le même quel que soit le titre. Sur le conflit ukrainien, il n’y a presque pas de « vrais » journalistes sur le front, les grandes agences (AFP, Reuters, etc...) emploient des « fixeurs » localement qui eux-même fournissent des « informateurs » issus de vagues ONG ou prétendues telles. Que sont ces ONG, qui les finance, comment sont-elles choisies ? Total fog of war...