L’état doit rester l’actionnaire majoritaire dans le nucléaire.
D’une part, la logique privée (même assortie de contrôles) n’est pas capable aujourd’hui de proposer les garanties indispensables pour prévenir un événement de type Tchernobyl. L’affaire de l’Erika est un cas d’école et on y constate que :
- la logique du profit "gère le risque" avec des critères inadaptés au risque nucléaire ;
- les organismes de contrôle n’offrent pas les garanties suffisantes.
D’autre part, il me semble qu’un état non démocratique est trop irresponsable pour prendre les précautions nécessaires. L’histoire des poubelles nucléaires et chimiques de l’ex-URSS est exemplaire à cet égard. Et l’histoire iranienne, elle, paraît inquiètante vue sous cette lumière.
Que l’état conserve le contrôle, et qu’il soit lui même contrôlé par le peuple : ces deux conditions me paraissent nécessaires.
J’ai l’impression que, à quelques nuances près, nous sommes tous du même avis...
Pourtant, cette affaire mobilise les media. Et surtout les conversations, chacun ayant son mot à ajouter sur la gifle. Voilà qui laisse peu de champ libre pour d’autres débats.
Pourtant, rappelez-vous : lundi, le congrès se réunit à Versailles, où il va très probablement renier le vote du peuple et enterrer la démocratie. Sans fleurs et sans couronne ; que ça ne paraisse pas important.
Lorsque l’économie sera capable de faire des prévisions, alors on pourra la qualifier de science. Ce n’est pour l’instant pas le cas.
Peut-être n’est-ce pas une science, mais on peut tout de même espérer qu’elle le deviendra. En attendant, elle doit être traitée comme un objet de recherches : en l’absence de preuves, une thèse économique - d’où qu’elle vienne - n’est qu’un dogme que nous aurions tord d’enseigner comme un catéchisme.
Préservons donc la pluralité des thèses dans son enseignement. En approvisionnant ainsi l’esprit critique, peut-être favorisera-t-on l’avancée de l’économie vers le statut de science.
Si nous ne le faisons pas, le risque de nous tromper et d’aller vers plus d’obscurantisme est énorme.
Que deviendrait un mouvement de résistance dont les soldats feraient la guerre en dentelle ?
Si le livre contient du vrai, le plus important c’est ce qui y est dit, bien plus que qui le dit. L’auteur du livre a raison de se dissimuler derrière un pseudonyme.
Si le livre devait s’avérer n’être que médisances et diffamations, alors il serait toujours temps de retrouver Philippe le Bel et de brûler.
Finalement : connaître l’auteur s’avère intéressant surtout si l’on cherche à le punir, ou à l’empêcher de parler.