Vous avez le droit de ne pas aimer la sociologie ni ceux qui critiquent la politique migratoire actuelle, ce qui au passage ne fait pas forcément d’eux des afidés de l’extrème-gauche. Il n’en reste pas moins que l’enquête dont je parle respecte les règles de la recherche universitaire alors que votre« expert » autoproclamé est un zozo opportuniste publié par une obscure association anti-impôts.
Un site très instructif en effet, une association anti-impôts, anti-fonctionnaires, des références bibliographiques estampillées droite très libérale et un discours que n’aurait pas renié Pougade.
Quant à votre « expert international en ressources humaines », c’est un écrivain prolifique qui a commis une quarantaine de bouquins sur tout les sujets imaginables, de la poèsie aux livres pour enfants en passant par la géostratégie.
Il a une formation de lettres classiques, n’est pas plus « expert international » que moi et n’y connait rien en économie. Vous auriez pu trouver plus consistant comme référence.
De nombreux experts sérieux se sont penchés sur les coûts et les gains de l’immigration, leurs conclusions ne vont jamais dans le sens de ceux qui considèrent l’immigration comme un fardeau.
Un bon article, une histoire édifiante qui montre à quel point la crispation sur les questions d’immigration conduit à des comportements injustifiables. La pression sur la bureaucratie est telle que l’arbitraire devient la règle.
Une lecture utile : Alexis Spire, Accueillir ou reconduire, enquête sur les guichets de l’immigration,Paris, Seuil, 2008.
Les chiffres de la délinquance ne reflètent que le travail de la police .Les comparer avec uniquement ceux de l’année précédente n’a aucun sens Depuis que ces statistiques existent, soit à peu près 60 ans ils ne font qu’augmenter. Est-ce à dire que nos sociétés sont chaque jour plus violentes ? La réponse est non, en revanche le nombre des forces de l’ordre a beaucoup augmenté et la variété des délits s’est étendue. Aujourd’hui la plupart des gens qui sont en prison, par exemple le sont pour des affaires de drogue ou de pédophilie, ces faits n’existaient quasiment pas il y a 60 ans.
Ces chiffres sont devenus un enjeu politique et font l’objet d’une interprétation hystérique qu’il est utile de négliger.