@colibri Il y a un aspect des choses avec lequel je suis d’accord : il n’est pas très efficace de verser des aides à fonds perdus tant qu’on a pas dans le pays considéré une puissance publique capable de soutenir le développement tout en éradiquant la corruption et l’emprise des caïds locaux. Vu l’histoire du pays et le contexte, ça risque d’être très difficile.
Pour le reste, outre le fait qu’on ne peut pas passer par pertes et profits l’influence passée des empires extérieurs, on ne peut pas raisonner comme s’il s’agissait simplement d’un retour sur investissement décevant.
Sur la colonisation, il faudrait quand même revenir à l’essence du capitalisme : le risque. Quand on investit à titre privé, une partie de la plus-value escomptée provient de la rémunération du risque. Or, à partir du moment où la « machine à cash » se trouve être constituée d’esclaves, amenés là contre leur gré, et traités plus bas que terre s’ils n’étaient pas assez disciplinés ou rentables, il ne faut pas s’attendre en retour à ce que des gens travaillant sans salaire finissent pas devenir de bons toutous affectueux.
Alors venir chouiner dans le giron de l’état Français parce qu’on a perdu ses petites économies très imprudemment investies dans l’esclavage, à un moment donné, faut assumer. Vous me direz, ça existe encore. Oui, et pas de quoi en être fier.
Alors oui les sources peuvent être discutées, les choses sont complexes, et personne ne peut se prévaloir de la vérité absolue.
Il reste ça : quand on joue, quelquefois on gagne, quelquefois on perd, surtout en spéculant sur la misère humaine.
L’antisémitisme... l’aipha et l’oméga irréfragable qui explique tout, de la disparition des dinosaures à la panne de machine à laver de la voisine, en passant par les convulsions du monde actuel.
@colibri J’aimerais bien comprendre en quoi votre source est plus crédible que la mienne, qui cite entre autres un ancien ambassadeur de France. L’avez-vous seulement lue ? L’état français est bien le bras armé de l’opération, même si ce sont des tiers et des banques qui en ont profité. Et que je sache, personne n’a démenti le NYT dans cette histoire. Enfin et surtout, quelle est l’origine et la nature de la « spoliation » due à la révolte des esclaves ? Déporter et exploiter des gens dans les conditions que l’on sait, se faire foutre dehors et venir chialer et quémander un dédommagement sous la menace a quelque chose de grotesque et pour tout dire dégueulasse.