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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 11 septembre 2006 12:08

    @ Ibraluz mais surtout à tous ceux qui (honnêtement) veulent connaître le fin mot sur l’histoire de la bibliothèque d’Alexandrie

    Citations tirées de l’ouvrage Luciano Canfora dont M. Ibra-lumière-éteinte me recommandait pieusement la lecture : « La véritable histoire de la bibliothèque d’Alexandrie » Editions Desjonquères Paris 1988 - Chapitre XVI - pages 97 à 112. Chapitre intitulé « Dialogue de Jean Philipon avec l’Emir Amrou ben Al-as qui s’apprête à incendier la bibliothèque ». Pour les sources concernant ce dialogue je laisse à M. Ibrapaumé se reporter à ss « fiches de lecture », s’il les retrouve.

    « J’ai conquis la grande ville de l’Occident [...] et il m’est difficile d’énumérer ses richesses et ses beautés. [...] La ville a été conquise à la force des armes et sans aucun traité. Les musulmans sont impatiens de jouir du fruit de leur victoire » écrivait Amrou bel al-As au calife Omar. [on sait ce qu’il est advenu de la ville antique... on en cherche encore les traces...]

    Canfora poursuit : « Les généraux byzantins entrèrent par deux fois au moins dans le port d’Alexandrie, et en furent chassés autant de fois par Amrou. Celui-ci, bien qu’à Bagdad [à propos, je suggère à M. Ibraluz d’écrire dérechef à Mr. Canfora afin qu’il rectifie son texte selon ses indications précédents concernant la fondation de Bagdad...] le calife eut renoncé à toute idée de destruction et de saccage, exaspéré par la répétition des attaques ennemies, resta fidèle à sa promesse de rendre Alexandre »accessible de tous les côtés comme la maison d’une prostituée« et fit démanteler les tours et une bonne part des murailles. » [notons au passage la noblesse de cette pieuse comparaison pour une des plus belles cités de l’Antiquité...]

    Canfora ajoute : « Amrou n’était pas un guerrier inculte. [...] Au temps de l’occupation d’Alexandrie, le très vieux Philopon, l’infatigable commentateur d’Aristote, selon son très beau surnom, était encore vivant, comme le rapport Ibn al-Kifti dans son Histoire des Savants (mais certains au contraire en doutent). [...] Amrou commença à fréquenter ce vieillard car il était particulièrment séduit par ses arguments contre l’incroyable confusion chrétienne à propos de la trinité ».

    Canfora s’étend alors sur les relations d’Amrou avec Jean :« Jean osa enfin un jour aborder, dans leur conversation quotidienne, l’argument que depuis longtemps il avait sur le bout de la langue, mais qui restait chaque fois inexprimé : »Tu as scellé tous les dépôts d’Alexandrie, et il est juste que toutes les marchandises t’appartiennent. Je n’y fais aucune objection. Mais il y a des choses dont ni toi ni tes hommes ne sauriez vous servir : je voudrais te demander de les laisser ici.« Amrou lui demanda quelles étaient ces choses, et il répondit : »Les livres du trésor royal. Vous avez mis la main dessus, mais je sais que vous ne sauriez pas vous en servir« . Amrou, surpris, se renseigna au sujet de celui qui avait rassemblé ces livres, et Jean commença à lui raconter l’histoire de la biblitohèque. »

    C’est donc bien que ces livres existent et que les conquérants arabes ont mis la main dessus.

    En ce qui concerne la génèse de ces livres et leur localisation, Canfora précise :« Où étaient et où se trouvaient en ce moment les livres d’Alexandrie, c’est un sujet qui mérite quelques éclaircissements. Trois cent cinquante ans plus tôt, la reine Zénobie, arabe de Palmyre [...] avait conquis puis perdu Alexandrie. Quand l’empereur Aurélien reconquit la ville, ce fut le quartier de Brouchion qui souffrit des dommages les plus graves. Quelques années plus tard, Dioclétien mit véritablement la ville à sac. Le Musée [...] dut subir d’énormes dommages. Dans l’attaque contre les temples païens de l’an 391, le Sérapéum [lieu où d’après Canfora se situait le bibliothèque] fut détruit. [...] Les livres, évidemment, avaient changé eux aussi, pas simplement dans leur contenu. Il ne s’agissait plus de rouleaux délicats d’autrefois [...] mais de parchemins élégants et solides, reliés en gros volumes, fourmillants d’erreurs à cause de l’oubli croissant du grec. Et désormais dominaient les écrits des pères de l’église, les actes des conciles, et les »saintes écritures« en général. »

    Plus loin Canfora rapporte les détails du dialogue d’Amrou avec Jean Philopon : « C’est alors que Jean se souvint d’un livre qui avait joui d’une immense fortune parmi les écrivaisn grecs ; recopié, résumé, plusieurs fois remanié, aussi bien par les Juifs que par les chrétiens : le récit d’Aristée [Canfora décrit ce texte longuement dans les chapitres précédents]. En retouchant l’ancien récit, il poursuivit donc ainsi : »Quand le roi en fut informé, il dit à Démétrius « Crois-tu qu’il y ait d’autres livres sur terre que nous n’ayons pas encore ? » Et Démétrius : « oui, il y en a uune grande quantité en Inde, en Perse, en Géorgie, en Arménie, à Babylone et ailleurs aussi. » Le roi s’émerveilla en l’entendant et répondit : « continue donc à les chercher ». Et il procéda dans cette recherche jusqu’à sa mort."

    Canfora précise : « Dans cette réélaboration arabe, le monde apparaît bien plus grand, et l’objectif du recueil complet des livres bien plus vaste que dans le récit original d’Aristée. »

    Suite du dialogue de Jean Philopon avec Amrou : « Et bien, ces livres [...] continuèrent au fur et à mesure à être conservés et gardés par les souverains et leurs successeurs jusqu’à nos jours » Amrou comprit que Jean lui parlait de quelque chose de très important ; il se tut un moment, puis ayant médité sa réponse, il dit à son ami :« Je ne peux disposer de ces livres sans la permission d’Omar mais je peux lui écrire, et lui rapporter les choses extraordinaires que tu m’as dites ». Et c’est ce qu’il fit."

    Précisions techniques fournies par Canfora : « une lettre mettait en moyenne douze jours de navigation pour parvenir d’Alexandrie à Constantinole ; elle en mettait un peu plus pour parvenir jusqu’à Bagdad [que M. Ibraluz n’oublie son courrier rectificatif à l’intention de l’auteur défaillant] [...] et il en fallait autant pour la réponse. Ainsi, pendant un mois environ, le destin de la bibliothèque fut lié à la réponse d’Omar. »

    Canfora rapporte que pendant ce temps, certains Grecs ralliés à la cause des musulmans mirent en doute la parole de Jean Philipon en affirmant que tous les livres d’une quelconque importance avaient brûlés lors des différents saccages que la ville avait subie. Amrou interrogea alors Jean Philopon à ce sujet. Tout le monde se rendit sur les restes du Sérapéum. Philopon réfuta les arguments des contradicteurs. Canfora écrit : « Amrou écoutait admiratif les mots clairs et concrets du Juif, si différents du ton inconsistant et insinuant de son informateur zélé. »

    Dans sa poursuite du récit, Canfora restitue l’ambiance d’angoisse qui recouvrait tout ce qui touchait à ces livres. La discussion se poursuivit durant plusieurs jours, tant le sujet semblait inextricable. plus loin, Canfora reprend le fil des évènements : « Tandis qu’ils s’accordaient une pause [...] l’envoyé d’Omar, à peine débarqué à Alexandrie, rejoignit l’émir dans la demeure de Jean. Amrou lut le message : »quant aux livres que tu m’as désignés, voici ma réponse : si leur contenu est en accord avec celui d’Allah, nous pouvons nous en passer, puisque dans ce cas le livre d’Allah est plus que suffisant.S’ils contiennent au contraire quelque chose de différent par rapport au livre d’Allah, il n’est aucun besoin de les garder. Agis et détruis-les« . Il est facile d’imaginer la déception et le désespoir des deux. [...] Et pourtant à quoi d’autre fallait-il s’attendre d’un dévot bigot comme Omar - ruminait Amrou : de quelqu’un qui avait été capable, semble-t-il, d’empêcher le prophète mourant de dicter un second livre, en hommage à l’idée qu’il ya avait déjà tout dans le Coran ? »

    Tiens, tiens, est-ce que ce paragraphe n’accréditerait pas mon point de vue sur l’existence de plusieurs corans, et sur la manipulation des textes par les puissants entourant Mahomet...

    Fin du récit de Canfora :« Il n’était plus possible[après la réponse du calife], ni de bon goût, de rester présent plus longtemps. En silence, évitant d’inutiles politesses, Amrou quitta à jamais la maison de Jean. Obéissant fidèlement à la réponse du calife, il entreprit l’oeuvre de destruction. Il fit distribuer les livres à tous les bains d’Alexandrie pour qu’on s’en servit comme comme combustible pour les étuves qui les rendaient si confortables. »Le nombre de ces bains - écrit Ibn al-Kifti- était bien connu, mais je l’ai oublié« . (Ils étaient quatre mille, comme nous le savons par Eutichius). » On dit-il, poursuivit-il, qu’il a bien fallu six mois pour brûler tout ce matériel. Seuls les livres d’Aristote furent épargnés".

    L’étude de M. Canfora se termine sur ces mots. Les chapitres suivants sont consacrés aux différentes sources de son récit.

    J’ai fait cet important effort pour récopier ces différents passages, non pour rafraîchir les notes de lecture de M. Ibraluz qui me semble définitivement irrécupérable quant à sa notion d’honnêteté intellectuel, car il s’imagine s’adresser toujours à des ignares. A croire qu’il en a l’habitude dans son entourage. J’espère que ces précisions seront utiles à ceux qui s’interrogent sérieusement sur ce crime culturel. Il va sans dire que les musulmans ne sont pas les seuls à en avoir commis. Nous avons appris à reconnaître les les notres, qu’ils aient donc la délicatesse et le sens de l’honneur de commencer à reconnaître les leurs, au lieu de s’obstiner à vouloir toujours les reporter sur les autres ou de les perdre dans les méandres d’une dialectique minable.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 11 septembre 2006 10:11

    @ Ibraluz

    Je prends bonne note de votre interrogation (et de votre bottage en touche) concernant votre comparaison des émeutes de Sétif avec le comportement de Mahomet. Comme vous le voyez j’aime bien aller au bout d’un raisonnement quel qu’il soit.

    Pour ce qui est de la Mauritanie que je ne connais pas (mais je vis dans une société qui fonctionne sur les mêmes bases culturelles), les chiffres concernant l’esclavage parlent de 300 000 personnes, sans compter les esclaves qui se sont réfugiés au Sénégal dans les années 80 et qui n’ont toujours pas été admis à rentrer au pays malgré le changement de régime. Je n’ai aucune envie de m’étendre sur le sujet car je trouve particulièrement inhumains ces vestiges de sociétés basées sur un nomadisme que l’on présente depuis des millénaires comme s’apparentant au paradis perdu. Tu parles ! Y trouver un lien social ressort du même argumentaire qu’utilisaient les Sudistes américains au moment de la guerre de Sécession. Je me permets simplement de vous citer le proverbe qui a eu cours pendant longtemps en Mauritanie concernant les esclaves et que, d’après certains chercheurs du cru, on chante encore parfois dans les cours de récréation du pays ou dans la rue : « Trois choses ne disparaissent jamais chez l’esclave : dormir, voler et pisser au lit ».

    Personnellement, je considère la société maure comme une société fossile au sein de laquelle on retrouve (j’ai eu plusieurs fois l’occasion de le constater) à peu près tous les défauts de structure des sociétés nomades du Proche Orient. Société de castes, de privilégés éhontés, de paresse sacralisée, de vide organisé, d’orgueil démesuré envers ses origines, etc... Ces sociétés sont terriblement archaîques et reposent sur la représentation (vous parlez de « jeu de rôle ») et non sur l’action. Les mots y ont plus d’importance que la réalisation qu’ils induisent. Voyez que le tableau que j’en dresse n’est pas du Le Clézio. Mais beaucoup de Marocains du Nord avec lesquels je m’entretiens partagent cette opinion, notamment les chleuhs.

    Pour ce qui est des versions du Coran, maintenant que j’ai compris que vous fonctionnez avec des « fiches de lecture » et n’en confectionnant pas moi-même, je vais vous faire un aveu, je n’ai aucune envie de passer mon temps à fouiller dans des livres pour vous démontrer des évidences que vous balayez d’un revers du pied en bottant en touche. Je ne sais si vous avez lu Al-assiouty ou si vous avez « égaré » vos « fiches » le concernant, alors je vous livre une ou deux citations de cet auteur, et nous en resterons là car vous commencez à sérieusement me fatiguer : « Un hadith attribué au Prophète circulait durant les premiers siècles de l’hégire, attestant que le Coran a été révélé en sept haruf. [Ibn Abi Dawud donne au terme harf, le sens de recueil] Les divergences dans l’interprétation de ce hadith sont nombreuses, mais les uns interprétaient ce terme comme signifiant mushaf, recueil, et s’appuyaient sur ce hadith pour légitimer les recueils non canoniques. [...] Par ailleurs, Ibn Mas’ud refusa de livrer son recueil [à Uthman] pour être détruit. [...] Il recommanda à ses compagnons de cacher leur recueil et de le conserver en secret afin de compraître devant Allah aveccet acte louable, le jour du jugement. Le recueil d’Ibn Mas’ud devint ainsi un Coran apocryphe. Ibn Mas’ud fut destitué de ses fonctions [...] privé de toute ressource pour qu’il meure de faim : mort, il fut enterré de nuit. »

    Je vais vous donner encore la possibilité de rafraîchir une de vos « notes de lecture » en vous citant un dernier passage : « Les hommes morts, leurs recueils ne périrent pas de si tôt. Encore à la fin du IVè siècle hijri, le recueil d’Ibn Ma’sud circulait en plusieurs exemplaires. Et, à ce qu’il semble, Ibn Ma’sud comptait des partisans jusqu’au Vè siècle hijri, car l’auteur du Kitab Al-Mabaâni (425/1033) consacre de longues pages pour réfuter les arguments du recueil d’Ibn Mas’ud. Avec le temps, lesrecueils apocryphes du Coran sombrèrent Actuellement, il n’en reste que des passages disparates cités par divers auteurs anciens, tout comme il en fut de l’Evangile des Egyptiens ou de l’Evangile de Marcion. Dans les deux cas, ces sont les recueils des PARTIS DES PAUVRES qui furent submergés. »

    Partis des pauvres... Coran des pauvres... ça ne vous rappelle rien de ce que je vous disais il y a quelques jours. Vous croyez que je vais passer mon temps à me justifier derrière vous qui jouez les savants ? Je suis peut-être moins ignorant que vous le supposez. Bien sûr, si quand vous parlez d’islam à un Européen, vous prenez soin de ne le faire qu’avec quelqu’un qui ne s’est jamais penché sur la question, vous pouvez leur raconter n’importe quoi, comme vous pêtes en train de le faire avec d’autres. Mais voyez, ça ne marche pas toujours. « Subterfuge » - « tour de prestidigitation » - « manipulation » « apparitions d’anges sauveurs » amusez-vous tant que vous voudrez avec ces quolifichets métaphysiques. J’ai passé l’âge, et il y a très longtemps que je me suis engagé dans une autre voie.

    Voilà donc pour vous remettre en face de votre « indigence ». Je crois donc que je vais vous planter là avec votre « savoir » qui me paraît un peu trop imbriqué dans une foi aveugle pour des textes trafiqués comme le sont tous les textes dits « sacrés ». Et dire que vous m’envoyez le Pentateuque à la figure comme pour me meurtrir. Mais mon pauvre monsieur si vous saviez ce que je me fous de la « pertinence » du Pentateuque, vous n’auriez pas commis cet impair de gamin dans la cour de récréation, qui dit « c’est toi qui l’a fait le premier »... Bof ! D’ailleurs ces « fameux » textes, quand ils ne sont pas trafiqués, commandent à un style de vie primitif, clanique, orgueilleux et privatif de liberté dont chaque homme, sur terre, mérite de se débarrasser au plus tôt. Entendre citer Adam, Enoch, Jacob ou Abraham au début du XXIème pour les donner en exemple à l’humanité me fait bouillir le sang devant la perpétuation de cette entreprise d’asservissement à des « castes supérieures » qui a si bien marché au fil des siècles. Je vous laisse donc naviguer dans ce monde primitif, qui proclame des vérités imbéciles et qui oblige les « gens de foi » à les triturer dans tous les sens pour tenter de les faire avaler à ceux qui s’accrochent encore à un bout de raison. D’ailleurs, vos fondus-enchaînés sur les prophètes de la Bible m’ont bien diverti. Mettre Abraham et Moïse dans un même sac n’a aucun sens, ni historique ni religieux. Parler de loi abrahamique est un non-sens, alors qu’il existe effectivement une loi mosaïque. Abraham est à l’origine d’une alliance, ce n’est pas un codificateur. Et pour ce qui est de son rapprochement avec Moïse, l’un était un nomade sémite, l’autre très certainement un artistocrate citadin égyptien qui s’est vu interdire l’entrée de la Terre Promise en raison de cette non-judéité. Mais vos rafistolages ne m’étonnent guère. A lire le Coran dans ses passages empruntés à la Bible, on reste effaré par le bricolage du copier-coller accompli par Mahomet.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 11 septembre 2006 09:19

    @ Cambronne

    Tu as raison de faire une tentative de raison avec le musulman « présumé libre » mais tu verras qu’il ne te répondra pas, ou qu’il répondra à côté. Il y a longtemps que j’ai compris que nous sommes là devant des gens à qui on n’a pas appris à réfléchir par eux-mêmes, à être curieux et attentif à ce qui se passe autour d’eux. Ils ont le crâne bourré de certitudes qui n’ont aucun fondement et quand tu leur dis autre chose et que tu l’appuies de ton expérience, ça les dérange et ils te tourne le dos avec dédain.

    Tous les gens qui ont réagi sur Agora pour de tels sujets l’ont fait de la même façon, sauf Ka, Wrysia et Ibraluz. Ta vision de la guerre d’algérie est lucide et juste. La leur a été forgée par des slogans manipulateurs qui ont détruit le pays pour longtemps. Quand jje vivais en Algérie, beaucoup de jeunes Algériens me disaient que le pays ne décolleraient que quand tous les anciens combattants seraient morts, car on avait donné des responsabilités politiques à des illettrés, et à des gens qui ne pensaient qu’à s’enrichir et enrichir leur famille ou leur tribu. Troquer le fusil contre un camion ou contre une place dans l’administration... On voit où ça a mené le pays. Quarante ans après, c’est gens-là ont presque tous disparu des postes de commande, il ne reste que quelques chefs emblématiques, mais ceux qui les ont remplacés ont été formé à la même école, ils sont des mêmes familles, des mêmes clans de rapaces. Qui se souvient de ce qu’a été réellement Bouteflika sous Boumedienne, sinon l’ami des Américains et celui qui dès 72 leur refilait une bonne part du pétrole saharien et leur permettait de s’installer à Arzeu pour une nouvelle colonisation économique. Va dire ça aujourd’hui à un Algérien et il te regardera comme un extra-terrestre.

    Sur un autre post, je discute avec Pelmato, une française mariée à un Algérien. Elle est sympa et loin d’être fanatique. Je lui ai raconté les livraisons d’armes qu’Hassan II a organisées en 79 sur la côte kabyle, pour emmerder Boumedienne et essayer de le coincer dans son soutien au Polisario. Réponse ? « Non monsieur, mon mari m’a dit que c’était pas vrai ». Qu’est-ce que tu veux répondre à ça.... Et si tu savais comment les Marocains parlent des Algériens aujourd’hui, tu serais effaré. Au lieu de militer pour un Maghreb uni, ils ne pensent qu’à s’insulter les uns les autres (c’était un des thèmes de l’article que j’ai pondu sur la « webgéographie du Maghreb ». T’as vu les réctions ?

    Bon, le combat pour la lucidité continue. Amicalement. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 11 septembre 2006 08:16

    @ Erci B (La ferme, célébrités !

    Bonjour et merci pour la précision de votre post. N’attendez pas de la dame de Tanger qu’elle ait la politesse de vous répondre. Elle n’aime que les insultes pour les autres et la flatterie pour elle-même. La civilité lui fait peur et elle la fuit comme la peste. bof. Elle ne remarque même pas que tout le monde s’en est aperçu depuis longtemps et ne s’intéresse plus à elle. Il n’y a que milan et Douane et leur clique d’intégristes ignares pour la flatter encore.

    Bien à vous - Patrick adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 9 septembre 2006 23:31

    @ Marsu

    excuse moi j’avais mal lu « réactif ». T’as raison parfois ça va trop vite. Bon ne tiens pas compte du post précédent sauf pour « à la sauvette ».

    Patrick Adam

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