@V_Parlier A mon avis ce n’est plus de cet ordre là. Pour ce qui concerne l’Europe, les élites dirigeantes ne peuvent masquer une peur grandissante du renouveau d’une forme de nationalisme dans les urnes qui pourrait mettre à mal le projet fédéral tel qu’ils le conçoivent et dont ils perçoivent bien qu’il est de plus en plus contesté. Corollairement, la diabolisation des partis radicaux, quitte à s’appesantir lourdement sur l’Histoire d’une façon névrotique, montre assez qu’il n’y a plus de « figure politique », capable de porter un projet suffisamment dynamique et novateur pour que les populations y adhérent et retrouvent foi dans la politique. Des technocrates et des comptables : ce qu’ils veulent masquer, c’est le vide.
Ce qui est amusant, alors que l’époque s’est apparemment défaite de toute idéologie « communiste », c’est qu’on voit ici et ailleurs ressortir les figures honnies qui se sont illustrées tout au long du vingtième siècle pour finir dans la violence et la dictature.
Question sous-jacente : qu’est-ce qui a fait émerger ces figures et en réaction à quoi ?
Condamner c’est une chose, ne pas relier ces apparitions aux phénomènes qui les ont fait advenir en est une autre.
Autrement dit, on a que la moitié de l’histoire...
Nostalgie mal assumée ? A moins que le libéralisme occidental ne se trouve un peu en panne d’ennemis, l’islamisme n’ayant pas encore donné sa pleine mesure et étant, pour partie, instrumentalisé.