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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 27 juillet 2007 17:50

    Pour répondre à ceux qui ont des chats, je ne me suis pas penché sur la question mais sais qu’il en est de même pour la vision nocturne (ne pas croire qu’un chat voit dans la nuit totale, la noirceur, c’est relatif...)son système de pupille est très différent de celui du chien (pupille verticale) mais pour l’acuité je dois me renseigner et pour le spectre aussi. Pour répondre à Dom, j’ai bien parlé de l’odorat mais mon expérience m’a montré qu’il était très différent d’une race de chien à l’autre. A creuser donc aussi.



  • Philippakos Philippakos 27 juillet 2007 07:59

    Anthropomorphisme, sûrement, mais c’est un article de vulgarisation et il est difficile de ne parler que de longueur d’ondes, de lux (unité d’éclairement) et autres références scientifiques peu usitées. Il est toujours plus évocateur de se référer à ce qu’on connaît le mieux (on le suppose), à savoir soi-même, l’homme c’est-à-dire.



  • Philippakos Philippakos 21 juillet 2007 17:25

    Le représentant Nikon me le disait l’autre jour : « avec le numérique, n’importe quel nul peut donner une image exploitable ». C’est vrai que toute la belle technique que j’ai pu apprendre devient en grande partie caduque (la chimie entièrement, la physique demeure utile). L’image du photographe, du même coup, se dégrade à grande vitesse. Beaucoup d’amis photographes changent de mot pour se définir (concepteur d’images, illustrateur, etc...) . On fait moins appel à des photographes puisqu’on voit immédiatemnt le résultat de ce qu’on a fait, en évitant le risque de tout rater. Il faudra en tenir compte pour la suite. Certaines manipulations restent difficiles pour des non spécialistes. Le maniement des courbes est délicat. Une bonne technique « photoshop » est assez rare et difficile à acquérir. Photographe n’est pas la première profession piégée par l’évolution des techniques. Pensez aux horlogers et même aux informaticiens dont le rôle ne consiste plus que d’assurer la maintenance, sans programmmer la moindre ligne. Le manque d’exigence du public est plus inquiétant et personne n’est choqué de voir une image pourrie issue d’un tél.portable. A nous de trouver des domaines assez spécialisés pour que notre savoir-faire soit requis mais pour combien de temps. Un dur combat, j’en conviens...



  • Philippakos Philippakos 21 juillet 2007 17:05

    Bien sûr, quelque part nous sommes tous des voleurs mais que vole-t-on au juste ? Une image de quelqu’un qui ne la verra sans doute jamais, de quelqu’un qu’on ne reverra sans doute jamais non plus. Une image qui a finalement peu de chance d’être utilisée et sur laquelle personne ne reconnaitra le sujet photographié (le contraire peut arriver, j’en conviens). Disant cela je nie un peu le sens le l’individu en le noyant au sein d’une gigantesque communauté anonyme. Il faut pourtant s’y faire, nous sommes six milliards et on peut difficilement respecter strictement l’ego de chacun. En contradiction avec ce que j’ai dit précédemment (ne pas se comporter comme un voleur) il existe des techniques « psychologiques » qui fonctionnent à merveille et qui finalement contentent tout le monde : photographier quelqu’un qui vous voit sans qu’il pense avoir été photographié. Il suffit de ne jamais le regarder directement, uniquement dans le viseur. L’utilisation d’un grand angulaire arrange bien les choses. Cela paraît un peu fourbe mais le sujet ne se sent pas piégé, vous avez pris votre image et personne en vous en tient rigueur... Hypocrite ? Certainement, mais il faut assumer en relativisant : le mal n’est pas bien grand et la fierté du photographe et du photographié est préservée.



  • Philippakos Philippakos 21 juillet 2007 08:33

    Merci à Zapinc et à Philmouss pour l’apport de leurs refléxions. Je viens de lire l’article de Zapinc sur l’abandon du numérique et les joies de l’argentiques. Je dois dire que j’ai abandonné ces joies-là depuis le début du numérique professionnel (le Nikon D1 en 1999) sans vivre depuis le moindre regret ni même la moindre nostalgie. Pensez à l’angoisse de ceux qui, comme moi, partaient en mission pour un mois dans un pays lointain, en rapportaient 3000 clichés (type studio)en image latente sans savoir si le photomètre ne s’était pas déréglé, si l’obturateur n’avait pas des problèmes, si le diaphragme se fermait bien complétement (j’ai connu ces trois calamités). Pensez aux sueurs froides en montant l’escalier du labo de traitement E6 après avoir laissé le matin 45 bobines 120... et je ne parle pas des heures passées à placer un fond derrière une statue colossale, à peaufiner les équilibres de lumière qui devaient être parfaits, la propreté de l’image, etc, etc. Parfois, en regardant une image argentique, je me dis tout de même : c’était pas mal la finesse du grain et le modelé argentique... mais je crois que le culturel, l’habitude joue un grand rôle. La définition du bon numérique est supérieure (en terme de traits par mm)à l’argentique. Les éditeurs attendent tous de nous des images numériques aujourd’hui. Ne pas perdre de vue que mon fils n’a pratiquement jamais vu d’image argentique et que dans quelques années elles seront sûrement rangées au rayon des antiquités. Elles n’évoqueront plus grand chose pour personne. Franchement, et sans être un adepte de la modernité, je pense qu’il n’y aura pas de retour en arrière possible, sauf pour usages particuliers mais je peine à les trouver. Reste la poésie, les souvenirs, et c’est important aussi.

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