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Pierre


Longtemps universitaire (spécialisé en logique et philosophie du langage) et résident de la ville de New York, je suis allé, il y a quelques années, m’installer dans un petit bled de l’état de New York. Là, je pratique la menuiserie et le dessin. Le onze septembre, que j’ai vécu de très près, a éveillé en moi un regain d’intérêt pour bien des choses que j’avais négligées pendant mes années à l’université. En bref, le onze septembre a été décisif pour moi.
Pierre Adler

 

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  • Pierre 3 novembre 2008 00:51
    Mon cher Monsieur, libre à vous de leur témoigner tout le respect que vous voulez, moi, manifestement cela ne m’intéresse pas. 
     
    Je regrette d’avoir à vous dire que votre caractérisation de la philosophie analytique montre que vous n’en savez rien. Si la chose vous intéresse, je vous recommande la lecture du grand œuvre d’Ernst Tugendhat, Vorlesungen zur Einführung in die sprachanalytische Philosophie (Suhrkamp Verlag, Taschenbuch Wissenschaft – livre au format de poche). Vous pourriez également lire La Dispute de Pascal Engel.
     
    Je n’ai dit nulle part que tous les, ou même quelques, heideggériens étaient des nazis. En revanche, il est vrai que j’ai dit que certains d’entre eux passaient leur temps à ergoter et à tergiverser sur son passé nazi et à l’en excuser, ce qui n’est ni nécessaire ni suffisant pour en faire des nazis.
     
    Un de mes professeurs et amis était un heideggérien de gauche. C’était un homme d’une grande bonté, d’une grande compassion et un homme moralement droit comme j’en ai peu connu. Bien que Heidegger lui-même n’ait eu aucun sens de la morale, et sa philosophie encore moins, cela n’implique pas que tous les heideggériens soient des êtres dépourvus de sens moral.

     


  • Pierre 2 novembre 2008 22:40

    correctif : ce que pense



  • Pierre 2 novembre 2008 22:39

    Au fond, sait-on que pense le département de philosophie de Brest du travail philosophique de Madame Lorne ?



  • Pierre 2 novembre 2008 22:20
    Oui, mais cela n’est plus vrai que dans une certaine mesure, puisque la France compte maintenant — et heureusement !! - des philosophes tels que Jacques Bouveresse, Joëlle Proust, Pascal Engel (voir sa grande somme sur la philosophie de la logique La norme du vrai, que je recommande vivement) , François Rivenc, François Récanati (qui nous a donné des contributions très importantes à la pragmatique du langage), Pierre Wagner (qui vient de publier une petite logique dans la collection Que sais-je ?), Sandra Laugier, Frédéric Nef, Bernard Ruyer, Philippe de Rouilhan, Ali Benmakhlouf, ou Vincent Descombes. Il est vrai que ces auteurs n’ont pas tous écrit des ouvrages de logique ou sur la logique, mais il est manifeste à la lecture de leurs travaux qu’ils connaissent le sujet. Avant cela, il y avait bien entendu Jean-Louis Gardies, Robert Blanché (son ouvrage La Logique et son histoire reste un des meilleurs traitements historiques de la discipline), qui a écrit de très beaux livres, et Jules Vuillemin, mais ils furent bien isolés au milieu des phénoménologues, des existentialistes, des marxistes et des structuralistes.
     


  • Pierre 2 novembre 2008 19:45

    Comme Heidegger s’était proposé de détruire la métaphysique, il faut critiquer sans relâche la phénoménologie (particulièrement la phénoménologie de tendance heideggérienne), car elle corrompt l’institution universitaire et les efforts d’intelligibilité du monde et de la vie : elle ne respecte pas les avancées des sciences (Heidegger : « die Wissenschaft denkt nicht » (la science ne pense pas), et Husserl : « die Erde dreht sich nicht » (la terre ne tourne pas)), elle ne comprend rien à la logique moderne (celle qui nous vient de Frege, Russell, Tarski, Gentzen, Gödel, etc ; voir les notes de Husserl à son exemplaire de la Begriffsschrift, cela commence là), à la philosophie analytique du langage, aux institutions démocratiques, à la sociologie, à la théorie de l’évolution, etc. C’est une maladie de l’esprit.

    Ce que je viens de dire ne veut, cependant, pas dire que la science est au-dessus de tout soupçon. Mais la critique et l’auto-critique font partie intégrale des Lumières et du projet de science que nous leur devons. On sait par ailleurs, que la discussion, la dispute, le conflit des opinions (car l’homme est conflictuel et querelleur, entre autres choses) ont précisément été intégrés dans les institutions démocratiques (par exemple, le système des partis).

     
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