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Philippe D

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Parti ailleurs.

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  • Premier article le 18/03/2009
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  • Philippe D Philippe D 3 août 2008 22:51

    @ JL

    Je n’ai pas eu le sentiment de me défendre, juste d’expliquer un point de vue différent, mais que j’espère assez compréhensible.

    "Deux points cependant. Vous dites : ""C’est assez incroyable, j’ai l’impression que les plus critiques parmi nous de l’économie libérale (celle qui nous a, entre autres, valu cette mondialisation) sont également les plus acharnés défenseurs des délocalisations ! "" Je trouve que cette réflexion est particulièrement mal placée sous mon post ! Je vous invite à lire mon premier post ci-dessus daté du 1er août 2008 à 12H00"

    J’ajoutais : "indirectement, incidieusement, en vrais faux-culs, à travers la lutte pour la défense du pouvoir d’achat et le droit à payer toujours moins cher". Mais cette réflexion ne vous visait pas vous directement et je la maintiens intégralement.
    ...
    "Quant à ceci : ""C’est marrant, quand on pense à la haine que l’on avait de la société de consommation en 1968, de voir ce que nous sommes devenus 40 ans plus tard !" : je ne sais pas quels produits vous fabriquiez, mais je trouve cela étonnant venant de la part d’un entrepreneur, pas vous ? "

     ? ? ? Non, un entrepreneur n’est pas fondamentalement différent des autres ! !
    Dans ma génération nous étions tous, ou presque, marqués par les idées à la mode. Il m’en est resté une sainte horreur de "la consommation pour la consommation".
    J’ai vécu le retour à la terre, les fromages de chèvres en ardèche, et l’artisanat d’art que j’ai un peu plus développé que d’autres.
    Beaucoup de mes copains de l’époque se sont noyés dans nos utopies.
    D’autres sont rapidement rentrés dans le rang et sont devenus pharmaciens... ou notaires, comme papa maman.
    Je garde encore certaines valeurs qui me semblaient bonnes, au milieu d’un pur fatras idéolgique.
    J’ai toujours placé le fabriquant, le "faiseur", beaucoup plus haut que le commerçant.
    Alors quand il s’est agi de me transformer en vulgaire commerçant (importateur de produits fabriqués par d’autres, ailleurs, plus loin et moins cher) j’ai géré la situation (compliquée et douloureuse) et j’ai passé la main.
    Je continue à croire qu’il est possible de fabriquer en France, d’exporter, et de créer de la valeur.
    Ca passe maintenant par plus de technologie et moins de travail de main d’oeuvre.
    L’équation est plus compliquée, plus risquée.
    Je crois avoir trouvé une nouvelle idée qui devrait valider celà. J’y travaille.



  • Philippe D Philippe D 3 août 2008 22:04

    Sisyphe !!!

    Il m’arrive de vous envier. Votre vie doit être belle, simple, facile. Vous avez une réponse unique à tout. Votre monde en noir et blanc et si facile à décrypter. (Et vous me disiez il y a 2 jours que j’avais une réflexion binaire !)
    Donc Oui, bien sûr vous avez parfaitement raison, il n’y a qu’une seule variable d’ajustement ( Le pouvoir d’Achat du Français ! ) et je ne l’avais pas vue et celà explique tout, la vie, le monde, et vous êtes là pour me la montrer, et je m’agenouille devant tant de pénétrance, de clairvoyance et d’imagination.

    J’ai cru comprendre que nous sommes + ou - de la même génération. Ma vie et mon monde à moi ont été peuplé d’incertitudes de questionnements et de doutes. Le vôtre est si limpide !



  • Philippe D Philippe D 2 août 2008 20:35


    Petite précision :
    Je n’ai jamais licencié personne. J’ai dû me résoudre à fermer une partie de la production qui était faite ici et faire fabriquer ailleurs les produits les plus concurrentiels. J’aurais grandement préféré maintenir la fab et continuer à embaucher pour faire grossir la boite. Mais impossible, on était devenus trop chers.
    Il faut savoir s’adapter et là il n’y avait pas le choix, c’était ça ou disparaitre.

    Et si vous pensez que j’ai vécu ces évènements sereinement, vous vous foutez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude.



  • Philippe D Philippe D 2 août 2008 17:00

    Quelle utopie ?

    L’utopie existe parcequ’à 40 balais on fait encore semblant de croire aux idées que l’on avait à 20 ans, mais au moment où l’on a enfin un peu de pouvoir, on fait tout ce qu’on peut pour qu’elles ne se réalisent jamais.
    Au fond se soi on est devenu bien conscient du danger des théories trop belles pour être honnêtes.

    Et les idées deviennent des utopies parceque l’homme vieilli et change d’idées.
    Et la plus part du temps, Heureusement !



  • Philippe D Philippe D 2 août 2008 16:43

    @ logan

    Vous manquez de discernement, c’est pour cela que vous vous retrouvez devant des contradictions
    Et vous, vous vous êtes retrouvé devant des acheteurs professionnels qui vous disent preuves à l’appui, graphiques de ventes et tout et tout : Votre produit m’intéresse mais le prix marché pour le moment c’est 15.00 €. Le consommateur ne veut pas mettre plus. Il s’en fout que ça soit fabriqué ici ou là. Seul le prix l’intéresse.

    Mais la majorité de la population je vous le garantit achète au moins cher par nécessité.
    Non, non. Une partie ne peut pas faire autrement, je le sais bien et ce n’est pas elle qui pourrait changer de comportement.
    Mais une autre partie, qui pourrait acheter un peu plus cher, en consommant un petit peu moins, est dans une fuite en avant, une compulsivité consumériste, qui la pousse à vouloir toujours plus (de télés, de balladeurs, de trucs et de machins) et donc à chercher le prix le plus bas. Toujours.
    Vous n’avez pas vu les comparateurs de prix, Les Dégriff truc, les vacances moins cher.com, c’est chic d’être radin & Cie ?

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