On regarde de plus en plus le spectacle de notre système économique comme un spectacle de Guignol. Sauf qu’ici, c’est le public (nous) qui prend les coups pour de bon !
Il ne s’agit pas d’une conception de la démocratie - la vôtre ou la mienne - mais d’un simple constat de la réalité. Un média n’est jamais neutre. C’est toujours un outil, voire une arme. Qu’il soit entre les mains du privé ou du public n’y change rien. Mieux vaut en avoir une pleine conscience.
’’Pourquoi donc un reportage qui se veut impartial a-t-il fait l’impasse sur les vraies questions de la loi HADOPI ? ’’
Un reportage c’est comme un article de journal, ce n’est qu’un point de vue parmi d’autres. Rien de plus.
Il faut comprendre et accepter que l’information idéale, neutre et complète, n’existe pas.
S’informer, ce n’est pas lire ’’le Monde’’, c’est ’’écouter’’ le monde...récolter des données de toutes parts, les passer au crible de son intelligence, de sa sensibilité (et de ses a priori) pour se forger, si possible, une opinion.
La télévision n’informe pas. Elle donne une opinion. Celle du journaliste, de son chef, de la chaîne, de son maître... bref, une opinion et c’est tout.
La question, c’est pourquoi tant de gens prennent encore ce qui sort de leur télé pour LA vérité ? En terme de mystification, voilà une belle réussite !
Je crois que la musique en conserve ne rapportera plus d’argent aux artistes à l’avenir. La dématérialisation en rend la valorisation quasiment impossible. Hadopi 1, 2, 3 et suivants ne changeront rien à l’affaire.
Elle ne servira plus qu’à les faire connaître du public et donc à attirer le public à leurs concerts. Une sorte d’outil publicitaire, en quelque sorte.
Les concerts, et toutes les manifestations ’’live’’ seront les seules sources de revenus des artistes (puisqu’en ces occasions, la présence physique des artistes et des spectateurs est incontournable). Ce qui, finalement , n’est qu’un simple retour aux sources. Il leur faudra donc chiader leurs prestations afin de justifier un prix de billet élevé. Ainsi, il me semble possible que tout le monde puisse y trouver son compte. (A part les artistes allergiques aux concerts qui, dans ce contexte, ont évidemment du soucis à se faire.)
Bien sûr, un artiste pourra toujours choisir de ne pas être diffusé sous forme numérique, mais dans ce cas, je ne vois pas trop comment il se fera connaître. Le bouche à oreille peut-être, mais c’est tellement long...