J’ai le sentiment que les gens se sont faits endormir : ils chantent tous la même chanson : trop d’état, état providence, éducation nationale inefficace, hôpitaux inefficaces, etc... C’est facile : on met peu de moyens et quand le système se casse la figure on dit : public, gens trop protégés, traine-savates (donc stigmatisation), comme si les gens n’avaient pas la conscience du travail bien fait, du devoir, de la responsabilité. Comme si nécessairement il fallait une trique derrière pour faire avancer le bourricot. Mais ça reste dans la logique de notre infantilisation... On veut nous responsabiliser en enlevant l’état providence. En réalité ils jouent sur notre peur de finir dans la pauvreté. On stigmatise le chômeur qui vit au « détriment » des autres. Les autre payent pour des gens qui n’apporte rien à la société. Alors que la masse des chômeurs est de plus en plus grosse, non pas parce que la soupe est bonne au chômage, mais parce qu’économiquement on est dans la merde. Mais imaginez que l’on supprime l’indemnisation des chômeurs. Plus de revenus : la rue. ça n’empêchera pas les bulles. En revanche ça fera une quantité de crève misère qui accepteront de travailler pour 1 euro de l’heure, voir moins. Car la faim au ventre on accepte tout pour survivre.
Votre histoire me touche, d’autant que quelqu’un de mon proche entourage subit également ce genre de dysfonctionnement. C’est : -Du harcèlement : boite au lettre défoncé, porte de garage défoncé, désherbant sur jardin, fils électriques coupés, chat retrouvé avec la marque au cou (d’un fil ?) d’étranglement posé en face de la maison, harponnage du quidam pour discréditer, oeufs éclatés sur les volets, coup de téléphones anonymes, agression physique, surveillance, dégradation de propriété etc... Mais toujours en l’absence de la personne qui découvre des vacheries régulièrement.
-Du « copinage » : ce sont des petits politicards de province qui jouent de leur influence et vous le font savoir. Et au final vous vous rendez compte que avez dépensé une fortune en tribunaux pour y perdre des plumes.
Bref, alors que pendant deux générations cette personne n’était pas emmerdé, arrivent des blaireaux qui se trouvent trop à l’étroit, voir qui se fabriquent mentalement leur petit chez soi(incluant des parties appartenant au voisin). Et qui se rendant compte que le voisin ne se laisse pas faire, alors lui pourri la vie comme pas possible pour le faire céder.
Imaginez vous avez vécu dans votre maison avec pleins de projets que vous construisez, vous ne voulez pas déménager alors vous avez la vie pourrie jusqu’à votre mort.
La dictature : on y glisse tout doucement. Tellement doucement (avec une berceuse en prime) que beaucoup ne s’en rendent pas compte et trouvent ça normal même.