A l’époque des gallo-romains on ne parlait certainement pas de France pour la simple raison que les francs devaient être quelque part en Asie, on parlait de la Gaule.
La France n’apparait dans les textes que dans la deuxième moitié du Moyen-Age.
Le sionisme est né au XIXème siècle, il est logiquement imprégné par l’air du temps en Europe, création d’une mythologie "nationale", invention d’un peuple uniforme dont l’histoire se résume à un exil qui doit logiquement prendre fin par un retour au bercail, invention d’une pureté raciale du groupe.
Dans la logique coloniale de l’époque plusieurs vagues d’immigrations ont installé des colonies en Palestine qui ont abouti à la création de l’etat d’Israël en 1947.
La question n’est pas de savoir si tout cela est légitime car rien ou presque ne l’est au regard de l’Histoire , mais le travail de Sand peut aider à comprendre qu’il est illusoire de s’accrocher à des arguments historiquement datés et qu’il est temps de trouver une solution qui passe par la création d’un état palestinien viable.
La France n’est le pays des francs que depuis le XIXème siècle... ces notions n’ont historiquement aucune réalité autre que la création des mythologies nationales à cette époque.
Les républicains ont préféré choisir les gaulois( pourtant présents partout en Europe depuis le Vème av JC), les catholiques se sont attachés à Clovis à cause de sa conversion.
En réalité, les allemands, les belges, les hollandais,les suisses,les italiens du nord et d’autres sans doute peuvent se dire descendants des francs puisque jusque louis le Pieux les multiples royaumes mérovingiens et carolingiens les ont inclu.
La fabrication de l’histoire a aussi une histoire , cela s’appelle l’historiographie.
Excellente mise au point de Zen qui résume la pensée de Sand avec quelques extraits mieux que ne le fait l’article.
Cet historien israëlien a l’air très intéressant , cela dit , sa démarche n’est pas isolée, les historiens occidentaux étudient depuis longtemps la naissance des états-nation et la construction de leurs "mythologies".